logo
Adresse de l'article https://www.lagazettedescommunes.com/577627/police-de-securite-du-quotidien-linterieur-precise-larticulation-avec-les-polices-municipales/

SÉCURITÉ
Police de sécurité du quotidien : l’Intérieur précise l’articulation avec les polices municipales
Hervé Jouanneau | A la Une prévention-sécurité | Actu prévention sécurité | France | Publié le 22/08/2018

Répondant à une question écrite d’un sénateur, le ministère de l’Intérieur détaille pour la première fois l’articulation souhaitée entre les polices municipales et la police de sécurité du quotidien, dont la mise en œuvre est prévue en septembre. Principales nouveautés : la création de "contrats opérationnels" et de "groupes de partenariat opérationnel" entre les forces de sécurité.

Police municipale Evry PMMesure phare de la politique de sécurité menée par le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, la police de sécurité de quotidien (PSQ) devrait être expérimentée en septembre dans une quinzaine de quartiers.

Si le principe d’une police de contact en phase avec les besoins de la population emporte l’adhésion de tous les élus locaux, l’inquiétude commence à se faire sentir. « Les élus sont impatients mais très franchement, nous attendons de voir. A ce stade, nous ne savons quasiment rien », confiait au début de l’été le président du Forum français pour la sécurité urbaine, Roger Vicot.

Parmi les inconnues de la PSQ, les maires et les professionnels pointent notamment la question de l’articulation avec les polices municipales. Quelle répartition des rôles ? Quelle coordination sur le terrain ?

Des questions auxquelles le ministère de l’Intérieur apporte pour la première fois un début de réponse par écrit. « Le partenariat et la complémentarité avec les acteurs locaux de la sécurité sont donc au cœur de la PSQ et l’association étroite des polices municipales est une priorité », rappelle la place Beauvau dans une réponse au sénateur (LR) Cédric Perrin, datée du 26 juillet [2]. « Une meilleure répartition des tâches entre les différents acteurs est indispensable », souligne-t-elle.

Et de rappeler au passage que « des stratégies locales de sécurité » ont été élaborées en lien avec les préfets et les élus afin de « densifier les partenariats locaux ».

Surtout, précise le ministère de façon inédite, « cet engagement partenarial, avec notamment les polices municipales, passe par le développement d’échanges d’informations et des dispositifs opérationnels communs, tournés vers la résolution de problèmes concrets de sécurité du quotidien, clairement identifiés. Il prend la forme de « ‘contrats opérationnels’ déterminant le rôle de chacun des partenaires dans la réalisation d’objectifs précis, dont les modalités sont définies localement ».

En outre, poursuit-il, « des ‘groupes de partenariat opérationnel’ peuvent par exemple être créés pour constituer une structure légère et temporaire de coordination et de coopération regroupant un policier référent et les acteurs locaux autour d’une problématique locale dans tout ou partie d’un quartier ».

Globalement, toute action partenariale doit être traduite en « coopération opérationnelle » et doit donner l’occasion de définir les missions de chaque acteur de la sécurité, au sein des « divers comités et commissions de partenariat et de coordination ». De même, « les conventions entre police nationale et police municipale seront adaptées ou entièrement renouvelées » en cas de nécessité.

Le ministère de l’Intérieur rappelle enfin qu’une mission sur le continuum de sécurité doit remettre ses conclusions prochainement afin de permettre aux différentes forces de sécurité de « coopérer plus efficacement et plus étroitement ».

POUR ALLER PLUS LOIN