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SENIORS
La colocation, une solution qui permet aux aînés de vieillir comme à la maison
Monique Clemens | Innovations et Territoires | Régions | Publié le 06/06/2018 | Mis à jour le 31/05/2018

Le logement des personnes âgées dépendantes devient une problématique majeure. Le maintien à domicile est la piste préconisée par les acteurs du secteur. Les villes et les villages ruraux cherchent des solutions pour permettre à leurs aînés de rester sur leur lieu de vie, dans des habitations à taille humaine. La colocation de sept personnes est l’équation trouvée par la société Ages et Vie pour répondre à une double exigence : petite structure et rentabilité économique.

Aide menagére pour personne agée

[Etalans, Doubs, 1 500 hab.] Jean-Marie Roussel a toujours été convaincu qu’en matière de grand âge, il manquait une structure intermédiaire entre la maison individuelle et l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), « avec ses interminables couloirs », dit-il. Alors, en 2008, sitôt élu maire du village d’Etalans, il a favorisé la concrétisation d’un projet de maison intergénérationnelle que la société Ages et Vie, qui venait d’en lancer le concept, se proposait de construire dans ce bourg-centre intermédiaire situé en zone rurale, sur le plateau jurassien. « Sans doute la taille idéale », juge-t-il aujourd’hui. Et c’est ainsi qu’a ouvert, en 2011, la première des deux maisons de la commune.

Créées à Besançon pour permettre à des personnes en perte de dépendance de continuer à vivre dans leur cadre de vie, ces maisons réunissent deux fois sept colocataires âgés pour six emplois d’auxiliaires de vie, dont quatre vivent sur place, en famille, dans des appartements situés à l’étage. Les maisons ont été fondées par la société Ages et Vie, qui s’adressait au départ essentiellement aux grandes communes rurales. A l’origine, même, elle leur proposait un partenariat : « Nous leur demandions de nous donner le terrain et de s’engager sur une partie du risque », explique Nicolas Perrette, l’un des trois cofondateurs de la société. En échange, les communes pouvaient proposer à leurs aînés un hébergement à taille humaine, dans leur village, à un tarif équivalent à celui d’un Ehpad. Une initiative privée, certes, mais fléchée par la collectivité comme un service public. C’est en effet une demande des communes que la maison soit perçue comme telle, même si elle n’est pas un service communal. Elle ne coûte rien à la collectivité tout en lui rapportant de la taxe foncière et de la taxe d’habitation.

CHIFFRES CLES

  • 43 colocations ont été créées par la société Ages et Vie depuis dix ans en Franche-Comté.
  • Elles réunissent 350 colocataires.


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