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[édito] Décentralisation

Le club des Jacobins

Publié le 23/03/2018 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : France

Marianne
Fotolia
D’Emmanuel Macron à Jean-Luc Mélenchon, des médias aux syndicats, la France demeure profondément centralisatrice. Les petites patries régionales sont cantonnées aux marges du roman national.

Surgies du fond des âges, les libertés locales sont revenues sur le devant de la scène à la faveur du printemps 1981. Instruments de rupture avec l’Etat capitaliste, elles ont vite fait la preuve de leur plasticité. Emules d’Alexis de Tocqueville, les notables libéraux en ont fait des armes contre le pouvoir socialiste. Et c’est finalement l’un des leurs, Jean-Pierre Raffarin, qui a hissé la décentralisation sur le pavois de la loi fondamentale. Mais quinze ans après sa révision constitutionnelle, il y a loin de la coupe aux lèvres.

Le règne des grands corps

Fiscalité locale remplacée par des dotations en chute libre entre 2014 et 2017, contrôle des dépenses de fonctionnement des collectivités, coupes budgétaires… A tous les étages, le pilotage centralisé des finances publiques fait son grand retour. En communion avec leurs camarades de promo du CAC 40, les représentants des grands corps de Bercy ont tendance à voir les territoires comme autant de centres de coût. Un handicap insupportable dans une économie mondialisée. Dans ces sphères règne souvent une ignorance souveraine du développement local. Les réussites de la décentralisation, du transfert des collèges et lycées au couple département-région en passant par la nouvelle fabrique de la ville, sont superbement ignorées.

La passion de l’égalité

Le drame, pour les girondins, c’est que le phénomène est répandu bien au-delà. Des médias aux syndicats, d’Emmanuel Macron à Jean-Luc Mélenchon, le pays demeure profondément jacobin. Nul hasard à cela. En France, c’est l’Etat qui a bâti la Nation, et non le contraire. A cet égard, la Révolution a servi de révélateur. « La République une et indivisible, c’est notre royaume de France », écrit Charles Péguy. Le droit à la différence des territoires heurte de plein fouet notre vieille passion de l’égalité. Ressuscitées de leurs cendres, les petites patries régionales sont cantonnées aux marges du roman national. Comme dirait Jean-Pierre Raffarin, « la route est droite, mais la pente est forte » !

Références

Le 28 mars au Sénat
Salle Clémenceau

Quel avenir pour la République décentralisée ?

Programme complet et inscription (avec le code SENAT18)

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