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Politique de la ville

Les élus de banlieue digèrent mal la méthode Macron

Publié le 23/05/2018 • Par Hervé Jouanneau • dans : France

politique-ville-illustration
AdobeStock
Au lendemain du discours d’Emmanuel Macron sur la politique de la ville, les élus de banlieue accusent le chef de l’Etat d’avoir enterré le rapport Borloo, qu’ils soutenaient unanimement, et de s’en prendre à la légitimité des élus locaux dans les quartiers prioritaires. Ils pointent également l’absence d’engagement financier.

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Vingt quatre heures après le discours fleuve du président de la République, faisant la part belle à l’émancipation des habitants au détriment d’une politique spécialisée qui ne donnerait pas de résultat, les élus de banlieue ne s’en remettent pas. Et se disent proches du point de rupture.

« Nous étions tous KO debout en sortant », a résumé Catherine Arenou, maire LR de Chanteloup-les-Vignes et vice-présidente de l’association Ville-et-Banlieue. « Une faute historique » selon le député (PS) de Seine-Saint-Denis, et ex-président de l’ANRU, François Pupponi.

En ligne de mire : l’enterrement du rapport Borloo, qui cristallisait ces dernières semaines toutes les attentes parmi les acteurs locaux, échaudés depuis l’été 2017 par les coupes sombres opérées dans leurs budgets et la quasi-suppression des contrats aidés.

« Le président nous avait mandatés en novembre, avec Jean-Louis Borloo et 200 élus et associations, pour lui faire des propositions. C’était sa demande », a rappelé sur France Inter Catherine Arenou, très active depuis l’automne dans l’organisation des Etats-généraux de la politique de la ville lancés par les associations. « Il était donc légitime qu’il en tienne compte ou qu’il dise que cela ne le satisfaisait pas. Mais il l’a nié. Il a nié l’existence du travail, il a nié le fait que les élus sont des représentants de leurs collectivités, il a nié tout le travail associatif. »

Pire, selon François Pupponi, sur la même antenne, « le président dit que les acteurs de quartier, en particulier les élus, n’ont pas réussi et qu’il faut par conséquent en changer pour donner le pouvoir à certains habitants des quartiers ». « Une grosse erreur d’analyse », selon l’ancien maire de Sarcelles, qui fustige les déclarations visant à « nier la légitimité démocratique dans ces quartiers » au profit de « réseaux, qui prétendent avoir la légitimité car ils sont issus de la diversité ».

Dans son communiqué, l’association des maires Ville et banlieue estime qu’on ne peut pas « conduire sereinement une politique de solidarité entre l’État et les territoires en ne considérant qu’avec dédain les élus locaux ». Elle enfonce le clou en regrettant le vœu du chef de l’État de s’en remettre « principalement au bon vouloir des seuls acteurs économiques pour lutter pour l’emploi et la formation, sans évoquer le rôle majeur des services publics comme outils républicains égalitaires ».

A droite, même le maire (LR) de Meaux, Jean-François Copé, se dit déçu. « Des choses fantastiques ont été faites dans les banlieues. Elles sont balayées d’un revers de main. C’est désolant, a-t-il déploré dans le Parisien. Ça l’est d’autant plus que je portais un regard positif sur le travail d’Emmanuel Macron. Ce qui manquait dans ces annonces ce sont les propositions de Jean-Louis Borloo qui allaient faire un projet majeur du quinquennat. »

«Les moyens budgétaires ne sont pas au rendez-vous »

Sur le fond, juge Ville et banlieue, « seule une poignée de suggestions a été retenue ». Quant au financement, « hormis, pour l’essentiel, la confirmation du doublement du financement de la rénovation urbaine et le maintien de l’ANRU, l’Agence nationale qui lui est dédiée, les moyens budgétaires, nerf de la guerre, ne sont pas au rendez-vous ».

En fait, observe le maire (DVD) de Roubaix, Guillaume Delbar, « les élus restent sur leur faim car si les thèmes ont été abordés les uns après les autres, le rendez-vous financier est renvoyé à plus tard », sans doute en juillet comme l’a indiqué le chef de l’État.

« La réponse à l’urgence n’est pas là », renchérit Colombe Brossel, adjointe (PS) au maire de Paris. La déception est bien là, dans l’absence de financement que nous attendions ».

Pour le président du département de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, lui aussi membre du Parti socialiste (PS), « le discours n’était pas à la hauteur de la mobilisation nationale qui s’est organisée depuis plusieurs mois, notamment autour de Jean-Louis Borloo ». Et de citer les mesures en faveur de l’insertion professionnelle. « 30.000 stages, c’est très bien. Mais ce n’est pas tout à fait à la hauteur des enjeux qui sont posés dans ces quartiers », a-t-il estimé.

« Aucun mot sur les contrats aidés, très peu sur les emplois francs », enchaîne Philippe Rio, le maire (PCF) de Grigny, selon lequel « on a eu une heure et demie de discours sur la méthode mais rien sur les moyens ! »

De son côté, la maire (PS) de Bondy, Sylvie Thomassin, s’en est pris sur RTL à la proposition de donner 1 000 € aux communes par place de crèche ouverte. « Cela ne va pas nous aider, car on ne pourra pas les ouvrir. Une place coûte 10 000 € par an, il nous donne 1 000… Il se fiche de nous », a-t-elle pesté.

Les associations d’élus attendent la suite…

Dans un style plus tempéré, l’Association des maires de France relaie l’inquiétude financière. « La concrétisation des annonces sera précisée dans les prochaines semaines. Il reste nécessaire d’apporter des réponses sur les moyens financiers mis au service de la reconquête des territoires. »

Même son de cloche à l’Association des maires d’Ile-de-France, selon laquelle « la question n’est pas de savoir si c’est trop cher mais si c’est nécessaire ».

« L’apprentissage, la formation, l’insertion, et l’encouragement aux entreprises locales et à l’emploi sur place, comme le retour des
services publics, sont des priorités à engager vite, et peut-être, mieux ! » lance pour sa part l’association Villes de France, qui ne cite pas le discours présidentiel. « Les solutions doivent porter singulièrement sur la lutte contre la paupérisation en particulier grâce au développement économique des quartiers » poursuit-elle, appelant à la concertation avec les élus et à l’association des habitants.

« Aux problèmes de haute intensité des quartiers défavorisés, il faut des moyens de haute intensité », soulignent également de leur côté Jean-Luc Rigaut, président de l’ADCF, et David Kimelfeld, qui représentaient France Urbaine à l’Élysée. Dans un communiqué commun, les deux associations, qui ont accompagné la réflexion de Jean-Louis Borloo dans la dernière période, se félicitent de l’intérêt exprimé par le chef de l’État pour le rôle des métropoles, agglomérations et intercommunalités dans la relance de la politique de cohésion urbaine et sociale.

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