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Réforme des institutions

Décentralisation : Emmanuel Macron, chantre du modèle breton

Publié le 22/06/2018 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : France

Emmanuel Macron Press conference
Aurelien Morissard / IP3
Dans un discours prononcé le 21 juin 2018 à Quimper, le chef de l’Etat a souhaité « rompre avec une conception jacobine de l’exercice des responsabilités publiques ». Emmanuel Macron entend faire de la région de Jean-Yves Le Drian le laboratoire du futur droit à la différence des territoires. En bonne place dans ce dispositif : des délégations de compétence venues de l’Etat.

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Emmanuel Macron dans les pas du général de Gaulle. Là même, à Quimper, où, voici près d’un demi-siècle (le 2 février 1969 très exactement), le fondateur de la Vème République avait prononcé un discours régionaliste, son lointain successeur a décliné son « pacte girondin ».

Dans une allocution au long cours, Emmanuel Macron a vanté le modèle breton. Le Président a même, comme jadis le Général de Gaulle, prononcé quelques mots en breton. Il a vu dans les langues régionales le meilleur vecteur de cet « enracinement qui fait la force de nos régions ». « Nous allons pérenniser leur enseignement », a-t-il lancé.

Pour Emmanuel Macron, il est temps de « rompre avec une conception jacobine de l’exercice des responsabilités publiques ». Son arme fatale ? Le droit à la différence pour les territoires. Un principe qu’il entend, à l’occasion de la prochaine révision constitutionnelle, graver dans le marbre de la loi fondamentale.

Guichet unique Etat-région

Dotée d’une forte identité, la Bretagne constitue un terrain de jeu privilégié. La région de Richard Ferrand et Jean-Yves Le Drian a eu, il faut dire, le bon goût de plébisciter Emmanuel Macron lors de la dernière présidentielle. Elle a, d’ores et déjà, prévu de signer son contrat de maîtrise des dépenses  de fonctionnement avec l’Etat. Là, où nombre de ses consoeurs font de la résistance, elle est en communion avec Paris.

Aussi, le Président de la République voit d’un très bon œil le mémorandum que vient de produire le conseil régional. La collectivité, aux mains de proches du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, imagine de nouvelles délégations de compétence venues de l’Etat dans le domaine maritime et de la gestion du littoral.

Sous l’égide de son premier vice-président, l’historien et géographe Jean-Michel Leboulanger, elle prépare aussi un guichet unique Etat-région en matière d’aides aux entreprises. La bonne solution, selon l’ancien patron de Bercy. « Je souhaite que cette expérimentation se fasse rapidement pour pouvoir la dupliquer ailleurs en France », considère Emmanuel Macron.

Et le chef de l’Etat d’évoquer la pertinence d’un autre projet de guichet unique de la région dans le domaine du cinéma et du livre. Pour le Président, c’est bien simple, la Bretagne constitue « le laboratoire de l’innovation et de l’action publique de demain ».

Aménagement équilibré du territoire

Selon lui, la péninsule a su doper ses métropoles de Brest et de Rennes. La capitale de la Bretagne obtient, au passage, un satisfecit pour sa « stratégie exemplaire en matière de logement et de mobilité ». Pour autant, le chef de l’Etat, visiblement désireux de tourner le dos à son image de président des grands pôles urbains, ne croit « pas une seule seconde qu’on construira la France uniquement avec des métropoles ».

Cela tombe bien, la Bretagne forte de son réseau de 54 villes petites et moyennes constitue « un modèle de développement territorial équilibré ». Grâce à « la confluence des bonnes volontés », la région associe « croissance des métropoles et maintien d’activité dans les autres territoires ».

Sans totalement éluder la crise de l’agriculture et l’agro-alimentaire, tout comme la  grogne des Bonnets rouges en 2013, Emmanuel Macron dessine un avenir prometteur à la Bretagne.
Sans attendre la publication du rapport du conseiller-maître à la Cour des Comptes Francis Rol-Tanguy sur les investissements destinés à pallier l’abandon de Notre-Dame-des-Landes, il annonce une extension de l’aéroport de Rennes. Une opération pour laquelle l’Etat fournira le foncier nécessaire.

La fin des « éléphants blancs »

Il promet aussi une série de désenclavements routiers. Mais, martèle Emmanuel Macron, « les éléphants blancs », c’est fini. La LGV Paris-Rennes, inaugurée l’an passé, sera le dernier grand projet d’infrastructure mené à bien. La prime, désormais, sera uniquement accordée à « la mobilité du quotidien ».

En matière de décentralisation aussi, Emmanuel Macron clôt définitivement la période héroïque. De transferts massifs de l’Etat, il n’y aura plus. « Ces dernières années, nous avons perdu beaucoup de temps dans des débats abscons qui ont conduit à des guerres entre l’Etat et les collectivités. On adore toujours détester les services des uns tant qu’on ne les a pas créés soi-même », juge le Président.

Au passage, les collectivités en prennent pour leur grade. L’Etat, dit en substance Emmanuel Macron, n’a pas « l’exclusive des bureaucraties ». Les acteurs publics, de manière générale, ont perdu trop de temps à débattre du « sexe des anges ». « On a créé des querelles entre les niveaux de collectivité et les compétences qu’on voulait leur donner. Est-ce que le transport scolaire devait revenir au département ou à la région ? Cela nous plonge dans des abimes de réflexion », ironise Emmanuel Macron.

Pour le Président, l’essentiel est ailleurs. « L’Etat n’a pas besoin de plus de crédits, d’équivalents temps plein… Sinon, les gens seraient formidablement heureux dans nombre de politiques… Non, l’important, c’est la cohérence et une présence publique physique », lâche-t-il en fin de discours.

Loin de ses odes la start-up nation, Emmanuel Macron le caméléon se penche à Quimper au chevet de la fracture numérique.

Le président entend, dit-il, « réhumaniser l’action publique ». Et pour lui, il n’y a définitivement pas de meilleur territoire que la Bretagne, terre de solidarité naturelle, d’entraide associative et de regroupement communal pour mener à bien ce dessein. Mais, pas fou, il se garde bien d’en appeler au peuple. Emmanuel Macron n’ignore pas que, peu de temps après son discours de Quimper, le général de Gaulle a dû quitter le pouvoir, victime du « non » à son référendum sur la régionalisation.

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