Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Développement économique

Le modèle des stations de ski doit changer

Publié le 16/04/2018 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

val-d'isère
savoieleysse - Fotolia
Le modèle de développement des stations de ski est dans une impasse. Il peut, et doit être repensé.
Eric Charlie Adamkiewicz

Eric Charlie Adamkiewicz

Maître de conférences, Département Management du Sport, Faculté des Sciences du Sport et du Mouvement Humain, Université Paul Sabatier Toulouse 3

Les stations de Pyrénées, face aux évolutions climatiques et en raison de la transformation du marché touristique en montagne, doivent faire évoluer leurs organisations. Plusieurs possibilités sont envisageables : copier les modèles alpins à l’efficacité discutable ou construire leurs propres solutions.

Lorsqu’on observe les questionnements posés, on se rend compte que les problèmes principaux semblent être concentrés sur les investissements dans les domaines skiables. Renouvellement des remontées (RM), neige de culture… C’est à se demander si les autres parties de l’économie touristique posent des problèmes ou pas ? On voit néanmoins, ici et là, des tentatives d’opérations de rénovations d’hébergements afin de les mettre ou remettre dans le circuit économique.

Si la question des investissements dans les remontées mécaniques est importante au regard des coûts engendrés pour les collectivités support, l’enjeu véritable se situe bien dans la maitrise de l’offre touristique globale comprenant l’offre de loisir (aménagements RM, espaces récréatifs,…) et l’hébergement.

L’hébergement à l’initiative privée

Force est de constater qu’avec le Plan Neige, un modèle d’organisation a été mis en œuvre dans lequel, les investissements publics lourds censés être construits autour de l’intérêt collectif étaient tournés principalement vers les remontées mécaniques, alors que l’hébergement était laissé à l’initiative privée. La mise ou non en DSP des remontées mécaniques ne modifiant que très peu au final l’impact sur l’évolution de la fréquentation touristique.

Au regard de l’évolution du marché du tourisme en montagne et du comportement des investisseurs en sites touristiques, on remarque aujourd’hui que ce modèle est obsolète.

Pour tenter de contrôler son activité touristique, lorsqu’on est dans l’optique d’un tourisme de séjour, il est nécessaire de maîtriser l’hébergement.

Trop longtemps on a pensé que les remontées mécaniques (parce que le pratiquant payait le coût de l’activité dans un pays où la pratique de loisirs sportifs est majoritairement prise en charge par les collectivités) étaient les sources principales de revenus.

Si tel était le cas, les départements qui gèrent directement (conseil départemental de la Drôme) ou indirectement (conseil départemental des Hautes-Alpes) des remontées mécaniques auraient des recettes qui couvriraient au moins leurs frais de fonctionnement, ce qui est loin d’être une réalité.

Pistes classiques de la Cour des comptes

Les recommandations de la Cour des Comptes (rapport 2015 pour les Pyrénées et 2018 pour les Alpes du Nord), si elles font état d’un certain nombre de dysfonctionnements et d’absence de prises en comptes des évolutions des marchés par certains acteurs, restent dans une perspective classique : regroupement des collectivités pour mutualiser les moyens et construire des stratégies.

Au-delà d’une analyse purement comptable, ces rapports sous entendent que ce que les communes n’ont pas réussi à construire seule (une stratégie locale), elles seraient amenées à le faire en étant regroupées ?

La Gouvernance ne se décrète pas : elle se veut, elle se construit, se partage et se transforme.

Aujourd’hui, l’absence de maitrise de l’hébergement pousse les stations et les collectivités à subventionner la rénovation d’appartements privés dans l’espoir qu’ils dynamiseront un marché mature et extrêmement concurrentiel. L’échec des ORIL depuis 15 ans, dans lesquels ont a beaucoup investi, montre qu’il n’en est rien. Les déconvenues de la Foncière Rénovation Montagne créée en 2013 par la Compagnie des Alpes pour remettre en marché des lits froids d’appartements montrent les limites d’un système qui n’a toujours pas envisagé de modifier son modèle.

Même le modèle des « stations » de la Drôme mis en exergue dans le dernier rapport de la Cour des Comptes est significatif car, en fait de « stations », le Conseil départemental ne gère que des stades de neige ; il n’y a quasiment pas d’hébergements (excepté au Col de Rousset avec plus 70% de lits froids). Tenter de rééquilibrer les comptes de sites ayant principalement des pratiquants excursionnistes est une véritable gageure.

Maîtriser le parc d’hébergements

Plus que d’engager les collectivités dans un regroupement pour gérer les remontées mécaniques souvent déficitaires, il serait nécessaire d’envisager que les stations et leurs acteurs (privés et publics) s’engagent dans la maitrise de leurs hébergements en devenant propriétaires d’une partie de leurs parcs.

Il est d’ailleurs paradoxal que, dans le cas de Superbagnères, l’hôtel Anéto, qui était propriété du SIGAS, ait été vendu alors qu’il laissait la possibilité, après rénovation, d’être un outil de développement de la station

Mais pour cela il faudrait de véritable « Gouvernances locales », avec des stratégies claires. Il faudrait aussi accepter d’arrêter de construire en montagne : il y a déjà trop de lits, avec plus de 50% de lits froids dans l’ensemble des massifs. Et ce ne sont pas les politiques de taxation des résidences secondaires « non productives » qui pourront changer la situation à court terme.

Repenser un modèle n’est pas uniquement regrouper des déficits et faire porter aux collectifs les problèmes de tous. La diversification des activités, y compris en période estivale, est un aspect de la question, mais la réflexion ne peut se limiter à cela.

Dans les Pyrénées, comme dans les Alpes, l’enjeu est la maitrise d’une partie de l’hébergement.

Sinon, comment comprendre pourquoi, en 2017, l’Autriche est passée devant la France en journée skieurs alors qu’elle possède un nombre de lits bien inférieur, mais beaucoup moins de lits froids.

C’est d’un changement de modèle économique dont il est question. Mais pour le moment, ni dans les Pyrénées, ni dans les Alpes les acteurs locaux ne sont en situation de l’accepter.

D’autant qu’en fantasmant sur l’arrivée massive de clientèles chinoises, on reste dans la logique historique du Plan Neige d’un tourisme de volumes générateur de devises étrangères.

Cette même stratégie est aujourd’hui devenue obsolète en limitant notre capacité à innover et à nous adapter aux évolutions contemporaines.

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Le modèle des stations de ski doit changer

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement