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Action publique

Transformation numérique de l’Etat : des enjeux organisationnels et managériaux

Publié le 07/06/2018 • Par Gabriel Zignani • dans : France, Toute l'actu RH

identité numérique
ADOBE STOCK
L'IGPDE a choisi, pour ses 17e rencontres internationales de la gestion publique, de réfléchir aux enjeux liés à la transformation numérique de l'Etat.

L’IGPDE organisait le 6 juin ses 17e rencontres internationales de la gestion publique au sein du ministère de l’Economie et des finances, à Bercy. Constatant que « le code a changé », le thème choisi a été celui de « la gouvernance de l’action publique à l’ère numérique ».

Les différents intervenants sont ainsi revenus tour à tour sur les enjeux de la transformation numérique de l’Etat. Mais peu importe les thèmes abordés durant les différentes tables rondes et autres ateliers, un sujet revenait toujours : les enjeux organisationnels et les défis managériaux qui se posent aux administrations.

Dès l’ouverture de la journée, Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Action et des comptes publics, expliquait qu’il faut « s’occuper » des agents de la fonction publique. « Les agents doivent pouvoir utiliser dans leur environnement de travail des outils numériques aussi efficaces et confortables que ceux dont ils disposent chez eux. Il faut moderniser les administrations. »

L’avènement des méthodes agiles ?

Pour Henri Verdier, directeur interministériel du numérique et du système d’information et de communication de l’Etat, une révolution organisationnelle et managériale est nécessaire. « La puissance publique doit effectuer des changements profonds car il va falloir faire face aux changements de la société civile et à l’arrivée de l’intelligence artificielle. » Le patron de la Dinsic estime d’ailleurs que « l’époque fait un appel croissant à l’action publique. Mais si l’action publique n’atteint pas une qualité de service équivalente à ce qui se fait dans le privé, elle sera remplacée par le privé. »

Et il a des solutions : « Avec le numérique, on voit les usagers et on peut tenir compte de leur avis. Il est possible de mettre en ligne des services imparfaits, de les tester, puis de les améliorer en continu. Le tout avec un regard constant sur les usages. Prétendre avoir fabriqué directement un projet fini et définitif, ce n’est plus possible. C’est comme cela que fonctionnent nos startups d’Etat. » Autre piste proposée : « Il faut également s’inspirer de ce qui se fait dans le secteur privé. Le concept d’entreprises libérées (1) monte. Il faut que nous façonnions une administration libérée, sur le même modèle. »

De son côté, Pierre Pezziardi, entrepreneur en résidence à la Dinsic, a insisté sur l’importance de trouver des agents prêts « à résoudre des problèmes ». C’est pour cela que le concept de startup d’Etat a été lancé : « Lorsque nous lançons des appels à innovateurs, ce que nous voulons recruter des agents qui ont été témoins d’un irritant du quotidien, et qui sont prêts à s’investir dans une solution ».

En charge de faire le bilan en fin de journée, Elisabeth Grosdhomme-Lulin, directrice générale de Paradigmes et caetera, retenait de tout cela que « l’essentiel de la méthode agile revient à séparer les deux temps de conception et de l’exécution. Un changement que l’on pourrait aussi retrouver entre le législateur et l’exécutif, ce qui bouleverserait l’équilibre des pouvoirs. »

Une transformation des métiers

Pour Aude Costa de Beauregard, responsable de département à la DITP, « la transformation numérique va modifier les métiers. Et ce sera aussi le cas dans le service public. On parle souvent de dématérialisation des procédures, mais il faudra aussi réussir la transformation numérique de l’environnement de travail des agents. »

Pour elle, « la transformation des métiers sera une étape importante et difficile pour de nombreux agents. Certains verront les tâches dont ils sont chargés évoluer, et cela pourra être difficile à accepter pour certains. Mais il n’y a pas un fonctionnaire qui n’a pas une idée de ce qu’il faudrait faire en plus, ou autrement, pour rendre un meilleur service public. Pour favoriser l’innovation, il va falloir que les managers leur lâchent la bride. Il faudra également revoir les formes d’accompagnement des agents, notamment en ce qui concerne les formations ».

Selon Elisabeth Grosdhomme-Lulin, cette autonomie donnée aux agents va totalement redéfinir le rôle des managers. « Le manager n’aura plus pour objectif d’être plus intelligent que les agents ou à transmettre son savoir, cela sera réalisé par l’intelligence artificielle. Il ne servira plus non plus à répartir les tâches, ou encore à faire du reporting. Son nouveau rôle sera de faire vivre le sens du travail, à réguler les émotions. »

Le pouvoir des algorithmes

Autre sujet qui a fait débat, celle de l’utilisation d’algorithmes dans la prise de décision. Lucie Cluzel-Métayer, professeure de droit à l’université de Lorraine, a introduit le sujet en expliquant que « les algorithmes d’automatisation, qui sont des automatisations de décisions humaines, sont utilisés depuis longtemps dans les administrations. Leur généralisation et leur impact croissant sur la vie des citoyens imposent une réflexion. »

Pour Jean-Gabriel Ganascia, professeur d’informatique à Sorbonne Université, la priorité, « c’est de choisir les algorithmes par lesquels on va gouverner, et donc par lesquels nous serons tous gouvernés. Il ne faut pas que les systèmes prennent des décisions automatiques, mais que les algorithmes aident les systèmes à prendre des décisions. Il faut donc que l’on comprenne ces algorithmes.

Ce qui a conduit Elisabeth Grosdhomme-Lulin à poser une question lors de son discours de clôture : « Y a-t-il des compétences qu’il faut garder à la main des humains, alors même que des algorithmes les exécuteraient plus efficacement ? »

Thèmes abordés

Notes

Note 01 dans lequel une grande autonomie est laissée aux collaborateurs dans l'exercice de leurs missions, ndlr Retour au texte

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