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Décentralisation

Pour la droite, la renaissance passe par les territoires

Publié le 03/05/2018 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : France

Wauquiez
Twitter Laurent Wauquiez
Adeptes d’une opposition frontale ou Macron-compatibles, les élus LR misent sur les collectivités pour rebondir. Aussi, multiplient-ils les think-tanks et les clubs d’élus locaux. Revue des principales forces en présence.

L’espace est libre. Devant un pouvoir central qui compte encore peu de relais dans les collectivités et un PS en capilotade, les élus de la droite et centre occupent le créneau des territoires. Une manière, pour eux, d’afficher leur opposition à une Macronie qui ferait fi des corps intermédiaires ou, tout au contraire, de peser dans le nouveau monde.

Dans un paysage politique balkanisé, les territoires apparaissent comme la dernière planche de salut. Aussi, les édiles LR multiplient les instances, cercles de réflexion et autres associations d’élus locaux. Plein feu sur un marché très concurrentiel.

Les Républicains de Laurent  Wauquiez

Pour le président des Républicains Laurent Wauquiez, la droite doit miser sur les territoires pour se refaire une santé. Une stratégie qui avait payé après 1981. Empruntant ses éléments de langage à Charles Maurras, le chef de parti conspue un chef de l’Etat  coupé du « pays réel ». Pour lui, point de doute : « Hanté par une haine de la province », Emmanuel Macron n’éprouve pas d’« amour charnel pour la France ».

Un discours que relaie à l’envi son lieutenant, l’ancien cadre du FN Guillaume Peltier. Le verbe haut et les idées claires, le député du Loir-et-Cher s’en prend aux « enfants gâtés de l’ultralibéralisme (…) vénérant San Francisco mais ne sachant pas situer Châteauroux ou Montauban ». A ses yeux, le macronisme marque les noces des élites mondialisées et de la « nouvelle petite noblesse d’Etat forgée dans le moule comptable et technocratique ». Détournant le mot de Bernard Stasi sur l’immigration, le pro de la com’ politique lance : « Les provinces, une chance pour la France ! ».

Cet adepte d’une droite musclée peut tabler sur le renfort d’un transfuge du centrisme, Damien Abad, adhérent à l’UDF dans les années 2000. Tous deux vice-présidents des Républicains, ils ont fondé la France des territoires. Un cercle interne au parti.

Les Républicains comptent aussi un secrétaire général adjoint chargé des élus locaux et des territoires, le sénateur LR de l’Ardèche Mathieu Darnaud. Un pur produit de l’appareil politico-administratif des collectivités, à l’instar de son rival local, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Action et des comptes publics Olivier Dussopt. A la  chambre haute, Mathieu Darnaud a présenté des rapports remarqués sur le bilan de la réforme territoriale. Ce quadra sert de trait d’union entre son patron de région Laurent  Wauquiez et le président du Sénat, Gérard Larcher qui ménage davantage le chef de l’Etat.

Le dispositif territorial des Républicains est complété par un Comité des maires. Un organisme dirigé par le maire de Châteauroux, Gil Averous. Cet édile est aussi un professionnel de la politique locale. Il a en effet été directeur général des services et dir’cab de son prédécesseur à la tête de Châteauroux.

Travaille à ses côtés, la vice-présidente Agnès Le Brun. Une édile implantée à l’Association des maires de France. Au sein de la puissante institution, la première magistrate de Morlaix préside la commission Education. Vice-présidente de l’AMF, c’est elle qui a été envoyée en tant qu’observatrice au moment du semi-boycott de la Conférence nationale des territoires, le 14 décembre 2017 à Cahors. « On est en train d’engloutir des décennies de décentralisation. Si les métropoles aspirent toute la lumière et l’argent, les communes de moins de 10 000 habitants deviendront des trous noirs », avait taclé Agnès Le Brun dans les couloirs de Cahors.

La Manufacture de Xavier Bertrand

« Mon parti, c’est la région » : en rupture de ban avec les Républicains, Xavier Bertrand entend transformer sa collectivité en laboratoire. Le patron des Hauts-de-France, qui n’a rien abdiqué de ses ambitions nationales, s’est fixé une mission : ramener dans les filets de la droite républicaine l’électorat populaire qui a cédé aux sirènes du FN.

Revenu ses racines séguinistes, Xavier Bertrand tient le discours du pouvoir  d’achat et du colbertisme industriel. Le nom de son club, La Manufacture, dit tout de son projet. Hostile à Emmanuel Macron qu’il compare volontiers à Margaret Thatcher, l’ancien ministre du Travail voit dans les collectivités des instruments de relance de l’activité. Un discours qui peine à prendre. En dehors de sa région, Xavier Bertrand n’a pas (encore ?) fait beaucoup d’émules.

Libres ! de Valérie Pécresse

Déjà, lors de la primaire de la droite et du centre en 2016, la présidente LR de l’Ile-de-France Valérie Pécresse avait fait de son régionalisme et de la fusion-absorption de la métropole du Grand Paris par sa collectivité deux des conditions de son soutien à Alain Juppé. À la tête de Libres !, mouvement associé aux Républicains, elle fédère maintenant nombre d’élus de droite de la région-capitale. Du président de l’Association des maires d’Ile-de-France Stéphane Beaudet au premier magistrat d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza, beaucoup rallient le panache de Valérie Pécresse. Au-delà des frontières de l’Ile-de-France, l’audience de l’ancienne ministre se révèle plus limitée. Son conseiller spécial à Libres ! s’appelle cependant Dominique Bussereau président de l’Assemblée des départements de France et de la Charente-Maritime.

Ce collectif n’insulte pas l’avenir. Dans ses rangs, prennent ainsi place des élus Macron-compatibles, tels l’adjoint d’Alain Juppé à Bordeaux, Nicolas Florian et la maire du 9ème arrondissement de Paris, Delphine Bürkli. Libres ! campe sur une ligne « positive, sociale et réformatrice » dont on peine parfois à distinguer les ressorts profonds. Une seule certitude : Libres ! promeut la région. Au moment de formuler ses propositions contre les déserts médicaux, le mouvement confie à cet échelon le soin de réguler le système de santé.

La France Audacieuse de Christian Estrosi

Formée d’élus de droite Macron-compatibles, la France Audacieuse s’affirme comme le « mouvement des territoires ». Après la fin du cumul des mandats, il entend porter la voix des maires élus sous l’étiquette UMP ou UDI aux municipales de 2014. Un club principalement composé d’élus proches d’Alain Juppé, Bruno Le Maire et Christian Estrosi.

C’est d’ailleurs le médiatique premier  magistrat niçois qui préside la France Audacieuse. Parmi les membres fondateurs, figure aussi Jean-Luc Moudenc, patron de France Urbaine et maire de Toulouse. Les collègues d’Angers, de Reims et d’Orléans, Christophe Béchu, Arnaud Robinet et Olivier Carré font aussi partie du casting.

En attendant son prochain congrès fondateur, la France Audacieuse multiplie les visites de terrain. Le 29 avril, le collectif a aussi présenté, sous l’égide de la maire du 9ème arrondissement de Paris, Delphine Bürkli, son livre blanc. Son maître mot : l’Etat doit s’inspirer des communes, qui sont « à l’avant-garde des réformes nécessaires pour notre pays ».

Plus prosaïquement, la France Audacieuse dont le maire du Havre, Luc Lemonnier est adhérent, pourrait aussi servir de label pour décrocher le soutien de La République en Marche aux prochaines municipales de 2020. Un appui qui ne passerait pas forcément par un transfert à LREM. Quoiqu’il en soit, le Premier ministre multiplie les déjeuners avec les membres de la France Audacieuse. Edouard Philippe entend, de cette manière, définitivement détacher ces élus des Républicains.

C’est déjà la lune de miel entre la France Audacieuse et le pouvoir. Parmi les maires signataires avec l’Etat des premiers contrats de maîtrise de dépenses de fonctionnement, figurent essentiellement des adhérents à ce collectif, comme les premiers magistrats de Nice, Perpignan et Reims.

 

 

 

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Commentaires

Pour la droite, la renaissance passe par les territoires

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pov citoyen

05/05/2018 10h59

Je comprends en lisant cela que la démocratie, c’est bien quand on gagne les élections. Quand on les perd, il faut bien continuer à exister et pour cela tous les moyens sont bons.
Pitoyables.

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