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ÉDUCATION
Rythmes scolaires : quatre jours d’école mais des activités du mercredi enrichies
Michèle Foin | Innovations et Territoires | Régions | Publié le 09/05/2018 | Mis à jour le 02/05/2018

Certaines communes qui reviennent à quatre jours d'école souhaitent enrichir l'offre de loisirs du mercredi en capitalisant sur les partenariats noués lors de la réforme "Peillon". Si les activités du mercredi ne sont pas obligatoires, des communes tentent de les rendre accessibles à tous les enfants, en particulier à ceux des quartiers populaires. Les communes s'inscrivent dans une logique de parcours, avec des ateliers thématiques que les enfants peuvent suivre sur plusieurs semaines.

Depuis le décret « Blanquer » du 27 juin 2017 [1], qui permet aux collectivités de revenir à la semaine de quatre jours d’école, en accord avec les conseils d’école, les communes se sont engouffrées dans la brèche. Près de 80 % d’entre elles auraient choisi de revenir aux quatre jours, d’après l’Association des maires de France (AMF).

Pour Agnès Le Brun, présidente de la commission « éducation » à l’AMF et maire de Morlaix (14 800 hab., Finistère), il s’agit d’une réaction épidermique des acteurs éducatifs face à la « coercition ». « La contrainte a tout gâché en reniant la diversité et les spécificités territoriales », explique-t-elle. Un avis partagé par Guy Corazzol, adjoint au maire chargé de l’éducation à Lyon (513 300 hab.) : « La réforme « Peillon » a été dogmatique. Cette volonté d’une application uniforme a provoqué un rejet de la part des acteurs locaux. »

Pas de remise en cause du PEDT

Certes, mais cette contrainte a aussi eu l’avantage de faire réfléchir toutes les communes à l’offre périscolaire. De ce point de vue, il y a un « avant » et un « après » réforme. « La majorité des communes n’est pas revenue à quatre jours secs » confirme Agnès Le Brun.

CHIFFRES CLES

Avantage : les communes évitent le gâchis du "retour en arrière" grâce à des activités complémentaires aux enseignements, dans un registre ludique. Inconvénient : elles perdent les aides liées à la réforme "Peillon".


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