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Education

Jean-Michel Blanquer place la rentrée sous le signe de la « justice sociale »

Publié le 30/08/2018 • Par Michèle Foin • dans : France

jean-michel-blanquer
Patricia Marais/La Gazette
C’est en véritable promoteur de la « lutte contre les inégalités », que Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, s’est présenté le 29 août, à l’occasion de la traditionnelle conférence de presse de rentrée scolaire. Plusieurs mesures concernent directement les collectivités territoriales.

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« 20% des élèves sortent de l’école primaire sans maîtriser les savoirs fondamentaux et cette urgence est toujours là » a insisté Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, dès l’introduction de sa conférence de presse de rentrée, qui s’est tenue le 29 août.

De fait, les récents résultats de l’évaluation des élèves entrant en 6e en 2017 sont inquiétants. 27% des ces élèves ont une maîtrise insuffisante des mathématiques, 15% peinent en français. Mais dans les établissements de Réseau d’éducation prioritaire (REP), les chiffres sont encore plus élevés. 43% des élèves présentent en effet de fortes difficultés en mathématiques et 26% en français. Une proportion qui grimpe à respectivement 56% et 36% en Réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP+).

« C’est la première des justices sociales que de permettre que les savoirs fondamentaux soient tous maîtrisés », a ajouté le ministre.

L’effort « exceptionnel » des maires

C’est dans cette ligne, qu’il a présenté le dédoublement des classes de CP et CE1 en REP et REP+ comme « la mesure de justice sociale la plus importante » qu’il connaisse. En cette rentrée, le dispositif mis en place en 2017 est amplifié. Deux fois plus de classes vont en profiter, avec 3 200 classes de CP en REP et 1 500 classes de CE1 en REP+, et trois fois plus d’élèves, soit près de 190 000 élèves de CP et CE1 dans des classes aux effectifs proches de douze élèves.

Le ministre a également souligné l’effort exceptionnel des maires pour parvenir à ce résultat. Si 87% des communes ont réussi à dédoubler les classes de CP en REP+ en 2017, en 2018, ce sont 80 à 85% des communes qui ont tenu l’objectif.

« Par-delà tous les clivages, les communes, et donc les maires, savent très bien que cette mesure est extrêmement bénéfique pour les enfants. Ils se sont retroussés les manches à un point exceptionnel et je veux les en remercier. Cette réussite est aussi celle des maires ! », a-t-il ajouté.

Quant aux 15 à 20% des communes qui peuvent rencontrer des difficultés logistiques, des adaptations ont été trouvées, que le ministre juge « intéressantes ». L’ancien directeur de l’ESSEC a rappelé le soutien financier de l’Etat pour les investissements nécessaires.

Quant à la polémique qui a secoué le monde rural en mars dernier, les maires des petites communes se plaignant de nombreuses fermetures de classes, au profit des dédoublements de classes en milieu urbain, Jean-Michel Blanquer est resté sur ses positions.

« Non, nous n’avons pas déshabillé Pierre pour rhabiller Paul, s’est-il justifié. 3 800 postes ont été créés à cette rentrée. Les 66 départements ruraux voient leur taux d’encadrement augmenter sous le double effet de la baisse démographique et de l’augmentation du nombre de postes. Nous atteignons ainsi un taux d’encadrement historique ! », a encore martelé le politique.

Une formation commune entre ATSEM et enseignants

Autre sujet évoqué, le Plan mercredi annoncé cet été. Il permet aux collectivités de bénéficier de financements pour mettre en place des activités périscolaires de qualité et concernera lui aussi les communes les plus pauvres, a précisé le ministre, alors que 87% des communes seront revenues à la semaine de quatre jours en cette rentrée.

L’école maternelle fera également l’objet de réformes. 2018 sera ainsi l’année de préparation de l’abaissement de l’âge de la scolarité obligatoire à trois ans, prévu en 2019. A cet effet, le CAP « Accompagnement éducatif petite enfance », dont sont titulaires les Agents territoriaux spécialisés dans les écoles maternelles (Atsem), est amené à évoluer une nouvelle fois. Il avait déjà fait l’objet d’une réforme en avril 2017.

Au 2e semestre 2018 les professeurs de maternelle bénéficieront de modules de spécialisation, puis un plan de formation commun aux professeurs et aux Atsem sera déployé au premier semestre 2019. Et ce « en étroite collaboration avec les collectivités territoriales », précise le ministère.

La seconde priorité du ministre concerne la transformation des lycées généraux, techniques et professionnels, et plus particulièrement la revalorisation de la voie professionnelle. 2018 voit le nombre d’élèves ayant choisi la voie professionnelle augmenter de 5,6% par rapport à 2017.

« Parmi eux, 70 000 élèves ont formulé un vœux pour l’apprentissage, une augmentation de 40,5% par rapport à 2017, s’est réjoui Jean-Michel Blanquer, grâce à un important travail avec les principaux des collèges ».

De nouvelles compétences pour les Régions en matière d’éducation

Dans l’optique d’une plus grande personnalisation des parcours, les temps dédiés à l’orientation en classe de seconde seront, eux, réorganisés. Un test de positionnement devra être passé à l’entrée en seconde et 54 heures seront consacrées à l’orientation durant cette année charnière de l’entrée au lycée. « Des transformations menées en lien étroit avec les régions », a assuré le ministre.

Au 1er janvier 2019, le champ d’action des régions, dont les compétences ont été élargies en la matière dans le cadre de la loi pour « la liberté de choisir son avenir professionnel », concernera à la fois l’information délivrée aux élèves, mais aussi l’organisation des interventions au sein des établissements, « en soutien des communautés éducatives ».

Pour cela, il est prévu que les personnels des Délégations régionales de l’Onisep leur soient transférées. Mais un cadre national de référence doit encore préciser le rôle respectif de l’Education nationale et des régions.

Enfin, le ministre a annoncé un plan de développement des internats qui devrait être dévoilé dans les prochains jours. L’objectif est d’y réserver davantage de places pour les élèves qui en ont le plus besoin, dans la lignée de l’internat d’excellence inauguré à la fin de l’été à Mayotte. C’était l’une des mesures phares du Président Nicolas Sarkozy en 2010 et mise en place par.. Jean-Michel Blanquer alors Directeur général de l’enseignement scolaire.

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Commentaires

Jean-Michel Blanquer place la rentrée sous le signe de la « justice sociale »

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françoise

31/08/2018 09h59

bonjour
dans votre article il est question de l’Onisep. Au niveau régional il s’agit de délégation régionale et non de direction régionale. Il n’y a qu’un seul directeur à l’Onisep, il est aux services centraux à Lognes (77). Le délégué régional de l’Onisep est également le chef du service académique de l’information sur l’orientation (CSAIO) qui dépend du rectorat d’académie.
Cordialement
Françoise Brouxel
Documentaliste Onisep

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