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Roms et gens du voyage

Gens du voyage : deux bulletins municipaux publient des textes ouvertement racistes

Publié le 22/02/2011 • Par Olivier Berthelin • dans : Actu prévention sécurité, France

La publication dans le bulletin municipal de Moigny (Essonne) de propos agressifs à l’égard des gens du voyage relance la polémique sur l’amalgame entre délinquance mode de vie et appartenance à une communauté. Un autre bulletin municipal dans les Yvelines et la communication des services de gendarmerie dans le Bas-Rhin, suscitent à leur tour la réactions des associations du secteur.

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Un article publié en janvier 2010 dans le bulletin municipal de Moigny-sur-Ecole (Essonne) a déclenché polémique et dépôts de plaintes pour diffamation et discrimination soutenu par une demi-douzaine d’associations :

  • ADGVE
  • Union Française des Associations Tsiganes,
  • Le Droit de Vivre,
  • FNASAT,
  • Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples – Essonne,
  • LDH – Évry

La commune a effet publié des photos de plaques minéralogiques et un texte accusant les gens du voyage de multiples nuisances et de délits variés. L’article se conclut sur la préconisation de renforcer le statut spécial des Gens du voyage en rattachant cette population à une unique collectivité.
Au même moment, alors que les députés engageaient des débats sur le statut des Gens du voyage, que Philippe Richert, ministre chargé des Collectivités territoriales compte mener à bien d’ici à la fin de l’année, le bulletin de Moigny résonne au-delà du cadre local.
Les associations dénoncent des accusations sans preuves. Elles précisent que les Gens du voyage sont soumis aux mêmes règles d’accès aux droits sociaux et aux mêmes régimes fiscaux que l’ensemble des administrés tout en connaissant des obligations supplémentaires liées à la loi du 3 janvier 1969 sur les titres de circulation.
Loin d’être liées à un incident isolé, ces polémiques rebondissent dans d’autres communes.

Un autre bulletin municipal dans le collimateur des associations

Rémi Lucet, maire de Thiverval-Grignon (Yvelines) a lui aussi publié dans son bulletin municipal un billet d’humeur où il déplore en termes particulièrement violents de ne pas avoir réussi à s’opposer par des moyens légaux à l’acquisition d’une propriété par une famille de gens du voyage qu’il qualifie de « connue des services de gendarmerie ».
Les juristes de plusieurs associations étudient ce texte dans la perspective d’un dépôt de plainte.
Ils pointent le fait que le maire désigne ainsi une famille précise à la vindicte de la population allant même jusqu’à revendiquer implicitement un droit de sélection de ses administrés, notamment au moyen du droit de préemption sur la vente des propriétés.

« Délinquance itinérante », une formule remise en cause

Pour les associations,  la banalisation dans les bulletins municipaux des amalgames entre délinquance et Gens du voyage est une conséquence d’une utilisation sans discernement de la formule « délinquance itinérante ».
« L’office central de lutte contre la délinquance itinérante s’occupe de délits et de crimes commis loin de leurs domiciles par des personnes de toutes origines. Nous ne nous intéressons pas particulièrement à la communauté des Gens du voyage. Il ne faudrait pas aggraver les tensions autour de problèmes de stationnement qui n’ont aucun lien direct avec les délits dont nous nous occupons », affirme le service de communication de la gendarmerie (SIRPA). Très embarrassé par les polémiques autour de la stigmatisation des Roms ou des Gens du voyage, l’organisme renvoie sur la presse la responsabilité de l’usage très contesté de la formule « issu de la communauté des Gens du voyage », pour qualifier des individus suspectés ou condamnés pour des actes délictueux.
«Avant d’utiliser cette expression, nous nous appuyons sur nos sources policières ou judiciaires locales comme la cellule Balkan 68. Nous nous demandons s’il s’agit d’une information pertinente liée à un mode de vie pour ne pas stigmatiser une population, et nous précisons la nationalité des mis en cause », explique Antoine Bonin, journaliste de la rubrique faits divers des Dernières nouvelles d’Alsace. Il justifie ainsi le qualificatif « membres de la communauté des Gens du voyage » associé à des ressortissants Croates impliqués dans des cambriolages en Alsace.

Dans une chronique européenne, 4 auteurs-chercheurs dénoncent « le mythe du rom nomade » ; un amalgame entre mode de vie itinérant et émigration. Ils précisent que l’itinérance représente un phénomène limité à la France et la Grande Bretagne sans équivalent dans le reste de l’Europe.
Le Conseil de l’Europe a récemment publié un glossaire précisant les définitions des termes Gens du voyage, roms, tsiganes, nomades, etc.

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Commentaires

Gens du voyage : deux bulletins municipaux publient des textes ouvertement racistes

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Archios

23/02/2011 10h57

Décidément les valeurs fondatrices républicaines semblent s’éloigner de plus en plus en cette période de discrimination, de suspicion et d’égoisme à tous les étages de notre société.

Carmen

23/02/2011 07h17

Si le journaliste de DNA qualifie les Roms des Balkans de « gens du voyage », c’est qu’il n’est pas bien qualifié. En effet, les Roms des Balkans n’ont rien à faire avec les « gens du voyage », terme qui fut d’ailleurs inventé par l’administration française pour désigner la population rom autochtone qu’ils se disent Roms, Manouches ou Kalé ainsi que les Yéniches et autres populations pourvu qu’ils soient « du voyage ». Ce que l’article oublie de dire, c’est que ces gens subissent une discrimination du fait de ce statut. En effet, ils doivent tenir avec eux un « carnet de circulation » qui remplace le carnet antrophométrique introduit au début du 20ème siècle pour contrôler ceux qu’on appelait les Nomades. Ce carnet doit être régulièrement mis à jours et tamponné tous les trois mois. Ces détenteurs ne peuvent pas choisir librement leur commune de rattachement. Ils ne peuvent participer aux élections que trois ans après s’être fixés dans une commune. Comme quoi, l’égalité en France, ce n’est pas pour tout le monde.

MD

28/02/2011 10h08

Je ne suis pas étonnée de la réaction des maires face aux Roms quand on voit comment notre président les traite dans les médias et aux seins des instances européennes. Je tiens à rappeler que sa conduite à été réprouvée par l’Union Européenne et à juste titrre puisqu’on n’a pas le droit d’exclure et de stigmatiser une certaine population en raison de son origine ethnique selon la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Cette réaction des maires me fait penser à la situation des SDF et des arrêts illégaux anti-mendicité puisque le vagabondage et le mendicité ne sont plus considérés comme des délits depuis la loi de 1994; malgré cela l’exclusion des pauvres clochards a la peau dure comme les représentations de l’opinion publique… Car quoi de plus naturel pour un maire que de répondre aux préoccupations de sa population qui ne souhaite pas voir s’installer des Roms ou des clochards dans sa ville? Il me semble que c’est aussi le rôle de l’ETAT de se positionner sur cette question et de la solutionner publiquement car elle concerne tous les citoyens et habitants de France.

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