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LUTTE CONTRE LE TERRORISME
Radicalisation : le gouvernement veut aller plus loin dans l’échange d’informations avec les maires
Hervé Jouanneau, Julie Clair-Robelet | A la Une prévention-sécurité | Actu experts prévention sécurité | France | Publié le 16/07/2018

A l'occasion de la présentation du nouveau plan de lutte contre le terrorisme, le Premier ministre, Édouard Philippe, a souligné le 13 juillet la nécessité d'un "travail en confiance" avec les maires pour une meilleure "circulation de l'information", rejetant toutefois l'idée d'un accès direct au fichier des personnes radicalisées. Une circulaire est attendue dans les prochains jours.

plan gouvernement terrorismeLes maires pourront-ils avoir connaissance de la présence de personnes radicalisées sur le territoire de leurs communes ?

En mai dernier, dans son discours aux banlieues, le président de la République répondait à cette demande de certains élus en se disant lui-même favorable à un meilleur échange d’informations entre les préfets et les maires. « Je souhaite qu’on puisse avoir un protocole très clair du rôle et du partenariat des maires avec les préfets, dans le cadre de ce qu’on appelle les Groupes départementaux d’évaluation (GED) », avait-il alors déclaré, soulignant la nécessité du dialogue entre le préfet et les maires « sur les personnes qui sont identifiées comme les plus à risque » contenues dans le Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).

Deux mois plus tard, alors qu’il présentait le 13 juillet dernier le nouveau plan d’action contre le terrorisme, le Premier ministre, Edouard Philippe, a confirmé l’ambition présidentielle. Sans pour autant en préciser les modalités.

« Notre objectif est de travailler toujours plus en confiance avec les maires », a ainsi martelé Édouard Philippe, rappelant le « rôle essentiel » des élus locaux « en matière de prévention, de suivi, d’identification et de gestion du risque ».

Il a cependant jugé nécessaire d’approfondir « l’articulation entre la coordination nationale et la chaîne territoriale », en renforçant notamment les GED (groupes d’évaluation départementaux) qui réunissent « tous les quinze jours » autour du préfet et du procureur de la République les services du renseignement territorial, de la sécurité intérieure, de la police et de la gendarmerie, ainsi que l’administration pénitentiaire.

Améliorer la circulation de l’information

Mais de quelle manière les maires peuvent-ils être destinataires d’informations sensibles ? « Dans le cadre de conventions entre le préfet, le procureur et les maires, des informations à caractère confidentiel peuvent être échangées afin que chacun puisse contribuer à abaisser le niveau de menaces et à améliorer la détection des signaux de terrain », a-t-il indiqué. « Les instruments juridiques de cette coordination existent, il faut les mettre en place de façon résolue, de façon adaptée pour que cette circulation de l’information entre les autorités de l’État et les maires fonctionne bien. »

REFERENCES


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