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Fonction publique

Au Medef, les entreprises publiques défendues

Publié le 30/08/2018 • Par Isabelle Raynaud • dans : France, Toute l'actu RH

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Victoria М / AdobeStock
Au cœur des universités d'été, des responsables d'entreprises publiques ont défendu l'Etat actionnaire et le statut de la fonction publique. Devant des patrons parfois dubitatifs...

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Il faut bien le dire, avec un titre de table ronde tel que « De quoi le public est-il privé ? », lors des universités d’été du Medef (28-29 août 2018), on s’attendait à une suite de clichés libéraux sur la gestion, forcément calamiteuse, des entreprises publiques. Grossière erreur : dans l’antre des patrons, on fait visiblement la part des choses.

Sur les personnalités d’abord. En tribune, pas de représentants du secteur privé mais des responsables d’entreprises publiques ou chercheurs : Catherine Guillouard, PDG du groupe RATP ; Stéphane Pallez, PDG de la Française des Jeux ; Françoise Malrieu, membre du conseil d’administration de l’Institut français des administrateurs (IFA) ; et Philippe Bance, président du conseil scientifique du Ciriec-France (Centre international de recherches et d’information sur l’économie publique, sociale et coopérative). Aucun tenant d’un libéralisme forcené à base d’Etat réduit à ses fonctions régaliennes…

L’Etat actionnaire a changé

« Dans l’après-guerre, les entreprises publiques ont joué le rôle de bras de l’Etat pour la relance de l’économie », a rappelé Philippe Bance. Mais depuis l’abandon des politiques keynésiennes et l’intervention de Bruxelles, dans les années 1980, la situation a profondément changé.

« L’Etat est-il un bon actionnaire ? C’est une question qui se pose en permanence », assure Stéphane Pallez qui, avant de diriger la FDJ, a passé de nombreuses années au Trésor. Et depuis les années 80, les progrès sont effectifs. « Des gestions malheureuses, comme le Crédit Lyonnais, France Télécom, ont traumatisé », poursuit-elle. Il y a donc eu une professionnalisation des administrateurs de l’Etat et des « méthodes inspirées de celles du privé » mises en place.

L’Etat n’est pourtant pas un actionnaire comme un autre. « Par essence, il ne peut se comporter comme les autres actionnaires », souligne Françoise Malrieu, car il faut prendre en compte beaucoup d’aspects, au-delà de l’avenir de l’entreprise publique. Ce qui explique qu’on impose à la SNCF d’ouvrir de nouvelles lignes de TGV, même non rentables, ou d’acheter de nouveaux trains pour sauver Alstom alors que la priorité devrait être de réduire la dette.

Mais, rappelle Stéphane Pallez, « la crise de 2008 a été provoquée par des actionnaires privés… »

Le statut, pas un frein

Concernant le problème des agents sous statut qui seraient un carcan face aux salariés en CDI, les intervenants ont également démystifié la situation. Si la présidente de la FDJ a souligné que dans son entreprise publique comme dans d’autres, il n’y a que des salariés de droit privé, la patronne de la RATP ne voit pas d’un mauvais œil ses 70 % d’agents. « Le statut n’empêche pas d’être agile », affirme Catherine Guillouard. Pour elle qui officiait auparavant dans le privé, l’important, c’est le dialogue social, partout. « Tout dépend de l’histoire sociale de l’entreprise. A la RATP, on est capable de discuter avec les partenaires sociaux », ajoute-t-elle. Entre 50 et 60 accords seraient ainsi signés chaque année. « Dans le cadre de l’ouverture de la RATP à la concurrence, je n’ai pas demandé la fin du statut », conclut-elle. Pas besoin pour avancer et innover.

Le statut a même des avantages, notamment sur la « mobilisation des personnels », indique Philippe Bance.

Des patrons sceptiques

Face à cette défense du secteur public, de nombreux participants des universités d’été ont semblé plus que sceptiques. Ils sont plusieurs à avoir quitté la salle après une demi-heure. Alors que la patronne de la RATP se félicitait de pouvoir investir sur le long terme, une participante a quitté la salle en disant « oui, avec l’argent de l’Etat »… Le sous-entendu sur les impôts qu’elle-même payait était clair.

Pour ceux qui sont restés les 1h30 que durait la table-ronde, certains reconnaissaient que ce n’était pas ce à quoi ils s’attendaient. Mais peut-être que finalement le Medef parviendra à faire aimer l’Etat aux patrons !

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Commentaires

Au Medef, les entreprises publiques défendues

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libra26

31/08/2018 08h33

Et le CICE, il vient d’où? de l’Etat, me semble-t-il? de nos impôts autrement dit……
Et ça ne les gêne pas plus que ça les entreprises PRIVEES!!!!

C’est hallucinant d’être aveugle à ce point!

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