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MANAGEMENT
Les collectivités libérées misent sur leurs agents
Maud Parnaudeau | A la Une RH | France | Toute l'actu RH | Publié le 18/07/2018

Comme les entreprises, les collectivités ont le pouvoir d’encourager les initiatives des agents. Une évolution des postures managériales leur permet ainsi d’acquérir plus de responsabilités. La preuve par l’exemple.

Modern office waiting area

«La libération des organisations va dans le sens de l’histoire. Elle correspond au mode de fonctionnement des jeunes d’aujourd’hui », soutient Fabienne Chol, directrice générale adjointe (DGA) chargée du pôle « ressources humaines » de la région Ile-de-France. Aux Etats-Unis, dès les années 60, des sociétés comme Gore-Tex ou Harley-Davidson ont adopté des modes de management reposant sur la liberté et la responsabilité d’entreprendre des salariés. En France, le mouvement essaime depuis une dizaine d’années, essentiellement dans le secteur privé, mais pas seulement. Des caisses primaires d’assurance maladie, celle de l’Aude notamment, ont ouvert une voie dans laquelle s’engagent aujourd’hui des collectivités pour opérer leur révolution interne basée sur la coopération, l’autonomie et l’innovation.

Révolution culturelle

« C’est un moyen de répondre à la complexité des systèmes professionnels dans lesquels nous évoluons. Les fonctions de direction doivent être affectées à la stratégie pour permettre à la collectivité de faire face aux enjeux. Le niveau opérationnel doit être pris en charge par les cadres intermédiaires et les agents de terrain qui connaissent le mieux leur travail », assure Fabrice Costes, directeur général des services de Colomiers (1 200 agents, 38 800 hab., Haute-Garonne).

Faire confiance « a priori » en considérant que chacun est naturellement enclin à faire du bon travail et à s’investir est l’un des principes de l’entreprise libérée. Et une révolution culturelle à opérer pour les collectivités cherchant à se transformer. « Il faut faire de la régulation a posteriori, laisser le droit à l’erreur », avance Emilie Agnoux, directrice de l’innovation, du dialogue social et de l’animation managériale de Grand Paris Sud Est avenir (1 200 agents, 16 communes, 309 400 hab.). Pour les managers, c’est un changement radical de posture. L’évolution de leur rôle est au cœur de la transformation vers des collectivités plus agiles. Dans sa version extrême, l’entreprise libérée aurait une organisation plate avec des fonctions de management quasi, voire totalement inexistantes. Mais s’il n’y a plus de pouvoir hiérarchique à proprement parler, il existe toujours des leaders ou facilitateurs dont le rôle est d’animer les équipes et de les aider à progresser.

Expertise d’usage

REFERENCES

  • Le blog « Liberté et Cie » d’Isaac Getz est une mine d’informations sur l’actualité des entreprises et des administrations libérées à travers une revue commentée de ce qui se dit et s’écrit sur le sujet.


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