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Christophe Bouillon

Christophe Bouillon, un président violemment modéré pour les petites villes

Publié le 30/05/2018 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : France

Christophe Bouillon, président de l'APVF.
Christophe Bouillon, président de l'APVF. V. Vincenzo / La Gazette
Ancien maire de banlieue, Christophe Bouillon, le nouveau président de l’Association des petites villes de France, dit « non » à la guerre des territoires. Et affiche son indépendance vis-à-vis du pouvoir central.

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Exit la France des sous-préfectures placées à l’écart des grandes agglomérations. Pour la première fois de son histoire presque trentenaire, l’Association des petites villes de France (APVF) se dote d’un président issu d’une commune de banlieue. Maire jusqu’aux dernières municipales de Canteleu (14 800 hab.), dans la périphérie de Rouen, Christophe Bouillon est aussi le député de terres rurales et périurbaines.

A défaut de compter sa commune dans sa circonscription depuis le redécoupage de 2009, l’ancien conseiller municipal de Rouen (1995-2001) s’est frotté à bien des réalités territoriales. Une France en miniature qui l’amène à prôner une alliance des territoires : « L’APVF parle à tout le monde. Elle est aussi légitime à intervenir sur sur le rapport Borloo” que sur le plan Action cœur de villes. »

L’arrivée de ce député dépourvu de fonction municipale à la tête de l’APVF inscrit l’association dans l’après – cumul des mandats. Privé du concours des parlementaires maires, le club d’élus s’appuie sur d’anciens premiers magistrats, tant à l’Assemblée qu’au Sénat. Et il bénéficie d’autres relais. Son président délégué, Pierre Jarlier (UDI), siège ainsi au bureau de l’Association des maires de France en tant que vice-président. Avec l’ancien sénateur centriste, le député socialiste Christophe Bouillon forme un binôme complémentaire. « Des dirigeants branchés sur les autres associations sont un atout, salue-t-il. Mais, comme dans le capitalisme français, la multiplication des participations croisées peut aussi avoir des effets négatifs. Pour exister dans le concert des associations, l’APVF doit jouer sa propre carte. »

Non aligné

Christophe Bouillon n’oublie pas que l’APVF a été fondée à la fin des années 1980, sur instruction de François Mitterrand, pour contrecarrer la toute-puissance de l’AMF ancrée à droite. Depuis, l’association, qui tient ses assises les 31 mai et 1er juin à Autun, ne prend plus ses ordres à l’Elysée. « Ni complaisance, ni opposition frontale », scande son président à propos des rapports de l’APVF avec le pouvoir.

Une ligne qui épouse, c’est heureux, celle du député Christophe Bouillon. Aux législatives, le socialiste ne s’est pas vu opposer de candidat marcheur. Une absence due, selon « Le Canard enchaîné », à une erreur d’aiguillage de la commission d’investiture de LREM. Alors que le chef de l’Etat aurait fait droit à la requête de Laurent Fabius que son fils spirituel Guillaume Bachelay échappe à une candidature de la majorité présidentielle, l’instance aurait confondu la 4e et la 5circonscription de la Seine-Maritime. A moins que la proximité de Christophe Bouillon avec la très pro-Macron Ségolène Royal ait joué à plein… Difficile d’y voir clair. « Je n’ai rien demandé, assure Christophe Bouillon. Et, depuis, ma position n’a pas varié d’un iota. J’ai rejoint le groupe nouvelle gauche à l’Assemblée. Comme annoncé depuis le départ, je me suis abstenu sur le vote de confiance. J’ai voté pour la loi sur la transparence et contre la hausse de la CSG. »

Proche d’Olivier Dussopt

Cela n’empêche pas Christophe Bouillon d’avoir ses entrées à Bercy. Son prédécesseur, Olivier Dussopt, y siège en tant que secrétaire d’Etat à l’Action et aux comptes publics. Au sein de son cabinet figure aussi une ancienne collaboratrice de l’APVF chargée des finances locales, Laurence Tartour. Au-delà des soubresauts de la vie politique, Olivier Dussopt et Christophe Bouillon sont restés proches.

Par ailleurs, le député de la Seine-Maritime entretient de bons rapports avec son voisin du Havre, Edouard Philippe. « Violemment modérés », selon les mots de l’historien André Siegfried à propos des Normands, les deux hommes ne font ni dans la petite phrase, ni dans l’attaque ad hominem. « J’apprécie l’élégance politique d’Edouard Philippe, glisse-t-il. Mais je préfère quand il prend la plume pour écrire des polars que lorsqu’il met ses gants de boxe pour jouer les chefs de la majorité sachant cheffer. »

Christophe Bouillon, lui, a su se débarrasser de ses oripeaux d’homme d’appareil. Formé à l’école de l’Unef-ID, l’ancien premier secrétaire de la « fédé » socialiste de la Seine-Maritime a longtemps été un bon petit soldat de Laurent Fabius. Un passé qu’il assume pleinement, remettant cependant son socialisme en perspective avec son vécu familial.

La fibre écolo

Chez les Bouillon, la mère est femme de ménage, le père marin. A la maison, il n’y a pas de livres. Le jeune Christophe découvre la littérature grâce à un prof de français. En maths sup’ à Rouen, son professeur principal demande devant tous les élèves aux boursiers de lui transmettre leur fiche. Christophe Bouillon est de ceux-là. Un mépris de classe qu’il ne supporte pas. Le jour même, il franchit la Seine pour prendre sa carte au PS local. Le début d’un long cursus honorum.

« Il est peu à peu sorti du rang, cultivant une fibre écolo », raconte un observateur local. Le fruit de son expérience municipale à Canteleu, selon l’intéressé, pour qui « un trottoir n’est pas de gauche ou de droite » et « un maire est un peu comme un patron de grosse PME ».A l’Assemblée, le bizuth a évité les commissions des finances et des lois, où les ténors règnent en maîtres. L’homme de dossier a préféré s’investir dans la toute nouvelle commission de l’aménagement du territoire et du développement durable.

Après trois mandats de député, le bourreau de travail dira « adieu » au Parlement en 2020. Partisan de la limitation à trois mandats consécutifs identiques, Christophe Bouillon envisage de se reconvertir dans une ONG spécialisée dans le développement durable. Une nouvelle vie qui pourrait s’accompagner d’un troisième mandat de maire. On lui prête le projet de devenir premier magistrat de Barentin, au cœur de sa circonscription, où il a été élu conseiller départemental en 2015.

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