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FINANCES LOCALES
Le vrai coût de la restructuration des syndicats
Frédéric Ville | A la Une finances | Actu experts finances | France | Publié le 04/09/2018

Le nombre de syndicats recule, faisant croire à de possibles économies. En fait, la montée en puissance des services correspondants se traduit souvent par une hausse d’investissements nécessaires, et pas toujours par une baisse des dépenses de fonctionnement.

Mauvaise passe pour les syndicats. Entre 2007 et 2017, leur nombre (environnement, social, culture surtout) a baissé de 29 %, pour arriver à 11 378. Une baisse due aux dissolutions entraînées par les transferts de compétences automatiques aux agglomérations et aux métropoles (1), ou aux nouveaux schémas de coopération intercommunale.

Une réorganisation génère d’abord des coûts

Mais y a-t-il des économies liées à la mutualisation ? Certains de nos interlocuteurs n’y croient pas. Au Grand Annecy, où sept syndicats ont été supprimés et deux créés, Pascal Guillot, directeur des évolutions institutionnelles et des relais territoriaux, explique que « l’impact ne peut être valorisé à ce jour, mais le travail engagé sur la contractualisation avec l’Etat y contribuera entre 2018 et 2020. Il n’est cependant pas du tout sûr que cela coûte moins cher in fine ». A Loches Sud Touraine (53 000 hab., 67 communes, Indre-et-Loire), le bilan est globalement neutre (cf. encadré 2).

« Une réorganisation génère d’abord des coûts », estime pour sa part Simon Mauroux, responsable des affaires juridiques à l’Assemblée des communautés de France. Quand on change de périmètre, les actions menées ne sont pas toujours identiques. Souvent, davantage d’investissements, de services et de moyens sont développés ».

Investissements utiles en hausse

En matière d’investissements, il faut ainsi se conformer à la réglementation, mettre aux normes ...