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Patrimoine

Grâce au laser, les secrets de Gergovie et de ses alentours bientôt révélés

Publié le 15/06/2018 • Par Pablo Aiquel • dans : Actualité Culture, Régions

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Fotolia
Le relevé topographique du plateau de Gergovie et de ses sites adjacents, effectué à l’aide d’un laser, doit permettre de favoriser les recherches archéologiques. Les résultats issus de ces études serviront aux archéologues durant les prochaines années, en vue de percer les mystères du peuple arverne.

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[Puy-de-Dôme, 647 500 hab.] Il fallait trouver un moment pour marquer symboliquement la nouvelle étape dans la coopération entre le Puy-de-Dôme et la Maison des sciences de l’homme (MSH) – une unité mixte de services et de recherche sous la tutelle de l’université Clermont Auvergne et du Centre national de la recherche scientifique. L’occasion fut trouvée le 30 octobre 2017, avec la remise officielle de l’« Atlas topographique du secteur de Gergovie-Gondole », issu d’un levé Lidar.

Mais qu’est-ce qu’un levé Lidar ? Acronyme de « light detection and ranging », il s’agit d’un relevé topographique effectué à l’aide d’un laser, qui permet de donner une image très précise du sol. Cette technique a été utilisée pour la première fois en France en 2005 pour examiner le site archéologique de Bibracte, en Bourgogne.

L’Auvergne s’en est saisie en 2011 pour cartographier le volcan du puy de Dôme et son temple de Mercure, puis en 2015 sur l’oppidum de Corent et en 2016 sur le secteur archéologique de Gergovie-Gondole. C’est ce dernier qui a fait l’objet de l’atlas. En moins de dix ans, ce système de captation s’est amélioré avec l’utilisation de drones plutôt que d’avions. L’un de ses principaux avantages tient au fait que le laser passe à travers la végétation ou les cultures, permettant de visualiser le sol, même couvert par une forêt.

« Le Lidar de 2011 a permis de révéler, sur une zone de 19 kilomètres carrés autour du puy de Dôme, tout un réseau de chemins imperceptibles à l’œil nu ou par vue aérienne car cachés sous les arbres et servant à approvisionner les matériaux pour les temples et la ville romaine », explique Marc Recoché, ancien responsable de l’aménagement de ce site au sein de la direction des grands sites patrimoniaux du département du Puy-de-Dôme. Le temple de Mercure, situé au sommet du volcan du puy de Dôme, ainsi que les trois oppidums de Gergovie, Corent et Gondole, agglomérations arvernes, constituent des sites historiques majeurs pourtant méconnus.

Prise de conscience

« Depuis que l’Etat en est devenu propriétaire, à la suite des expropriations de 1942, il ne s’est pas passé grand-chose. Dans les années 90, après la décentralisation, l’Etat a cédé beaucoup de son patrimoine. Le département a ainsi récupéré le temple de Mercure. Depuis 2012, l’Etat préconise que le département prenne en main un projet de valorisation de tous les sites », rappelle Marc Recoché, ingénieur principal de la cellule des sites archéologiques. C’est l’aboutissement d’une prise de conscience par les élus locaux des atouts patrimoniaux que représentent l’étude et la valorisation des vestiges archéologiques de ces sites.

« Début 2000, des articles dans la presse internationale ont amené les élus à prendre la mesure des enjeux historiques. Ce sont des sites exceptionnels, voire uniques en France, en termes d’archéologie », souligne le professeur Matthieu Poux, qui organise des chantiers-écoles tous les étés depuis une quinzaine d’années avec des étudiants de l’université de Lyon. Le site de Gergovie, le grand et le petit camp de César ainsi que l’oppidum de Gondole cachent encore bien des secrets.

Les campagnes de fouilles, y compris celles de 1862 sous Napoléon III, n’ont apporté qu’une connaissance sommaire de ce plateau qui comptait 500 parcelles privées en 1816 et jusqu’à 1 740 parcelles quelques années auparavant, selon le cadastre napoléonien. Si le Lidar de 2011 (Lidarverne), piloté par le centre régional auvergnat d’information géographique, avait relevé 200 millions de points d’impact au sol par le laser sur 19 kilomètres carrés, celui de 2016 concerne plus de 57 kilomètres carrés pour une somme de données colossale.

Convention

« En quelques jours, entre la levée aérienne, la prospection géophysique et le levé Lidar, nous pouvons compléter les données connues sur le site », rapporte MarionvDacko, chargée de travailler sur ces données afin de les rendre exploitables par les archéologues. Une convention a été signée en décembre entre la MSH et le département pour une mission de six mois et une somme de 19 000 euros – qui peut paraître dérisoire au regard de l’ampleur des découvertes à venir.

« La recherche ne coûte pas très cher, mais permet de programmer des études à moyen terme », assure Matthieu Poux. L’université et le département vont cofinancer un poste de recherche pour les trois prochaines années à compter de ce mois de juin. Un renforcement de la coopération entre la collectivité et la communauté scientifique, dont l’objectif est de rouvrir, en 2019, la Maison de Gergovie, actuellement en travaux.

Contact : Marc Recoché, ingénieur à la cellule des sites archéologiques, marc.recoche@puy-de-dome.fr

Rendez-vous

Les Journées nationales de l’archéologie (JNA), dont « La Gazette » est partenaire depuis six ans, auront lieu du 15 au 17 juin. Dans le Puy-de-Dôme, elles donneront lieu à une douzaine d’événements : visites théâtralisées à Corent et à Gergovie, portes ouvertes au musée devLezoux, ateliers d’initiation à la fouille.

 

Les acteurs clés du projet

« Un rôle d’aménagement et de valorisation »

PORTRAIT

Marc Recoché, ingénieur à la cellule des sites archéologiques du conseil départemental du Puy-de-Dôme

« Notre rôle est de mettre en lumière le plateau de Gergovie et les sites arvernes, aussi bien par leur aménagement (accès, parkings) que par la valorisation et la médiation, ainsi qu’à travers la mise en place de nouvelles méthodes et de nouveaux programmes de recherche.

Le département est conscient de ce que cela apporte en termes de développement et d’attractivité pour le territoire. C’est pour cela qu’elle a financé le levé Lidar. Il permettra d’augmenter la quantité et la qualité de matière à valoriser. Nous sommes les interlocuteurs opérationnels de l’Etat, via la direction régionale des affaires culturelles et ses services d’archéologie, des associations locales d’archéologues et du grand public. »

« Le début d’une longue aventure »

PORTRAIT

Marion Dacko, ingénieure de recherche en archéologie, rattachée à la Maison des sciences de l’homme, université Clermont Auvergne et CNRS

« Depuis le milieu du XVIIIe siècle, il y a eu des recherches sur le site, notamment sous Napoléon III, ensuite dans les années 30-40, puis en 2000. Elles ont permis d’étudier 2v% des 70 hectares du plateau, du site de Gergovie et des alentours.

Le projet nous permettra de cartographier puis d’interpréter ces données. Le levé Lidar n’est pas une fin en soi, c’est le début d’une longue aventure. Je vais traiter les 300 gigas de données, cela va prendre près de deux ans. Nous pourrons alors augmenter le nombre de sites archéologiques connus, toutes périodes confondues, et favoriser des travaux de recherche comme ceux que mène le professeur Matthieu Poux, à Corent. »

« Cet outil nous servira des décennies durant »

Matthieu Poux

Matthieu Poux, archéologue et professeur d’archéologie à l’université de Lyon 2

« Je travaille sur le plateau de Corent, un plateau volcanique semblable à Gergovie, d’une cinquantaine d’hectares. Ici, un levé Lidar a eu lieu en 2015, financé par l’ancienne région Auvergne.

Ce procédé révolutionnaire permet de faire un relevé microtopographique sur des kilomètres de superficie, en une journée, grâce à un balayage aérien. Avant, on le faisait à la main, pas à pas, on marquait des points ! Cet outil nous servira des décennies durant. Nos recherches programmées fonctionnent avec de petits budgets, nous dépendons des aides publiques. Depuis 2003, le département nous soutient de manière solide. Ces fonds de carte serviront aussi aux collectivités pour la prévention de risques. »

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