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Immigration

« Il faudra une loi consacrée à l’intégration » – Réda Didi, expert auprès de la Fondation Jean-Jaurès

Publié le 06/04/2018 • Par Rouja Lazarova • dans : France

reda didi
Fabien Calcavechia/La Gazette
Ancien conseiller ministériel en politique de la ville auprès de Patrick Kanner, Réda Didi, expert auprès de la Fondation Jean-Jaurès, est l’auteur du rapport « Mieux accueillir, mieux intégrer en France ».

Le rapport « Mieux accueillir, mieux intégrer en France », présenté par la Fondation Jean-Jaurès en février, comporte douze propositions pour refonder les politiques en faveur des primo-arrivants en France. Ce terme recouvre les étrangers en possession d’un titre de séjour ayant signé un contrat d’intégration républicaine (CIR) avec l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). Ils étaient 106 282 en 2016. L’expert Réda Didi revient sur le projet de loi « asile et immigration », ainsi que sur le rapport d’Aurélien Taché « 72 propositions pour une politique ambitieuse d’intégration des étrangers arrivant en France ».

Que pensez-vous du projet de loi « asile et immigration » ?

Il me semble qu’il n’a pas été suffisamment coconstruit avec les associations et les organisations non gouvernementales spécialistes de ces questions. La maîtrise des flux migratoires et l’intégration des étrangers présents sur notre territoire sont deux questions indépendantes. Or le projet de loi est très peu disert sur l’intégration. Il ne reprend quasiment aucune des recommandations du rapport « Taché ». Les seules mesures sur l’intégration des étrangers en France concernent le passeport Talents et la favorisation de l’immigration de l’excellence. Nous verrons quelle sera la mouture définitive de la loi. Si elle reste aussi pauvre sur les questions d’intégration, il faudra une deuxième loi consacrée à l’intégration des primo-arrivants – question fondamentale pour la cohésion de la société française, surtout à l’heure où 71 % de nos concitoyens estiment que les personnes issues de l’immigration se sont mal intégrées.

Quelles sont vos recommandations pour mieux intégrer les primo-arrivants ?

Nous préconisons d’abord la création d’un ministère de l’Intégration. Dans le rapport « Taché », cette proposition prend la forme d’un comité interministériel. Une telle instance est fondamentale pour la France, terre d’immigration depuis toujours. Il faut porter les deux cents heures d’apprentissage de la langue française actuellement prévues à six cents, comme en Allemagne. Nous devons aussi réfléchir à une meilleure intégration dans la société française via le logement, le travail, la culture. A titre d’exemple, le bilan de compétences des primo-arrivants doit devenir obligatoire. Le rapport « Taché » va jusqu’à recommander la suppression de la condition de nationalité pour l’accès aux concours ouvrant droit aux fonctions non régaliennes de la fonction publique. Enfin, il faut s’employer à déconstruire l’idée, devenue majoritaire surtout depuis la campagne présidentielle de 2012, selon laquelle l’intégration des immigrés en France n’est pas réussie.

Comment les collectivités peuvent-elles se saisir de la question ?

On peut imaginer une contractualisation avec l’Etat sur diverses questions relatives à l’intégration. Les collectivités peuvent se mobiliser en termes de logement. A ce titre, l’exemple de Pontivy, en Bretagne, est parlant. Le projet consiste à louer un logement social au nom du centre communal d’action sociale et de le mettre à la disposition de familles déboutées de leur demande d’asile. En matière de formation professionnelle, des programmes d’intégration des primo-arrivants peuvent être mis en place par les régions. Les collectivités pourraient inciter la présence d’étrangers au sein des conseils de quartiers ou d’autres instances de démocratie locale. Enfin, elles pourraient initier une mesure que nous préconisons, « un migrant, un parrain », qui vise à aider les primo-arrivants à mieux pénétrer la société française.

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