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Environnement

Campagne de com’ de FNE : élus et professionnels vent debout

Publié le 16/02/2011 • Par Xavier Debontride • dans : Régions

Si l’on mesure l’efficacité d’une campagne de communication à la vigueur des réactions qu’elle suscite, alors France Nature Environnement (FNE) aura touché au but. La région Bretagne saisit la Justice, le comité régional de tourisme alerte le gendarme de la publicité et la RATP refuse diffuser les affiches dans le métro.

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Bonnes vacances Campagne FNE

Les affiches de la campagne de communication de FNE vont être attaquées en justice par le conseil régional de Bretagne.

Jean-Yves Le Drian a annoncé le 16 février son intention de défendre les intérêts de sa région en Justice. Cette campagne de communication est « une attaque caricaturale », s’indigne le président du conseil régional.
Les fameuses affiches ne seront pas non plus diffusées dans le métro : elles ont été retirées à la demande de la RATP au nom de la neutralité du service public.
Le comité régional du tourisme a toutefois décidé de saisir le gendarme de la publicité, l’ARPP.
Plus généralement, élus, de droite comme de gauche, professionnels du monde agricole, et jusqu’à certaines associations environnementales, dont Eaux et Rivières, qui fait pourtant partie de FNE, s’élèvent contre l’amalgame pratiqué par cette campagne qui met en scène notamment, une plage bretonne recouverte d’algues vertes pour stigmatiser les pratiques de l’agriculture intensive.

Le problème, c’est que la Bretagne cherche depuis plusieurs années à surmonter cette situation, avec le soutien de l’Etat, des collectivités, des professionnels et des associations.
Attaques caricaturales – Le président (PS) du conseil régional de Bretagne, Jean-Yves Le Drian, s’est publiquement insurgé contre les méthodes de FNE, dénonçant dans un communiqué des « attaques caricaturales » qui « risquent de réduire à néant les efforts des acteurs de terrain et de raviver les clivages ».
De son côté, le député européen (UMP) Alain Cadec, président du comité Algues vertes et du Comité de l’eau du bassin de Saint-Brieuc, se déclare « scandalisé par la violence de cette campagne, à la fois outrancière et dévastatrice ». Il appelle les membres du comité à se réunir le 18 mars pour « contrecarrer cette entreprise de démolition ».

Même écœurement chez Thierry Burlot, vice-président (PS) du conseil régional en charge de l’eau et de la biodiversité. « Pleine de raccourcis désastreux, cette campagne est une véritable provocation, alors que nous sommes en train de construire un plan partenarial d’éradication des algues vertes », dénonce l’élu, qui rappelle que FNE porte atteinte à l’image de la Bretagne toute entière, alors que le phénomène des algues vertes ne touche que 5% du littoral breton.

Le risque est grand dans les prochains jours de voir réapparaître les postures radicales entre le monde agricole ainsi montré du doigt et les associations de préservation de l’environnement.
Et ce, alors même que la région organise depuis quelques semaines une vaste consultation publique sur la place de l’agriculture en Bretagne, afin de promouvoir une « nouvelle alliance » entre le territoire et ses agriculteurs.
Dans ce contexte tendu, le conseil régional pourrait décider lors de sa prochaine réunion de bureau le 17 février d’engager une action en justice contre FNE pour faire cesser la campagne et demander réparation.

FNE parle d’un « fleuve intarissable »

Dans sa campagne, France Nature environnement (FNE) donne quelques chiffres.
Elle estime ainsi que la responsabilité de l’élevage porcin est considérable puisqu’un porc produit 5,5 kg d’azote par jour sous forme de lisier (1 m3/animal) et que 1,2 millions de porcs en émettent ainsi entre 6 et 7000 tonnes chaque année.

« Cette concentration des élevages et des effluents se traduit par des infiltrations très importantes de nitrates sous les sols saturés par la masse de ces effluents », explique la FNE.
L’association énumère alors les nuisances en cascades :

  • pollution de l’air par les émissions volatiles des lisiers,
  • pollution de la ressource en eau qui dépasse la norme de potabilité légale en de nombreux captage (et condamnation de la France pour non-conformité),
  • et enfin prolifération des algues en bout de chaine quand ces fertilisants arrivent à la mer.

Régions

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Commentaires

Campagne de com’ de FNE : élus et professionnels vent debout

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Kelfatig

17/02/2011 02h40

Parce que ce n’est pas violent de tuer les organismes vivants dans la mer, de tuer un cheval par éménations toxiques, de donner de la viande de porc ou de poulets élévés dans des conditions concentrationnaires, tout ceci n’et pas violent, n’est-ce-pas?
Tout ce beau monde, vent debout contre la « violence » de cette campagne publictaire, unanimité suspecte. Je me demande bien ce qui peut lier de cette façon, tous ces « responsables ». Le tourisme, l’ argent du tourisme à tout prix, vous croyez?

Rémy PETIOT

17/02/2011 04h07

Merci aux organisations qui défendent notre santé et notre cadre de vie.
Les agriculteurs sont dans une impasse productiviste et sont victimes des orientations de leur seul syndicat responsable de cette évolution depuis l’après-guerre. Il faut d’abord que d’autres points de vues syndicaux puissent s’exprimer et avoir de réelles possibilités d’action, sans attendre que le seul syndicat représentatif dans toutes les instances y soit contraint par les conséquences des modes culturaux qu’il prône de puis 60 ans.

Ma Cantine Bio

18/02/2011 10h25

Il faut soutenir France Nature Environnement qui mène un combat difficile contre un lobby agro-industriel très puissant auquel les hommes politiques de tous bord sont inféodés.
A Ma Cantine Bio nous prônons le développement d’une agriculture biologique, respectueuse de l’environnement et où les agriculteurs vivent de la vente de leurs produits et non de subventions.
Nous pensons qu’un nombre croissant d’agriculteur prend conscience du piège dans lequel les politiques et les entreprises chimiques les ont enfermés en les poussant à produire toujours plus au détriment des prix, de la qualité et de l’environnement.
Au lieu de s’offusquer Mr Le Drian et les hommes politiques de Bretagne feraient mieux de proposer un autre modèle de développement agricole auxquels je suis convaincu les agriculteurs seront ravis de souscrire.

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