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PETITE ENFANCE
Pas de bébés à la consigne relance la mobilisation contre le décret Morano
Sophie Le Gall | France | Publié le 02/02/2011

Suite à une rencontre nationale organisée le samedi 29 janvier 2001 à Paris, le collectif Pas de bébés à la consigne, qui réunit des professionnels de la petite enfance et des parents, a décidé de remobiliser ses troupes le 11 mars 2011, annonçant « des initiatives diverses dans de nombreuses villes : grève, manifestations ou rassemblements, débats publics ».

« Notre colère n’est pas retombée », explique Birgit Hilpert, éducatrice de jeunes enfants et l’une des porte-parole du collectif pas de bébé à la consigne [1], « nous présenterons dans les prochains jours notre Plan d’urgence pour l’accueil de la petite enfance ».

Dans le document de travail de ce Plan d’urgence, le collectif exige, notamment :

Contre le décret Morano – Afin de faire avancer ses revendications, le collectif a entrepris d’interpeller les élus locaux leur demandant de se prononcer contre le décret Morano.
Un certain nombre d’entre eux ont répondu favorablement à leur appel [2].
Le maire de Toulouse déclare ainsi que sa ville, en tant que gestionnaire d’équipements, « n’utilisera pas les assouplissements réglementaires » autorisés par le décret. « Nous comptons interroger les candidats aux futures élections, cantonales et présidentielles, sur la question de la qualité de l’accueil de la petite-enfance », précise Birgit Hilpert.

Le bilan de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) pour l’année 2009 de la branche famille révèle que seulement trois jardins d’éveil, selon le modèle instauré par le décret Morano, sont actuellement opérationnels et que dix autres ont obtenu l’accord de la Cnaf, alors qu’il est prévu 8 000 places d’ici à 2012.

Au printemps 2010, le collectif, qui milite pour « la défense de la qualité d’accueil, collectif et individuel, des jeunes enfants », a été à l’origine de plusieurs journées de grève avant et après l’adoption du décret n° 2010-613 du 7 juin 2010, décret Morano [3], relatif aux établissements et services d’accueil des enfants de moins de six ans (crèches, jardins d’éveil, haltes-garderies, services d’accueil familial).
Le décret autorise, notamment, l’inscription de jeunes enfants en surnombre dans les crèches pour « optimiser » le taux d’accueil.
Il modifie également l’encadrement en augmentant la proportion de personnel moins qualifié dans les établissements.