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FONCTION PUBLIQUE
Emplois publics : la France dans la norme internationale
Sylvie Fagnart | Actu Emploi | France | Toute l'actu RH | Publié le 09/02/2011

Le Centre d’analyse stratégique a publié, le 8 février, un « tableau de bord de l’emploi public » qui montre une France au nombre de fonctionnaires finalement assez similaire aux situations d’autres pays de l’OCDE.

Comparaison internationale ? Sur l’ampleur de la fonction publique, l’exercice s’avère délicat. Pour y procéder, le Centre d’analyse stratégique (CAS), un organisme rattaché aux services du Premier ministre et chargé de prospective pour le gouvernement, a pris le parti de se fonder sur le concept d’emploi « financé sur ressources publiques, quel que soit son statut juridique ».

En partant de ce postulat, cette étude [1] rapporte que « rapportées au PIB, les dépenses de fonctionnement de l’administration en France représentent, en 2008, 17,6 % contre 19,1 % aux États-Unis, 20,5 % au Canada et 23,3 % au Royaume-Uni », a indiqué Vincent Chriqui, directeur général du CAS, lors de sa présentation, le 8 février.

Nette baisse de l’emploi depuis 2006 – Un constat qui tranche avec les idées reçues sur l’ampleur de la fonction publique française. Par ailleurs, « depuis 2006 on observe une nette baisse de l’emploi dans les ministères. Sur la période 2006-2011, on peut estimer à 16,5 % la baisse des effectifs. Si cette baisse s’explique par d’importants transferts d’effectifs sur les opérateurs et les collectivités – 11 points de cette baisse correspondent à du redéploiement -, plus de 5 points correspondent à une diminution réelle de l’emploi des ministères », a pointé Vincent Chriqui.

Néanmoins, la France reste dans la moyenne haute pour l’importance de son emploi public, rapportée à l’ensemble de sa population (même si cette position tend à évoluer en raison des phénomènes de démographie positive). Mais l’étude souligne qu’une des explications à cet état de fait relève de son moindre recours à la sous-traitance.

Elle permet également d’observer que la tendance de l’Etat à se « déverser » sur d’autres administrations ou opérateurs publics n’est pas isolée par rapport à ses voisins. Ce qui permet à ses auteurs de conclure que « la situation hexagonale n’est ni extrême, ni irréformable, et encore moins figée ».

REFERENCES