Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

[OPINION] Numérique

La disruption de la commande publique, une chance pour les PME

Publié le 04/09/2018 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

superheros-cassure-nouveaute-changement-rupture
SFIO CRACHO / AdobeStock
Tirant parti des opportunités qu’offre le numérique pour améliorer la performance de l’achat, renforcer l’efficience et la transparence des marchés publics, l’Etat joue la carte de la disruption, transposant la réglementation européenne qui oblige la dématérialisation totale des appels au 1er octobre 2018
Jérôme Tarting

Jérôme Tarting

PDG de la société Clic formalités

Tirant parti des opportunités qu’offre le numérique pour améliorer la performance de l’achat, renforcer l’efficience et la transparence des marchés publics, l’Etat joue la carte de la disruption, transposant la réglementation européenne qui oblige la dématérialisation totale des appels au 1er octobre 2018. Le sujet est d’autant plus important que les marchés publics représentent environ 10 % du PIB de la France (1). Toutes les collectivités et administrations, autant que les entreprises, seront concernées par cette évolution. Il en sera terminé du sempiternel envoi papier en recommandé par la poste.

Révolution des mentalités

Place à l’ère du tout digital ! Et c’est une certaine révolution des mentalités qui devra vite être adoptée, car toute candidature à un appel d’offres en dehors de la nouvelle réglementation sera refusée. Révolution des usages, aussi, puisque s’il était possible, jusqu’ici, pour une entreprise, de soumissionner à une offre d’achat public en ligne, cela était loin d’être le cas : 75 % des entreprises, sur les 300 000 qui répondent chaque année à des appels d’offres, préféraient la réponse papier (2).

Enfin, ce sera aussi une révolution culturelle, puisque marchés publics et PME n’étaient pas toujours des termes faciles à associer. En effet, les deux entités sont des structures bien différentes. D’un côté, l’acheteur – et son langage très administratif – émet ses besoins par le biais d’appels d’offres ; de l’autre, la PME, petite structure souple, ne perçoit pas toujours bien les arcanes des administrations et des marchés publics, et se décourage d’aller jusqu’au bout de la procédure de candidature. En cause, la multitude de documents à produire dans des délais contraints. De fait, de son côté, l’acheteur public se retrouvait parfois avec un nombre de plis inadaptés ou insuffisants.

La dématérialisation va simplifier la vie des collectivités et des administrations comme des entreprises, et générer une meilleure productivité. D’une part, l’Europe et l’Etat encouragent les acheteurs publics à réduire leurs dépenses. Ainsi, la Commission européenne estime que la passation électronique des marchés réduira les coûts de production de 5 à 20 % (3). Sur le plan européen, l’économie réalisée sera de l’ordre de 100 milliards d’euros. D’autre part, la digitalisation des marchés permettra aux entreprises de bénéficier d’un délai allongé pour répondre au document unique de marché européen qui simplifiera la partie administrative. Leur réponse sera 100 % sécurisée, puisque les acheteurs publics n’auront accès aux coffres-forts électroniques qu’à la clôture de la procédure.

La signature électronique, un frein majeur

En revanche, il est encore difficile de prédire si la disruption de la commande publique motivera les PME à répondre aux appels. Sur les trois dernières années, il a été enregistré une baisse du volume d’offres transmises : 33 % en 2014 contre 28,4 % en 2016 (4). La signature électronique reste l’un des freins majeurs. Par ailleurs, les notices d’information pour participer aux appels d’offres restent encore trop complexes et les tutoriels peu accessibles ou rédigés uniquement en anglais.

Cette disruption peut être une opportunité pour les PME, à condition qu’elle s’accompagne d’une pédagogie et d’outils adaptés. Elles pourront conquérir de nouveaux marchés plus facilement, sachant que les collectivités, l’Etat et les entreprises publiques réalisent près de 200 milliards d’euros d’achats par an (5).

Cet article est en relation avec le dossier

Thèmes abordés

Notes

Note 01 1) Source : CCI France. Retour au texte

Note 02 2) « La Tribune », 25 avril 2018. Retour au texte

Note 03 3) Source : Commission européenne. Retour au texte

Note 04 4) Observatoire économique de la commande publique, 27 mars 2018. Retour au texte

Note 05 5) « La commande publique en quelques chiffres », 2014, ministère de l’Economie. Retour au texte

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Fournisseurs public expo Public Expo

Commentaires

La disruption de la commande publique, une chance pour les PME

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement