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Décentralisation

« Grandes régions : les déséquilibres territoriaux créent des tensions »

Publié le 29/06/2018 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : Dossiers d'actualité, France

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C. Ablain
Pour le politologue Romain Pasquier, les anciennes grandes régions ne trouvent pas toujours leur place dans les exécutifs des nouveaux grands ensembles. Des déséquilibres particulièrement flagrants dans le Grand Est et la Nouvelle-Aquitaine.

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Grand spécialiste des collectivités, le politologue Romain Pasquier est titulaire de la chaire « Territoires et mutations de l’action publique » à l’IEP de Rennes. Il vient de diriger avec Tudi Kernalegenn un essai collectif sur « 30 ans de démocratie régionale » (Editions Berger-Levrault).

Les équilibres entre les anciennes régions ont-ils pesé dans la constitution des listes et des exécutifs des nouveaux grands ensembles ?

Oui,  ils ont même primé sur les considérations purement politiques. Cela n’a pas aplani les tensions entre les anciennes entités pour autant. Je songe en particulier au Grand Est. L’Alsace, qui se situe à la périphérie, capte systématiquement la présidence. Elle est un facteur de déséquilibre important au sein de la nouvelle région, car elle possède une identité forte et qu’elle est plus peuplée et plus riche que la Lorraine et Champagne-Ardenne.

Si la fusion entre les conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin arrivait à son terme, ce phénomène serait encore amplifié. En attendant, les autres composantes cherchent à donner la main à l’Alsace pour éviter la scission. C’est tout le sens du choix d’un Alsacien, Jean Rottner (LR) pour succéder à l’automne dernier à un autre Alsacien, Philippe Richert (LR). Le patron du Grand Est est d’ailleurs lui-même un peu mal à l’aise face à ce projet de fusion. Je ne suis pas sûr que sa présence à la tête de cet ensemble garantisse à elle seule l’unité de la nouvelle région.

Qu’en est-il dans des régions XXL comme l’Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine ?

Le caractère composite de l’Occitanie fait que sa présidente Caroline Delga (PS) ne dispose pas de l’autorité politique suffisante pour construire et mettre en œuvre des politiques vraiment régionales. Elle doit composer avec le kaléidoscope territorial au risque de l’immobilisme et du saupoudrage.

En Nouvelle-Aquitaine, le succès d’Alain Rousset (PS) aux dernières régionales a été vécu à Poitiers ou à Limoges comme une victoire de l’Aquitaine, et plus précisément de l’agglomération de Bordeaux dont le président est originaire. Le sentiment qu’il y a des gagnants et des perdants est très présent. Alain Rouset est un développeur, très implanté, très centré sur l’écosystème industrialo-économique de l’Aquitaine, sur les start-up et l’innovation. On a des déséquilibres très forts en termes d’activité économique et de représentation. La Nouvelle-Aquitaine, c’est Bordeaux et le reste du monde. Il y a un risque centripète très important.

Cet écueil a-t-il été écarté dans les Hauts-de-France ?

La région Picardie, qui a été fusionnée dans cet ensemble, a été à l’origine baladée. Dans une première version de la carte, elle ne faisait pas partie des Hauts-de-France. C’était la variable d’ajustement… La Picardie est le territoire le plus éloigné de la métropole régionale lilloise, c’est-à-dire de la zone la plus dynamique. Mais le fait que l’un de ses représentants, Xavier Bertrand (Ex-LR) préside les Hauts-de-France constitue un message en faveur de l’aménagement du territoire.

Les présidents de régions ont-il davantage d’influence que par le passé sur la scène politique ?

On est monté en gamme avec l’élection de ténors politiques comme Valérie Pécresse (LR) en Ile-de-France, Laurent Wauquiez (LR) en Auvergne-Rhône-Alpes et Xavier Bertrand dans les Hauts-de-France. Comme leurs collègues des métropoles, les présidents de région ont progressé dans la hiérarchie des mandats. Ce mouvement s’est fait au détriment des détriments de leurs collègues de département.A la faveur des fusions, les présidents de région sont à la tête de territoires plus grands, avec davantage de population et de budget. Ils exercent aussi des compétences assez appétissantes, du développement aux transports, en passant par la formation professionnelle, les ports et les aéroports.

Les vice-présidents de région se sont-ils aussi affirmés ?

La plupart d’entre eux sont maires d’une ville petite ou moyenne. Ils président également souvent leur intercommunalités. Ces vice-présidents possèdent donc un éventail de compétences assez large pour les projeter dans le grand bain régional. Ils sont de vrais professionnels de la vie locale, qui vivent très bien de la politique grâce à une série de  régimes indemnitaires. Avec la possibilité de cumuler dans les collectivités, se construit une filière politique locale.

Les simples conseillers régionaux, eux, peinent toujours à exister…

C’est l’effet du scrutin proportionnel. Une partie des listes est toujours issue des rangs des formations politiques. Grâce à cela, les partis peuvent rétribuer de bons militants qui ne possèdent pas d’ancrage local. Mais cela fragilise aussi la région. Pour avoir un ancrage plus marqué, il faudrait un peu comme en Allemagne, ou alors dans une certaine mesure aller vers ce que prévoyait le conseiller territorial, à savoir  élire une partie des conseillers régionaux au scrutin majoritaire.

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