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[Opinion] Retraite

Permettons à nos aînés de partir plus tôt à la retraite

Publié le 29/05/2018 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

Retraite
Olivier Le Moal/ Adobestock
Emmanuel Macron, lors de la campagne présidentielle, a fait état de sa volonté de réduire de 120 000 le nombre d’agents répartis entre les trois fonctions publiques. Dès cette année, il a décidé d’engager des discussions avec les syndicats de la fonction publique d’Etat afin de l’appliquer au plus tôt.

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Claude GARCIA

Claude GARCIA

directeur adjoint de l’environnement et du développement durable au conseil départemental de la Dordogne

Emmanuel Macron, lors de la campagne présidentielle, a fait état de sa volonté de réduire de 120 000 le nombre d’agents répartis entre les trois fonctions publiques. Dès cette année, il a décidé d’engager des discussions avec les syndicats de la fonction publique d’Etat afin de l’appliquer au plus tôt. Le décret n° 2009-1594 du 18 décembre 2009 permet déjà un départ volontaire des agents dans le versant territorial. Mais il convient de remarquer qu’il ne s’applique pas à nos aînés dès l’âge d’ouverture de leurs droits à la retraite.

Suppression de la décote

Si l’objectif est de réduire le nombre de titulaires, on peut imaginer la mise en place de mesures incitatives nouvelles pour ceux qui voudraient accéder à la retraite dès l’âge d’ouverture des droits. Une mesure simple et sans coût pour la Nation consisterait à supprimer la décote (mécanisme qui permet aux agents ayant atteint l’âge légal de départ, mais ne satisfaisant pas à la durée requise de cotisation, de partir tout de même, moyennant une pension revue à la baisse, ndlr).
Le calcul du montant de la retraite est complexe. Il prend en compte le nombre de trimestres cotisés et une décote par trimestre manquant. Cette décote est le facteur limitant qui pousse à attendre pour partir à la retraite. Si la volonté de l’Etat est d’inciter au départ des agents, cela serait la première mesure à mettre en œuvre : supprimer la décote.

Accès au grade, échelon ou indice supérieur

Et pour encourager encore plus au départ de ces agents, on pourrait aussi mettre en place l’accès au grade et échelon immédiatement supérieurs, ou bien l’accès à un indice supérieur. Afin de ne pas pénaliser l’Etat, qui réduit ses dépenses à court et à long terme, en adoptant ces mesures sur le quinquennat, la limite de la disposition serait de 75 % du dernier traitement de l’agent.
La loi n° 2018-32 du 22 janvier 2018 impose aux collectivités une évolution maîtrisée des dépenses de fonctionnement. Appliquer ces mesures aux agents territoriaux serait donc pertinent, même s’il est vrai que la Caisse nationale de retraites des agents de collectivités locales (CNRACL) verrait, sur une période d’au maximum huit ans, une augmentation de ses charges. Cela serait au final très largement compensé par la réduction des dépenses des collectivités.
De cette manière, la France réduirait bien ses dépenses à court et à long terme.

Favoriser l’équité femmes-hommes

Par ailleurs, cela favoriserait une meilleure équité femmes-hommes que le gouvernement dit vouloir promouvoir. Les statistiques montrent, en effet, que les femmes partent à la retraite plus tard que les hommes, et avec une pension moindre. Ces dispositions permettraient à ces dernières de partir plus tôt, comme les hommes, avec une pension plus valorisante.
L’objectif de réduire le nombre de fonctionnaires n’a que peu de sens, si ce n’est de contenir la dépense publique. Mais le coût sur le long terme peut être plus important que les avantages immédiats. Aussi, permettre à nos aînés de prendre leur retraite plus tôt ne suffira sans doute pas au gouvernement. L’Etat devra donc faire des choix sur la nature des services publics qu’il veut porter auprès des citoyens, en sachant que laisser partir les savoir-faire n’est pas sans conséquence, notamment dans les territoires ruraux.

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Commentaires

Permettons à nos aînés de partir plus tôt à la retraite

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Mary

04/06/2018 06h19

L’annulation de la décote permettrait à tous les fonctionnaires -y compris ceux des petites collectivités- de partir à la retraite sans attendre de cotiser à des trimestres supplémentaires pour avoir une pension décente.
D’autres mesures sont envisagées mais elle ne concernent que les grosses collectivités il y a donc inégalité de traitement.

Facile

06/06/2018 03h36

« Mary », je viens de prendre connaissance des termes de votre commentaire. Je vois que nous partageons pour partie le même point de vue.

Dans mon esprit, il n’y a pas d’inégalité de traitement entre taille de collectivités: un attaché reste un attaché quelle que soit la taille de la collectivité.
Mais il est vrai que les A+ bénéficieraient d’un avantage dans ce système. Je l’ai calculé. Cet avantage est en fait limité par le montant maximum qu’un agent pourrait bénéficier qui ne pourrait pas être supérieur à celui qu’il obtiendrait en fin de carrière.

En fait l’idée est de permettre à tout agent de partir à la retraite à toute date entre 62 et 67 ans en bénéficiant au maximum du montant qu’il toucherait s’il partait à 67 ans dans son grade et à l’échelon détenu à cette date.

Ainsi, tout agent bénéficie de cet avantage.

Mary

07/06/2018 04h51

Je fais suite à votre réponse et précise :
le départ volontaire n’est pas facile à faire admettre dans une petite collectivité
l’avancement est bloqué soit parce qu’il n’y a pas de poste soit parce que le poste ne peut pas être créé (attaché principal impossible si moins de 2000 habitants)
La décote fait hésiter à partir avant 62 ans pour les personnes concernées par cette possibilité.
Pourquoi inciter les personnes à travailler plus longtemps alors que beaucoup de jeunes sont au chomage et aimeraient travailler !

Facile

08/06/2018 03h31

C’est exactement le point de vue que je partage.
dans mon idée, il n’y a pas de seuil pour bénéficier de cet avancement puisque ce dernier ne compte que pour le calcul de la retraite et qu’en tant que salarié on ne percevra pas.
Donc si vous êtes au dernier échelon d’attaché, votre retraite serait calculée sur l’indice immédiatement supérieur d’attaché principal… sans que perceviez vous le salaire lié à ce nouvel indice.

Abde

06/06/2018 03h59

Sans oublier de laisser partir les personnes en situation de handicap ce que les dernières réformes on lourdement pénalisé car pour beaucoup ils ne peuvent plus partir dès 55 ans avec le statut ancien COTOREP sans contrepartie lourdes alors qu’ils en peuvent plus.

Facile

07/06/2018 03h42

La question que vous posez est très intéressante.
On pourrait imaginer la même solution que celle que je donne en accordant le droit à la retraite plus rapidement à ces personnes qui au cours de leur carrière ont contracté une déficience; dès lors que son taux est supérieur à 50%.

La solution existe actuellement pour ceux qui ont une durée suffisamment longue de cotisation depuis qu’ils ont déclaré cette déficience. Mais souvent, ces personnes n’acceptent pas ce nouvel état et font tout pour qu’il ne se remarque pas (enfin pas trop). Ce n’est que quand la situation est intenable qu’ils acceptent ce handicap; ce qui est souvent le cas des personnes qui peu à peu voient leur acuité auditive diminuer. Il faut donc faire sauter ce verrou de durée de handicap.

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