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Aménagement du territoire

Réinventer Paris : les projets à l’épreuve du concret

Publié le 19/04/2018 • Par Sophie Le Renard • dans : Régions

Vue a̩rienne Paris
©ERVIN GOVS - stock.adobe.com
Où en sont les vingt-deux lauréats de l'appel à projet Réinventer Paris ? La ville de Paris a mis en place des procédures et un travail de suivi important afin que les projets réalisés soient le plus conformes possibles aux engagements. Néanmoins, des interrogations demeurent sur la place des pouvoirs publics dans ce type de projets.

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Plus de deux ans ont passé depuis la désignation des vingt-deux lauréats de l’appel à projet Réinventer Paris, en février 2016, et depuis silence radio… En effet, peu d’informations ont filtré sur l’avancement des projets. « Après avoir beaucoup communiqué, nous sommes entrés dans une phase de travail invisible » reconnaît Marion Waller, conseillère auprès de Jean-Louis Missika, adjoint à la Maire de Paris en charge de l’urbanisme et du développement économique et père de cette nouvelle méthode de fabrique de la ville.

La nouveauté réside dans la constitution des équipes qui intègrent concepteurs mais aussi  utilisateurs et investisseurs. « Réinventer Paris dissocie l’appel à projet de la maîtrise d’ouvrage. Si les sites proposés correspondent à du foncier public, les opérations n’ont pas vocation à être portées par les collectivités. Au-delà de l’architecture, il est question de modèles économiques et de montage financier » résume Nicolas Rio, de l’agence de conseil en stratégies territoriales, Partie Prenante.

Un travail de suivi très important

Après l’avalanche de belles images abondamment diffusées, la phase d’ingénierie des appels à projet s’est mise en place demandant un grand travail de suivi de la ville de Paris. Deux personnes ont ainsi été recrutées au service urbanisme, en plus des chefs de projets qui suivent chacun un site. « A travers le processus des « réinventer », les services de la capitale ont semble-t-il développé de nouveaux savoir-faire plus transversaux, qui sont ceux du cœur de métier des aménageurs » considère Eric Bazard, aménageur et Président du Club ville et aménagement.

Face à un système de commande complexe et inédit, chaque partie a dû avancer ensemble, trouvant parfois des méthodes innovantes de travail. Car dans les contrats de vente de terrain doivent figurer aussi des clauses engageant les équipes tant en matière de programmation que d’innovation, afin que les promesses se traduisent en réalité. « Ce travail sur les usages a atteint un niveau de détail important, avec une qualité du dialogue avec les notaires et les équipes » explique Marion Waller.

Les promoteurs et architectes interrogés pour cet article confirment cet engagement. « Nous n’avions pas beaucoup de marge de manœuvre pour faire évoluer le projet. La mairie, très moteur, a veillé à ce que nous soyons fidèles à la réponse de l’appel à projet » juge Joachim Azan, président de Novaxia, promoteur immobilier engagé dans le projet l’auberge Buzenval, une auberge de jeunesse coiffée d’un « rooftop ».

Dix permis de construire délivrés

Pour le bâtiment à multi-usages, «Mille arbres », un « village forestier » imaginé par les architectes Sou Fujimoto et Manal Rachdi, même l’âge des arbres a été contractualisé ! Au moins un quart des espèces devront avoir plus de vingt ans au moment de leur plantation sur le site. Le projet a obtenu son permis de construire « Nous avons eu la volonté d’aller le plus vite possible afin de montrer que cet appel à projet avait une réalité concrète » analyse un représentant de la compagnie de Phalsbourg, promoteur de l’opération.

Alors concrètement aujourd’hui où en est-on ? Dix permis de construire ont été délivrés, cinq sont en cours d’obtention avant l’été et pour les sept projets restants six mois supplémentaires sont évoqués. Comme pour le projet de cinéma à la sous-station électrique Parmentier. Attaqué en justice par des riverains, finalement déboutés en appel , celui-ci va pouvoir reprendre.

Etre capable de faire évoluer les projets

Pour l’ancienne gare du boulevard Massena, destinée à être transformée en lieu consacré à l’alimentation durable, la discussion avec la SNCF sur la remise en état de la petite ceinture, a pris plus de temps qu’attendu. « Mais le dépôt du permis est prévu en 2018, précise Marion Waller. Globalement nous sommes satisfaits que les permis de construire obtenus concernent des projets complexes et innovants. Trois chantiers débutent aussi d’ici deux mois. »

La difficulté a été parfois d’aligner les intérêts de toutes les parties, incluant les futurs exploitants du lieu et qui devaient s’engager sur une quinzaine d’années. Ainsi suite à une concertation avec habitants du secteur de Buzenval, le projet d’Auberge de jeunesse a du être réduit d’un étage. « Cela signifiait des lits en moins donc un manque à gagner pour l’exploitant. Nous avons donc revu le projet dans cette optique » observe son promoteur.

Et l’intérêt général ?

Mais une question continue de se poser à l’heure où les projets de Inventer la métropole du Grand Paris sont aussi sur les rails : où est l’intérêt public dans ce système d’appel à projets ?

« Le renouveau du travail programmatique est patent et peut être extrêmement riche. Mais n’est-il pas trop soumis à des effets de mode ? A-t-on la place pour tant d’espaces de coworking. ? » s’interroge ainsi Eric Bazard, qui insiste sur l’importance d’un travail en lien avec le contexte et sur la place du politique comme commanditaire de la feuille de route.

C’est un point de vue que partage Christine Leconte, présidente de l’Ordre des architectes d’Ile-de-France. « Nous avons besoin de projets globaux qui intègrent des enjeux sociaux, environnementaux, économiques et aussi de la garantie d’une certaine mixité, d’une qualité architecturale et d’une prise en compte du risque de gentrification. » Et pour elle, les architectes ont un rôle central à jouer « en tant que concepteur de la ville, de conseil auprès des pouvoirs publics et pas simplement de créateur de belles images. »

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Commentaires

Réinventer Paris : les projets à l’épreuve du concret

Votre e-mail ne sera pas publié

Ju Bbn

23/04/2018 03h52

Pourrait-on avoir du concret avec le noms des sites qui ont eu un permis de construire ? Et comprendre pourquoi certains sont encore en stand by ?

Bien à vous

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