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POLITIQUE DE LA VILLE
Comité interministériel des villes : l’AMGVF déplore une « feuille de route déconnectée des réalités »
Hervé Jouanneau | France | Publié le 21/02/2011

Son président, Michel Destot, appelle le gouvernement à faire de la politique de la ville « un dossier prioritaire d’urgence nationale ».

Trois jours après la tenue d’un Comité interministériel des villes, [1] destiné à « renforcer la politique de la ville » selon les mots du Premier ministre, François Fillon, l’Association des maires des grandes villes de France a déploré le 21 février une « feuille de route déconnectée des réalités » et regretté un « manque d’annonces structurantes pour résorber les écarts criants et grandissants entre les ZUS et le reste du pays ».

Des mesures « déjà annoncées » – « De toute évidence, poursuit l’AMGVF dans un communiqué du 21 février, la politique de la ville ne semble pas être une priorité du gouvernement qui n’a fait que rappeler des mesures connues ou déjà annoncées (internats d’excellence, cordées de la réussite, programmes de réussite éducative, CUCS expérimentaux sur une trentaine de sites, maisons de santé), tout en repoussant le lancement, réclamé par de nombreux élus de grandes villes et de banlieues de toutes sensibilités, d’un programme de rénovation urbaine après 2013 (dit ANRU 2) et d’une géographie prioritaire renouvelée ».

Copropriétés dégradées et emploi : satisfaction de l’AMGVF – Néanmoins, l’AMGVF prend acte « du souhait exprimé de mieux articuler la politique de la ville et le Grand Paris » et se dit favorable à la réflexion engagée sur les copropriétés dégradées ainsi qu’aux mesures favorisant l’emploi des jeunes, « même si les 15.000 contrats d’autonomie provisionnés pour 2011 ne sont pas, loin s’en faut, à la mesure des défis posés par une jeunesse qui, de plus en plus, décroche dans les quartiers ».

Dans ce contexte, le président de l’AMGVF, Michel Destot, député-maire (PS) de Grenoble demande de nouveau au gouvernement que « la politique de la ville devienne réellement un dossier prioritaire d’urgence nationale, faute de quoi le pacte républicain au cœur du vivre-ensemble continuera à se fissurer, au risque de nourrir davantage les violences et les replis identitaires ».