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Ehpad

Contre les violences, les résidents se prennent en main

Publié le 09/12/2019 • Par Solange de Fréminville • dans : A la Une santé social, Dossier Santé Social

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AFP
À l’Ehpad public Mathilde-Laurent, les résidents participent à la vie commune. Un bon moyen pour faire tomber l’agressivité.

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Rien de plus essentiel que de se sentir utile et actif. De ce principe élémentaire, l’Ehpad public Mathilde-Laurent, à ­Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault), a fait sa règle de vie, avec pour effet majeur de prévenir les violences envers les professionnels. Car, pointe Marie Lembach, psychologue qui intervient dans l’établissement, « habituellement, le fait qu’on décide tout à la place des résidents suscite une agressivité avant tout réactionnelle ».

Passer des journées à ne rien faire en parlant à peine avec les soignants et les autres résidents, les rend fréquemment irritables. « Si on fait tout à leur place, ils passent 90 % de leur journée à s’ennuyer », déplore Élisabeth Malard, animatrice (1).

Comité d’adieu

Dans cet Ehpad qui se conçoit comme une communauté d’habitants, tout est organisé pour favoriser la participation de chacun, selon ses capacités et ses envies. Ce qui exige d’abord de renforcer l’autonomie. « L’environnement est aménagé pour maintenir leurs capacités en compensant leurs handicaps cognitifs. Ainsi, nous avons développé et adapté toute la signalétique et l’affichage. À force de lire, ils enregistrent », explique Élisabeth Malard.

Dans les moments intimes, lever, coucher, toilette…, aménagés selon leurs habitudes de vie, ils sont incités à faire seul ce qu’ils peuvent, avec le soutien des aides-soignantes. Et dans la vie commune les uns épluchent les légumes, d’autres mettent la table ou font la vaisselle. Ils distribuent le courrier, lisent le journal, vont faire des courses… Les professionnels leur facilitent la tâche en leur rappelant les gestes à faire ou en les guidant par des mots écrits ou des images.

L’animation de la vie collective passe par une kyrielle de comités (comité d’accueil, comité sortie, comité chanson, comité jardinage, ou encore comité foot-rugby…) que les habitants forment et animent eux-mêmes avec l’aide de bénévoles. L’un des plus suivis est le comité d’adieu. De la rédaction de l’avis de décès à la sortie aux obsèques, il prend tout en main et invite les habitants à partager leurs souvenirs.

« Les résidents trouvent une utilité au quotidien, comme par le passé, chez eux. Ils occupent beaucoup les espaces communs », observe Julie Gustin, directrice de l’Ehpad.

Méthode Montessori

Parfois cela ne suffit pas. Quand la tension monte, il faut la désamorcer. « Un habitant un peu désorienté se considérait en prison dans l’établissement. On l’a laissé sortir, d’abord accompagné, puis seul pour des petits trajets au stade qui est juste en face, et on l’inscrivait en priorité à chaque sortie », indique l’animatrice.

En 2015, comme les trois quarts du personnel, elle a été formée à la méthode Montessori adaptée aux personnes âgées par l’organisme AG&D, dans le cadre du plan de formation. C’est cette démarche qu’a appliquée l’Ehpad, avec succès : aider les résidents à faire par eux-mêmes les tâches quotidiennes, leur permettre d’exprimer leurs envies et de les concrétiser.

Élisabeth Malard, animatrice de l’Ehpad Mathilde-Laurent

« Redonner du contrôle permet de prévenir l’agressivité »

« On prépare l’environnement et on identifie leurs capacités préservées pour qu’ils puissent participer activement à leur projet de vie, et mener des activités engageantes pour eux-mêmes. Dans les comités ils créent des liens. Ce sont eux qui ont proposé de créer un comité foot-rugby. Jamais on n’y aurait pensé ! Ils font des courriers aux clubs pour avoir des places aux matchs de Ligue 1 ! Le comité jardinage se charge de l’arrosage, des semis, du choix des plantes… Le comité d’adieu est très suivi car il s’agit d’évoquer ensemble des souvenirs et d’enterrer dignement un ami. Tout cela leur donne de l’autonomie, du contrôle sur leur vie. Dans les Ehpad, quand un résident devient autoritaire, menaçant, agressif, c’est une façon pour lui de reprendre du contrôle aux seuls moments où le personnel s’occupe de lui, lors de la toilette, des repas…, sur le mode « si tu m’imposes, je m’oppose’’. Il arrive qu’ils refusent tout et s’isolent. Le fait de redonner du contrôle permet de prévenir l’agressivité. »

Thèmes abordés

Notes

Note 01 Contact : Élisabeth Malard, animatrice de l’Ehpad Mathilde-Laurent : animation.ehpadmathildelaurent@orange.fr Retour au texte

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