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La consommation énergétique et énergies renouvelables
Auteur partenaire | | Publié le 03/08/2018 | Mis à jour le 21/08/2018

La transition énergétique est prônée depuis de nombreuses années. Sa réussite repose cependant sur une baisse considérable de la consommation d’énergie selon l’Ademe. Retour sur les positions de cette agence.

NPC_HT_1709_differents_types_bois_2La France totalise une consommation annuelle d’environ 1 700 térawattheures (TWh). Ce volume a été réduit de 7 % entre 2002 et 2015, mais le résultat est loin d’être satisfaisant. On peut pousser l’économie plus loin encore si des dispositions adéquates sont adoptées.

Une restriction indispensable sur la consommation énergétique

L’Ademe ambitionne une réduction de 30 % de la consommation énergétique à l’horizon 2028. D’après l’agence, les technologies déployées par les industries concernées méritent d’être améliorées afin d’atteindre cet objectif. La rénovation des bâtiments est un autre tremplin capital à la transition énergétique, de même qu’une sensibilisation des consommateurs afin qu’ils modifient leur comportement.

En parallèle, l’agence table sur une augmentation de 70% de la production d’EnR de 2016 à 2028. Les données théoriques sont loin d’être totalement convaincantes. L’Ademe a de ce fait étoffé ses propos avec des données chiffrées qui confirment le rapport entre les énergies renouvelables et les enjeux de la consommation énergétique. Une augmentation de la production à raison de 489 TWh a été évoquée, dans l’objectif d’offrir 32 % du marché aux énergies renouvelables d’ici 2028. Cette production était estimée à 290 TWh fin 2016.

Concrètement, l’Ademe table sur 201 TWh supplémentaires dans le secteur des énergies renouvelables électriques. En ce qui concerne les sources de chaleur à l’instar du poêle à granule [1], il semblerait qu’une production de 237 TWh permettrait de répondre aux besoins des consommateurs tout en se conformant aux exigences écologiques. L’agence ne néglige pas les carburants et gaz qui, selon elle, nécessitent une production supplémentaire de 51 TWh, toujours en termes d’énergies renouvelables.

L’atteinte de ces objectifs paraît compliquée. Cependant, l’agence défend sa position en stipulant qu’il revient à l’État de soutenir les fournisseurs d’énergie renouvelable. Une participation financière serait notamment un moyen explicite d’assumer cette volonté de réduire la consommation énergétique via les EnR. Il faut plus d’installations, une révision de la fiscalité et une optimisation de l’autoconsommation. Autrement dit, consommateurs, producteurs, fournisseurs et Gouvernement doivent agir ensemble.

 

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Consommation énergétique : enjeux et bénéfices

La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) a donné lieu à un débat auquel l’Ademe a participé activement. L’agence a soulevé explicitement que la transition énergétique ne se limite pas aux impacts de la consommation d’énergies sur la planète. Cela va beaucoup plus loin en influant notamment sur les factures. Cependant, consommer moins ne signifie pas qu’il soit indispensable de faire l’impasse sur le confort. C’est là que les énergies renouvelables interviennent. Favoriser l’essor des industries fournissant de l’énergie verte est ainsi l’option la plus judicieuse. Elle permet non seulement de garantir l’équilibre entre l’offre et la demande tout en optimisant une consommation responsable.

Par ailleurs, le développement des énergies renouvelables est porteur d’emplois. Selon les estimations de l’Ademe, près de 340 000 postes seraient créés d’ici 2035. Le revenu des ménages en serait optimisé ce qui contribue automatiquement à l’amélioration des conditions de vie des Français. Une fois les factures énergétiques (déjà réduites) déduites du budget, chaque ménage pourrait noter des économies de 7,5 %.

Toujours selon l’Ademe, la valorisation des énergies renouvelables est un vecteur de solidarité entre les différents territoires. Le pays dispose de différentes ressources qui peuvent être réparties équitablement. Pour cela, la complémentarité doit être mise à l’honneur.

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Une vision sur le long terme

Si les objectifs fixés pour 2028 sont atteints, l’Ademe estime que les efforts pourraient se poursuivre sur l’horizon 2050. L’agence suggère des solutions “techniquement réalisables”, basées sur un suivi rigoureux des habitudes de consommation et une amélioration constante des solutions déployées par les acteurs des énergies renouvelables. Les estimations établissent la part des EnR sur le marché national à 40 % d’ici-2035, à condition que les filières concernées jouissent d’un développement adéquat.

Consommer moins, favoriser les sources d’énergies renouvelables, tout cela permet de combattre le changement climatique. Le scénario proposé par l’Ademe au débat sur la PPE reste cependant controversé dans la mesure où les émissions de CO2 n’ont été que brièvement évoquées. Quoi qu’il en soit, sa position par rapport à la baisse de la consommation énergétique mérite d’être sérieusement considérée par les différents acteurs de ce secteur.

Ces conseils vous sont fournis par Castorama. Pour en savoir plus : www.castorama.fr [2]