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« Les 250 millions pour le Grand Paris Express, on les trouve, mais il faut faire vite »
Pascale Tessier | A la Une finances | Actualité Club finances | France | Publié le 07/09/2018 | Mis à jour le 10/09/2018

Le super métro pourrait boucler son budget, ainsi l’assure le député Gilles Carrez. A condition que des mesures de financement, qu'il détaille dans le rapport qu'il a remis au Premier ministre jeudi 6 septembre, soient mises en œuvre rapidement.

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Au chevet de la Société du Grand Paris (SGP) pour prendre le pouls du futur Grand Paris Express, le diagnostic du docteur Carrez n’a pas varié : le patient n’est pas incurable mais le traitement doit commencer rapidement s’il veut enrayer le mal avant les premiers frissons. En clair, pour trouver les 250 millions d’euros nécessaires au bouclage des 200 km du super métro, « les amendements doivent être rédigés d’ici début octobre » afin de figurer « dans la loi de finances rectificative », affirme le parlementaire, membre de la commission des Finances de l’Assemblée.

Respect de la feuille de route

En remettant, jeudi 6 septembre à Matignon, le rapport que le Premier ministre Édouard Philippe lui avait commandé, le député Gilles Carrez estime avoir respecté la feuille de route : son ordonnance « n’augmente pas la fiscalité et ne crée pas de nouvelle taxe ».

Ainsi qu’il l’avait confié en juillet, le rapporteur mise sur une réévaluation des valeurs de la taxe sur les bureaux ; la réindéxation de la taxe spéciale d’équipement ; l’augmentation de la taxe de séjour acquittée par les touristes, puisque avec « 4 € de taxe pour un palace, on a un peu de marge par rapport aux autres pays » ; et le fléchage vers la SGP de la taxe IFER, car « il est normal que les touristes et visiteurs qui utilisent les transports y participent ».

Renforcer les compétences pour suivre l’évolution des coûts

Sur le papier, les quatre mesures créent les conditions nécessaires permettant de supporter l’alourdissement de la facture initiale, conservent l’objectif d’une mise en service partielle pour 2024. Mais elles ne permettent pas de rattraper le décalage de calendrier qui fait toujours grincer les élus de nombreux territoires franciliens.

Aux yeux du député du Val-de-Marne, néanmoins « il est primordial de mener à bien ce chantier gigantesque. C’est un vrai défi ». Et à présent que le Premier ministre « a annoncé un recalage financier et technique », les travaux doivent être réalisés « car ils sont liés à nos engagements pour les Jeux Olympiques ».

Parallèlement, Gilles Carrez recommande un suivi du chantier au plus près et, au sein de la Société du Grand Paris, « un renforcement du conseil de surveillance dans ses compétences, pour suivre l’état d’avancement du chantier et d’évolution des coûts ».

Concertation orchestrée par le préfet de région

À Matignon, le Premier ministre a estimé que l’ancien maire du Perreux-sur-Marne proposait « plusieurs pistes intéressantes » répondant « à la préoccupation du gouvernement de sécuriser le projet, d’en maîtriser les coûts et d’assurer qu’il sera livré dans les temps ». Le préfet de la région d’Ile-de-France devrait rapidement engager la concertation « avec les collectivités concernées, en premier lieu desquelles la région Ile-de-France ».

La partie s’annonce plus compliquée avec les départements, puisque les présidents des sept territoires franciliens ont claqué la porte du conseil de surveillance, pour contester l’élection du président, sans attendre la présentation de Gilles Carrez.

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