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DOSSIER : Ruralité : une autre idée de la culture
Dossier publié à l'adresse https://www.lagazettedescommunes.com/576386/pourquoi-la-ruralite-accede-au-rang-des-priorites-rue-de-valois/

POLITIQUES CULTURELLES
Pourquoi la ruralité accède au rang des priorités Rue de Valois
Hélène Girard | Actualité Culture | France | Publié le 10/08/2018 | Mis à jour le 14/08/2018

On n’a jamais autant parlé de ruralité Rue de Valois que depuis cette année et la présentation du plan Culture près de chez vous en mars. De quoi réjouir les acteurs ruraux, à ceci près qu’ils ne regardent pas par le même prisme.

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La question culturelle monte en puissance dans les problématiques rurales. Ce n’est pas un hasard si, le 29 juin dernier, elle a fait l’objet de rencontres nationales organisées par le Commissariat général à l’égalité des territoires, le ministère de la Culture et le Réseau rural français.

Droits culturels

La problématique rurale est certes connue de longue date des directions régionales des affaires culturelles, qui accompagnent certaines initiatives locales. Mais, « le ministère de la Culture reste, malgré tout, fortement parisien, fortement francilien », a reconnu la ministre ­Françoise ­Nyssen dans un discours prononcé le 29 mars lors de la présentation du plan La Culture près de chez vous [1].

Grâce à ce plan, la ruralité accède au rang des priorités politiques travaillées par les services centraux du ministère, au même titre que les zones périurbaines défavorisées. « Au nom du principe des droits culturels », rappelle la ministre. Une préoccupation en cohérence avec la marque qu’elle entend imprimer à son action : la lutte contre toutes les formes d’inégalité d’accès aux arts et à la culture.

Prisme du manque d’équipements culturels

Mais le ministère aborde surtout la problématique rurale par le prisme du manque : en matière d’équipements muséographiques, de scènes de spectacle, de médiathèques, etc.

Les services de la Rue de Valois ont pointé en mars des « zones blanches ». Pour ­Françoise ­Nyssen, l’urgence est de les combler par une offre culturelle venue des grandes institutions labellisées par le ministère. Il s’agit, en quelque sorte, d’irriguer le monde rural par le déploiement d’une politique culturelle hors les murs.

Ecole de musique de musique et de théâtre de Villemanoche (CDC Yonne-Nord) ©François Goglins CC BY SA 4.0

Ecole de musique de musique et de théâtre de Villemanoche (CDC Yonne-Nord) ©François Goglins CC BY SA 4.0

Des « choses formidables » occultées

« Parler de zones blanches, c’est occulter les choses formidables qui existent même là où il n’y a pas d’équipement », regrette Robin Renucci, [2] directeur du centre dramatique national itinérant Les Tréteaux de France et président de l’Association des centres dramatiques nationaux.

La culture est loin d’être absente du monde rural, et n’existe pas seulement l’été pour les touristes. Nombre de maires s’attachent à repérer les opportunités de projets.

Intercommunalités et départements en lice

D’ailleurs, en juillet 2017 [3], en marge du Festival d’Avignon, l’Association des maires ruraux de France (AMRF) a signé une convention avec la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC). Objectif : s’appuyer sur son expertise.

De leur côté, intercommunalités et départements recomposent leurs rôles respectifs, sous l’effet de la loi « NOTRe » [4] (loi du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République) et du contexte budgétaire­.

REFERENCES


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