Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
  • Accueil
  • Actualité
  • France
  • Personnes âgées : « C’est tout le modèle social d’accompagnement de la dépendance qui est à revoir »

Dépendance

Personnes âgées : « C’est tout le modèle social d’accompagnement de la dépendance qui est à revoir »

Publié le 16/05/2018 • Par Isabelle Raynaud • dans : France

Ehpad-vieillesse
lettas / AdobeStock
Les manifestations des personnels d'Ehpad ont montré les besoins de financements supplémentaires. Les départements, qui versent l'APA aux établissements, ont parfois été durement critiqués. Frédéric Bierry, président du conseil départemental du Bas-Rhin et président de la commission Solidarités et affaires sociales de l'Assemblée des départements de France revient sur les difficultés d'accompagner les personnes âgées dépendantes.

La grève dans les Ehpad a mis à jour les problème de financement depuis la nouvelle tarification. Le forfait dépendance, financé par les départements via l’APA, a parfois été critiqué…

Frederic-BierryLe « point Gir départemental »(1) n’est pas lié à un choix des départements. C’est la réforme tarifaire qui a généré cette situation. En soi, celle-ci n’est pas une mauvaise réforme. Elle a pour objet de rendre plus cohérente le paiement en tenant compte de la réalité de la personne. Dans l’objectif initial, on ne pouvait que la saluer.

En revanche, ce qui n’a pas été anticipé, ce sont les effets pervers sur un certain nombre d’établissements, notamment des Ehpad public, qui, eux, ce sont retrouvés avec une perte de moyens. La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a décidé de neutraliser sur les deux prochaines années les effets pour les établissements perdants, c’est bien qu’elle est pris cette décision.

Désormais des discussions doivent avoir lieu entre le ministère et les départements pour repenser cette tarification…

Le problème aujourd’hui, c’est qu’on aborde la problématique par le tout petit bout de la lorgnette. C’est le modèle global d’accompagnement des personnes âgées qui est complètement à bout de souffle, pour plein de raisons. Le point qui a été mis sur les moyens financiers, cela a permis de voir l’état dramatique des situations.

On a des crises de ressources humaines terribles. Moi, je le vois, il y a un taux d’absentéisme, un taux d’accident du travail qui est supérieur à la moyenne, une pénibilité croissante pour les personnels… La problématique RH est forte et n’a pas été prise en compte.

On a une crise de l’accompagnement : j’ai reçu à la fois des directeurs d’établissements et des représentants syndicaux des personnels soignants, à bout physiquement. Et ils sont malheureux car ils ont conscience qu’ils ne peuvent pas être dans un accompagnement humain suffisant pour les personnes âgées.

On est dans un phénomène où les aidants familiaux s’épuisent également. Avec l’accroissement du nombre de personnes âgées, ce phénomène va encore être amplifié. Et le nombre d’aidants familiaux risque d’être nettement insuffisant.

Et puis, il y a la problématique de financement de la dépendance. On voit bien aujourd’hui, qu’au regard des besoins, il faut qu’on mette en place un mécanisme, ou en tout cas, qu’on travaille sur un nouveau modèle de financement parce que sinon on ne met qu’un sparadrap sur des maux beaucoup plus importants.

On est vraiment dans un contexte particulier où on aborde actuellement la question de la tarification mais j’espère que ça n’est que momentané avant qu’on aborde la question de manière beaucoup plus large.

Donc la réflexion sur le 5e risque ou la journée de solidarité supplémentaire, c’est ce débat-là que vous attendez ?

Bien sûr. Le point positif des tensions récentes et du mouvement dans les Ehpad est que cela a permis de mettre l’accent sur la nécessité d’agir de manière beaucoup plus large, cela, c’est positif. Les annonces qui vont dans ce sens sont vues positivement. C’est une approche globale de la situation qu’il faut avoir. Mais si on prend par exemple la deuxième journée de solidarité, cela rapporte 3 milliards d’euros. On est loin des besoins face à la pyramide des âges…

On voit bien que quelques pistes sont lancées, je pense qu’il va falloir avoir une démarche beaucoup plus large, beaucoup plus globale si on veut relever les défis. Qu’il y ait une volonté, dont acte, c’est très bien, mais il faut aller plus loin.

Je pense qu’aujourd’hui on doit aborder tous ces éléments : le fonctionnement bureaucratique des financement doit être revu mais la priorité pour moi elle est humaine. C’est quel accompagnement humain on souhaite pour nos aînés, c’est cela qu’il s’agit de construire. C’est d’avoir un allongement de la durée de vie mais l’enjeu n’est pas d’apporter des années à la vie mais de la vie aux années. C’est cela qu’il faut qu’on réussisse à construire pour l’avenir. Et là, on a bien vu qu’il y a une vraie crise, multiple. C’est tout le modèle social d’accompagnement de la dépendance qui est à revoir.

Et dans ce modèle social à repenser, quelle doit être la place des départements, y compris d’un point de vue financier ?

Il faut partir de l’accompagnement de la personne. Quelle est la collectivité qui est le plus à même, aujourd’hui, d’apporter un accompagnement digne, de qualité aux personnes âgées ? Il faut d’abord se poser cette question. A mes yeux, au regard de l’expertise sur l’accompagnement social à tous les âges de la vie, je pense que le département a toute sa légitimité en terme d’expertise et on a aussi des élus à « portée d’engueulade » des habitants ! Le retour du fonctionnement, on l’a. Moi, sur mon canton, le fonctionnement de la MDPH, ça n’allait pas, j’ai le retour de mes concitoyens.

Ce qui n’empêche pas de trouver des partenariats, je crois beaucoup aux partenariats entre le bloc communal et les départements parce que c’est dans la proximité qu’on accompagne le mieux les personnes.

Mais, lorsqu’on constate aujourd’hui que l’effort de solidarité est de plus en plus porté par les territoires et de moins en moins par l’Etat, on se retrouve confronté à une incapacité financière à faire face à ces besoins sociétaux en forte augmentation. Il faut garantir le financement qui permettra de prendre en charge l’accompagnement. Nous, on a la capacité en ingénierie, en expertise, il faut qu’on ait les moyens financiers pour assumer efficacement cette démarche-là. Les problématiques qu’on a eu sur le RSA, on commence à le voir dans certains départements avec l’APA. Avec la pyramide des âges qui est très claire : le nombre de personnes de plus de 85 ans va augmenter très fortement dans les années à venir…

Notes

Note 01 Nouveau barème pour financer la dépendance des personnes âgées en établissements qui ne fait plus de distinction entre les Ehpad public, privé non lucratif et privé lucratif. Retour au texte

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Personnes âgées : « C’est tout le modèle social d’accompagnement de la dépendance qui est à revoir »

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement