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Services dématérialisés

Identité numérique : derrière les enjeux publics, une bataille économique

Publié le 18/04/2018 • Par Pierre-Alexandre Conte • dans : France

identité numérique
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Avec la dématérialisation des services se pose la question de l’identité numérique des citoyens : comment fluidifier la reconnaissance d’un usager, en évitant la création d’une identité par service, tout en garantissant sécurité et protection des données ?

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Le 13 octobre dernier, le Premier ministre lançait le programme Action publique 2022. Parmi les objectifs fixés : moderniser les services publics et en améliorer la qualité. Cette transformation s’accompagne évidemment d’une dématérialisation croissante. Un chantier qui ne date pas d’hier et qui a nécessité une réflexion poussée autour de la notion d’identité numérique des citoyens.

« C’est un sujet assez ancien en France, qui a rebondi à plusieurs moments. Il y a eu des projets de carte nationale d’identité électronique. Ce devait être en 2007-2008. Mais ils n’ont pas abouti pour diverses raisons, notamment financières », explique Philippe Vrignaud, à la Dinsic de l’Etat.

Une solution qui a pourtant été adoptée par d’autres pays, comme la Belgique. « On n’a pas choisi de le faire en France car ça coûte très cher. C’est toute une infrastructure à mettre en place », confirme Laurent Charreyron, spécialiste des questions d’identité numérique.« Les bases avaient déjà été posées par le gouvernement Jospin, avec le programme d’action gouvernemental pour la société d’information. Mais il y a aussi une énorme difficulté dans la continuité de l’Etat. Chaque gouvernement veut réinventer son histoire », renchérit Florence Durand-Tornare, fondatrice et déléguée générale de l’association Villes internet.

Le rêve de tout internaute

Le premier service réellement mis en place, FranceConnect, est né bien plus tard. L’idée a germé en 2013 et a été développée l’année suivante en mode start-up, avec des phases de test réalisées avec les futurs utilisateurs. Le but était de se calquer sur le fonctionnement de Facebook connect, un système populaire permettant aux personnes de s’identifier et de s’authentifier sur les nombreux sites qui l’avaient implémenté à partir du compte créé pour le réseau social.

Un seul compte, un seul mot de passe, des dizaines de services accessibles : le rêve de tout internaute. L’Etat s’est donc basé sur les usages pour concevoir son propre système. « Une approche pragmatique, une idée qui est décorrélée de tout support technique. On a fait dans l’anglo-saxon », lance Philippe Vrignaud. FranceConnect prend la forme d’un simple bouton, présent aujourd’hui sur les sites internet d’environ 350 fournisseurs de services publics, dont de nombreuses collectivités, comme la ville de Lyon ou le département de la Moselle.

Il irrigue toutes les démarches de dématérialisation de l’administration lancées par l’Etat, à l’instar de « demarches-simplifiees.fr », lancé par le secrétaire d’Etat au numérique, Mounir Mahjoubi, le 1er mars. Lorsque l’usager souhaite s’identifier et s’authentifier, le système fait appel à l’un des quatre fournisseurs d’identité existant à ce jour : la DGFIP, Ameli, La Poste et « Mobile Connect et moi ». Grâce à l’identifiant attribué par l’un de ces fournisseurs, l’usager peut, sans avoir à créer un compte, accéder à tout service utilisant le système.

Quel modèle ?

Les fournisseurs d’identité jouent donc un rôle central dans le fonctionnement de FranceConnect. Si la participation de la DGFIP et d’Ameli paraît naturelle, celle de La Poste et de Mobile Connect et moi (compatible à ce jour uniquement avec les numéros Orange, mais bientôt avec d’autres opérateurs), acteurs privés, pose évidemment la question du modèle économique. « Les fournisseurs d’identité privés sont en partie guidés par une logique économique, souligne Vincent Berdot, responsable « partenariats » de FranceConnect.

Une réflexion sur le modèle économique est donc nécessaire dès lors que l’on s’ouvre au privé. » D’après plusieurs sources, les discussions avec La Poste, engagées très tôt, n’ont pas été des plus aisées. Mais le groupe dirigé par Philippe Wahl s’y retrouve, en termes d’image et financiers, puisque les utilisateurs ayant créé un compte via le système baptisé Identité numérique peuvent aussi acheter des services auprès de l’opérateur de courrier.

Mobile Connect et moi a, de son côté, présenté un modèle économique différent de celui de la Dinsic, visant à monétiser l’identification et l’authentification auprès des fournisseurs de services privés. Car FranceConnect sera disponible dès le mois de mai sur les sites d’acteurs privés qui en ont besoin, comme EDF, des mutuelles ou des banques.

En clair, un marché énorme. D’après la Dinsic, 3,7 millions de personnes ont déjà utilisé au moins une fois FranceConnect. L’objectif est d’atteindre les 10 millions d’ici à la fin de l’année. Pour cela, de nouveaux fournisseurs d’identité vont voir le jour : la Mutualité sociale agricole cet été et un deuxième lié à l’Agence nationale des titres sécurisés en septembre. De quoi toucher toujours plus de citoyens. Une version dédiée aux agents de la fonction publique est également en phase d’expérimentation (FranceConnect agent, en test dans certaines collectivités). Son déploiement débutera à la rentrée prochaine.

Un passe-plat anticentralisateur

FranceConnect. La Dinsic le confesse, faire comprendre le fonctionnement de FranceConnect est un sacerdoce. Pourtant, la définition semble assez claire : « FranceConnect, c’est en réalité un passe-plat. L’identité lui est fournie. Et il la renvoie au fournisseur de services. FranceConnect ne stocke aucune identité. C’est toute la subtilité du mécanisme qui ne centralise donc aucune donnée », détaille Vincent Berdot, responsable des partenariats.

Un risque de surveillance généralisée existe-t-il quand même ? « Il y a un risque, mais pas différent de celui qu’on vit au quotidien avec notre administration depuis la fin de la guerre, assure Florence Durand-Tornare. Effectivement, il faut que nous ayons conscience que l’on confie à un gouvernement l’exécution de la mise à disposition de nos droits. »

Données de l’Insee

Parmi les idées combattues par les ingénieurs de l’Etat, il y a celle qui prétend que le fournisseur de services aurait accès aux données du fournisseur d’identité. « Le fournisseur de services ne récolte que l’identité de la personne et aucune autre donnée », précise Vincent Berdot. Les utilisateurs, eux, sont identifiés de manière unique et certaine grâce à six données qui transitent entre les deux bouts de la chaîne : nom, prénom, date de naissance, pays de naissance, commune de naissance et sexe.

Au passage, FranceConnect vérifie uniquement que l’identité transmise est exacte et ne comporte pas de faute, en se basant sur des données détenues par l’Insee. « Sur le plan technique, c’est le bon parti pris », avance Laurent Charreyron. Le système permet par ailleurs aux fournisseurs de services de demander des données à d’autres administrations pour effectuer des démarches – à la CAF ou à la DGFIP en l’occurrence, pour le moment. Mais toujours sous le contrôle du citoyen, qui peut accepter ou refuser la demande au cas par cas. L’Etat souhaite que tous les services publics en ligne aient intégré FranceConnect au plus tard le 31 décembre 2020.

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