Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Environnement

Huiles de schiste : un projet incompatible le statut d’«éco-région» d’Ile-de-France

Publié le 17/02/2011 • Par Laurence Madoui • dans : France

Des élus de tous bords dénoncent l’impact environnemental d’un chantier d’exploration d’hydrocarbures non conventionnels en périphérie de Doue ( en Seine-et-Marne). Accompagnés de Jean-Paul Huchon, ils se sont rendus le 16 février 2011 sur ce terrain pour demander à l'Etat l'arrêt définitif des explorations.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

C’est le maire de Doue (Seine-et-Marne, 1 100 hab) qui a informé du projet d’exploration d’huiles de schiste la propriétaire des terres agricoles concernées.
L’élu, lui-même informé par le préfet en août 2010, a aussi alerté les conseils général et régional. Dont les présidents ont visité, le 16 février 2011, le chantier, ouvert à l’automne et à l’arrêt depuis la suspension des prospections, annoncée début février par la ministre de l’Ecologie.

Au nom de la région, Jean-Paul Huchon (PS) dénonce la procédure « menée de façon clandestine » sur un forage au lourd impact environnemental et sanitaire. « Il ne s’agit pas là d’invoquer le principe de précaution : les dégâts sont certains », affirme le président de l’Ile-de-France, qui vise « le statut d’éco-région ».
La recherche de nouvelles ressources fossiles « va à l’encontre de notre politique d’économies d’énergie et de développement des énergies renouvelables », poursuit-il. « Nous sommes censés œuvrer au ‘Facteur 4’ (la division par quatre des rejets de CO2 d’ici 2050) aux termes du Grenelle et l’Etat autorise un forage sur des hydrocarbures non conventionnels ! », pointe Hélène Gassin, vice-présidente (EELV) en charge de l’énergie.

Mini-séisme et cocktail de près de 600 produits chimiques

Pour Vincent Eblé, président (PS) du conseil général, le chantier ravive « la question, centrale dans le département, de la ressource en eau – aux plans quantitatif et qualitatif -, dont les techniques de forage sont très gourmandes. » Caroline Pinet, conseillère municipale (EELV) de Montceaux-les-Meaux, détaille la méthode d’exploration des huiles, disséminées dans la roche quand les hydrocarbures conventionnels sont concentrés dans des poches : « Un forage descend à 2 500 mètres – sous la nappe phréatique, puis la roche est fracturée à l’horizontale sur une distance pouvant atteindre 2 km – les premières maisons sont ici à 500 mètres. Cette seconde opération équivaut à un mini-séisme, sous l’action d’eau à haute pression (600 bars), de sable et d’un cocktail de près de 600 produits chimiques (glycols, solvants …). »

Outre le risque de pollution de la nappe, Anne Chain-Larché, présidente (UMP) de la communauté de communes de la Brie des Morin (21 communes, 16 500 hab.), s’inquiète de l’impact paysager lié à l’étendue de la fracturation horizontale, sur un territoire où « les élus de toutes tendances travaillent à un projet de parc naturel régional ».

L’opacité toute légalité

Temporairement suspendu, le chantier se limite aujourd’hui à une dalle en béton, dont sort une tête du puits. « Aucune information n’indique la nature des travaux ni la société qui les porte, seul un panneau signale un ‘chantier interdit au public’, observe Geneviève Wortham, conseillère régionale (PS). Tout est opaque et tout à fait légal. » Le Code minier ne prévoit en effet aucune disposition d’information ou de concertation sur ce type de projets.
Seul moyen de les connaître : compulser assidûment le Journal officiel.
En tenant compte des trois autorisations accordées en Seine-et-Marne et des demandes en cours, « c’est 80 % du territoire départemental qui est concerné », selon Caroline Pinet.

Ce même 16 février, le ministre de l’Energie, Eric Besson, n’excluait pas une exploitation des hydrocarbures non conventionnels qui se ferait « « conformément (…) au respect de l’environnement ».

L’ARF opposée à l’exploitation des gaz de schistes

Les présidents de régions se sont déclarés opposés à l’exploitation des gaz de schistes, demandant l’annulation des permis d’exploration qui ont été délivrés par le ministère de l’Ecologie, a annoncé le 17 février  l’Association des régions de France (ARF).
Au cours d’une assemblée générale, les présidents de régions ont adopté « une position commune dans laquelle ils expriment leur vive opposition à l’exploitation des pétroles non conventionnels impliquant des techniques d’extraction extrêmement dommageables pour l’environnement », indique l’ARF dans un communiqué.
Ils ont apporté leur soutien  :

  • aux présidents de Midi-Pyrénées Martin Malvy (PS),
  • Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne (PS),
  • Provence Alpes-Côte d’Azur Michel Vauzelle (PS),
  • Languedoc-Roussillon Christian Bourquin (DVG)
  • et Ile-de-France Jean-Paul Huchon (PS)

qui ont saisi la ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet pour demander l’annulation des permis d’exploration délivrés.
L’ARF regrette notamment « l’absence totale d’information aux élus locaux lors de l’octroi de ces permis d’exploration, qui portent sur des surfaces de plusieurs milliers de kilomètres carrés, parfois situées dans des zones protégées comme les parcs naturels régionaux ».
Elle ajoute que les eaux usées et sursalées résultant de l’exploitation des gaz de schistes « s’apparentent à des déchets dangereux ».
Or depuis 2002, ce sont les régions qui ont la charge de planifier la gestion de ces déchets. Elle dénonce par ailleurs la récente réforme du code minier, « qui a largement simplifié les procédures », et entendent être « systématiquement consultées pour tout nouveau permis ».

Réagir à cet article
Prochain Webinaire

Déserts médicaux, comment s'en sortir ?

--
jours
--
heures
--
minutes
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Huiles de schiste : un projet incompatible le statut d’«éco-région» d’Ile-de-France

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement