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Quartiers prioritaires de la ville

Non, les quartiers prioritaires ne sont pas homogènes sociologiquement

Publié le 16/03/2018 • Par Valérie Schneider • dans : France

Larouviere Marseille
Vpe / CC BY-SA 3.0
Et si on parlait des quartiers prioritaires autrement que par le biais de la pauvreté ou du chômage ? Par définition, ce sont des territoires où vit une population modeste. Mais ce critère est bien trop restrictif pour dresser le portrait des 1 300 quartiers prioritaires de France métropolitaine.

Comment décrire les quartiers prioritaires autrement que comme des zones de non-droit, des ghettos où la misère règne ? De nouvelles données de l’Insee permettent de tirer un portrait un peu différent de ces quartiers.

Prenons l’exemple de la population. Cinq millions de personnes vivent dans des quartiers prioritaires en métropole, dont 1,5 million en Île-de-France. Il s’agit d’une partie de la France populaire, peu diplômée, plus souvent au chômage et aux revenus modestes. Sans oublier les difficultés qu’ils rencontrent, les quartiers prioritaires sont aussi des territoires actifs, vivants, où les initiatives foisonnent. Mais quoi de commun entre le quartier prioritaire Franc Moisin en Seine-Saint-Denis (sur les communes d’Aubervilliers, La Courneuve et Saint-Denis) ou celui du centre ville de Marseille qui comptent chacun plus de 100 000 habitants et celui du Petit Caporal à Saint-Nazaire en Loire Atlantique avec ses 1 000 âmes ?

La population des plus grands quartiers prioritaires est quasiment équivalente à celle d’Orléans, 33ème commune la plus peuplée de France, de Nancy ou encore de Rouen ! Pour Hervé Guéry, directeur du cabinet d’études Compas, « il est certain que la taille du quartier influence la vie qu’on y mène. Les quartiers les plus peuplés sont moins ouverts sur la ville qui les entoure, ce qui a des conséquences importantes, par exemple en termes de scolarité ».

 

Quartier par quartier

Pour lire la carte : vous pouvez rechercher une ville en tapant son nom après la loupe ; pour voir les différents jeux de données, choisissez dans l’outil « visible layers » entre

  • part des jeunes de 0 à 24 ans
  • part des personnes âgées de 60 ans et plus
  • part des ménages de 6 personnes ou plus
  • part des étrangers

Des familles plus nombreuses

À peine 2 % des ménages métropolitains sont composés de plus de six personnes. Leur part atteint 21 % dans les quartiers prioritaires à Perpignan (Pyrénées-Orientales), 19 % à Osny (Val-d’Oise) ou à Amiens (Somme) par exemple. Dans ces territoires, le logement social joue à plein son rôle d’accueil de familles modestes de grande taille qui n’ont pas les moyens de se loger dans le parc privé. Tous les quartiers prioritaires ne sont pas dans ce cas. Ainsi, celui de Las Planas à Nice ou de Port Boyer à Nantes comptent seulement 1 % de familles très nombreuses.

Qui dit familles nombreuses, dit enfants. 24 % de la population des quartiers prioritaires a moins de 14 ans selon l’Observatoire national de la politique de la ville (ONPV), contre 18 % dans les villes qui abritent ces quartiers. Derrière ces moyennes, là aussi il existe des écarts considérables. Pas moins de six habitants sur dix ont moins de 24 ans à Tarbes Ouest ou à Vert-Bois à Montpellier selon les données 2013 de l’Insee. Les jeunes représentent la moitié de la population d’un quartier prioritaire du 15e arrondissement de Marseille, de Cergy ou de Toulon. Dans les quartiers où les moins de 24 ans sont moins présents, ils représentent quand même un quart de la population. « La jeunesse de ces territoires, on la stigmatise souvent par sa supposée violence. Mais c’est aussi un élément moteur du dynamisme démographique de la France » indique Hervé Guéry.

Cette jeunesse ne doit en revanche pas faire oublier que les quartiers prioritaires font aussi face à un processus de vieillissement. Alors que les plus de 60 ans représentent un quart de la population en France, certains quartiers prioritaires comme à Royan comptent près de 45 % de personnes âgées. Par manque de moyens, mais aussi parce qu’elles s’y sentent bien, une partie de ces personnes s’est installée durablement dans ces quartiers, à l’origine conçus comme des passages de transition vers le parc privé.

Plus d’étrangers

19 % d’étrangers vivent dans les quartiers prioritaires contre 8 % dans les villes qui les abritent. Une situation logique puisque cette population est en moyenne plus modeste. Mais la moyenne cache là aussi d’énormes écarts. Les étrangers représentent la moitié des habitants dans l’un des quartiers prioritaires de Saint-Denis en Seine-Saint-Denis, de Clichy dans les Hauts-de-Seine ou bien de Mâcon en Saône-et-Loire, alors que, à l’opposé, la population étrangère représente à peine 1 % des habitants de ces territoires à Abbeville (80) ou encore à Cherbourg-Octeville (50). Cette situation reflète la concentration de la population d’origine étrangère sur un petit nombre de territoires, souvent à la périphérie des très grandes villes.

Les quartiers prioritaires ne se résument pas à la misère et ils sont aussi bien plus divers qu’on ne le dit souvent. Ce qui pose une question : quelle peut être la pertinence des politiques de la ville qui s’appliquent de la même façon à des territoires dont la population est parfois 240 fois plus importante ? Les critères démographiques ont été effacés de la définition du zonage de la politique de la ville. On devrait au minimum prendre en considération leur taille.

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Commentaires

Non, les quartiers prioritaires ne sont pas homogènes sociologiquement

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ONPV

05/04/2018 06h09

Bonjour,
Je me permets de préciser que l’ONPV a réalisé dans son rapport 2016 une typologie des quartiers prioritaires dans leur environnement, l’étude et les données sont disponibles sur le site de l’ONPV : http://publications.onpv.fr/RAPPORT_2016
Cdlt

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