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Pour une ouverture des données et contenus culturels des musées

Publié le 25/09/2018 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

Photo Frame Gallery Border Decoration Concept
©Rawpixel.com via Adobestock
Les musées seraient-ils en retard en matière d'open data ? Non, pas tous, et pas nécessairement les musées territoriaux. Ces derniers sont de plus en plus nombreux à mettre à disposition des internautes les collections qu'ils ont numérisées. Ils ont tout à y gagner.
Céline CHANAS

Céline CHANAS

présidente de la Fédération des écomusées et musées de société (FEMS)

PHOTO DE L’AUTEUR A VENIR

Le Journal des Arts a publié le 19 juin un article d’Isabelle Manca, « Reproductions numériques des œuvres des musées, un équilibre entre gratuit et payant ». On y apprenait – non sans stupeur et un brin d’énervement – que « les musées français ne sont pas plus frileux que la très grande majorité de leurs confrères à l’étranger pour diffuser largement sur Internet leurs collections » et « qu’ils ne veulent pas pour autant se priver de recettes ».

Le Monde dans son édition du 23 juin consacrait un article au même sujet, celui de la réutilisation des données et contenus des institutions publiques muséales, et Laurent Carpentier jetait un pavé dans la mare en titrant « La Joconde, libre de droits ».

Initiative des musées territoriaux

Mais de qui parle-t-on ? De quels musées ? Pourquoi ignorer la situation de la très grande majorité des musées français, en ne s’intéressant qu’à la situation des musées nationaux ?

Pourquoi l’angle d’attaque de ce débat n’est-il la plupart du temps que comptable, vu sous l’angle des recettes et d’un raisonnement biaisé, celui d’un supposé risque à bouleverser un ordre économique qui semble immuable ?

Car c’est faire l’impasse sur la situation de l’immense majorité des musées français, qui sont bien loin d’être dans la situation décrite, à savoir le système économique de la Réunion des musées nationaux.

Et surtout, comment peut-on encore cautionner un système qui prive les usagers – les chercheurs, les éditeurs, les autres musées ! – de l’accès aux œuvres tombées dans le domaine public, en instaurant des redevances d’utilisation, notamment pour les exploitations commerciales ?

Que sont advenues les recommandations précises et pertinentes du groupe de travail « Open Glam » datant de 2012 encourageant le ministère de la Culture à soutenir une démarche d’ouverture des données et contenus culturels ?

C’est souvent à l’initiative de musées territoriaux, de professionnels convaincus qui travaillent avec un « terreau local » propice ou des communautés comme Wikipédia que des actions se mettent en place et essaiment sur le territoire.

Renouvellement des systèmes d’information

On pensera notamment aux ouvertures des données et contenus culturels de la Ville de Toulouse, du musée Albert-Kahn, en 2016, ou le portail des collections du musée de Bretagne, et de l’écomusée du pays de Rennes, en 2017. Tout récemment, c’est le musée archéologique de Die qui annonçait l’ouverture de ses données par un versement sur Wikimédia, comme l’y avaient déjà précédé d’autres musées territoriaux, Les Augustins, à Toulouse, le musée départemental de la Haute-Saône ou le musée d’art et d’histoire de Saint-Brieuc.

Les musées relevant des collectivités territoriales seraient-il plus innovants, plus audacieux ? Alors que les années 1990 ont vu le lancement de campagnes d’informatisation des collections et de numérisation massives, programmes alors très soutenus par le ministère de la Culture, les musées sont aujourd’hui à un nouveau tournant de renouvellement de leur système d’information.

Car oui, il faut le dire et arrêter de se voiler la face, les musées français sont en retard : loin derrière leurs homologues étrangers, loin derrière le monde des bibliothèques ou des archives, comme le montrent les récents exemples d’ouverture des données de l’INHA à Paris, de nombreuses bibliothèques en région ou des Archives nationales qui ont opté en 2017 pour l’ouverture et la gratuité des données.

Avenir des musées

Moins bien formés que les bibliothécaires ou les archivistes, avec des services de gestion de la donnée souvent inexistants, les professionnels des musées sont aujourd’hui, pour la plupart à la traine de ce virage de l’ouverture des données et contenus culturels. Pire, il semblerait que tous ne soient pas encore convaincus de la nécessité de le faire.

Serait-ce une coïncidence si ces initiatives d’ouverture sont essentiellement le fait des musées de société, ces musées qui portent dans leur ADN les valeurs de partage, d’ouverture vers la société et d’humanisme ?

Il faut le réaffirmer, cette ouverture représente l’avenir des musées. La France, qui se glorifie de son riche patrimoine, devrait se montrer généreuse et les musées ouvrir leurs collections à tous, dans une philosophie du partage et d’une réutilisation large. Ils ont tout à y gagner : visibilité et notoriété, encouragement de la recherche, appropriation des ressources par de nouveaux publics…pour une perte de recettes souvent minime, surtout si elle est compensée par la réaffectation des ressources qui étaient consacrées à leur gestion à de nouvelles missions comme la valorisation des collections, leur documentation.

Les musées, clients de l’open data

Il faut aussi oser le dire : assez de payer des redevances d’utilisation quand on reproduit pour présentation dans une exposition ou un catalogue des œuvres de grandes institutions, pour lesquelles le prêt a été impossible ou trop court ! Car oui, les musées ou institutions culturelles sont souvent les premiers clients de ce système.

Que l’on arrête de nous dire de cette utilisation est commerciale, au motif qu’il y a une tarification d’entrée, quand chacun sait que l’exposition vise un motif d’intérêt général et que les recettes de billetterie ne couvrent jamais la production du projet.

On ne reviendra pas sur le coût que représente la gestion de ces recettes. Le bilan en a t-il été dressé ? Dans un contexte de contrainte forte des ressources humaines, les musées n’ont-ils pas mieux à gagner en mutualisant leurs efforts pour renouveler leur système d’information, formant leurs équipes à cette transition numérique et permettant ainsi une nouvelle appropriation de leurs ressources par de nouveaux usagers, simples particuliers ou chercheurs.

2018, année du patrimoine culturel européen ? 2018, journées européennes du patrimoine sur le thème du partage ?Allons-y, partageons les collections. Vraiment. Tous ensemble.

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