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Insertion

Les jeunes issus de l’immigration et des quartiers prioritaires sont fortement discriminés

Publié le 07/02/2018 • Par Adeline Farge • dans : France

jeunes-marseillan
Ville de Marseillan CC
Si l’âge seul n’est pas un critère discriminant, il renforce les discriminations liées au genre, à l’origine et à l’adresse auxquelles sont confrontées les moins de 25 ans dans leur vie quotidienne.

Stages en classe de troisième, entrée en apprentissage, achat d’une voiture d’occasion…  Lors du colloque « Les discriminations comme frein à l’insertion des jeunes », organisé le 5 février, l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep) a présenté les résultats de quatre études et testings, menés sous l’égide du Fonds d’expérimentation pour la jeunesse, qui révèlent l’étendu des discriminations touchant les jeunes dans leur vie quotidienne.

« Les jeunes sont les plus concernés par le chômage et la pauvreté alors qu’ils ont un niveau de diplôme plus élevé. Il nous semblait important de savoir s’ils étaient victimes de traitements inégalitaires ou de discrimination dans des domaines encore peu investigués. L’accès au stage, l’achat d’un véhicule ou la reprise d’une entreprise conditionnent leur entrée dans la vie active », justifie Aude Kerivel, responsable du pôle évaluation à l’Injep.

Des orientations scolaires contraintes

Dès leurs premiers pas dans le monde du travail, les jeunes sont confrontés à des inégalités sociales et territoriales. Environ 56% des élèves hors Réseau d’éducation prioritaire (REP) scolarisés dans les Yvelines évoquent la cohérence de leur stage de troisième avec leur projet d’orientation, contre seulement 31% des collégiens de REP.

« Dans les quartiers populaires, les jeunes doivent se débrouiller tout seul pour trouver un lieu de stage. Leurs parents sont plus souvent touchés par le chômage et ne disposent pas de réseau pour les orienter. Sur ces territoires, les offres sont aussi limitées », explique Omar Zanna, Docteur en sociologie et psychologie à l’université du Mans. Ce parcours du combattant se poursuit ensuite pour la recherche du lieu d’apprentissage. Si un tiers des apprentis ont pu compter sur le réseau familial et trouver une place dès la première entreprise contactée, près de 30% des lycéens et des apprentis déclarent passer plus de 3 mois à rechercher un maître d’apprentissage.

Selon cette enquête, les élèves scolarisés en REP font face à de nombreux refus des entreprises. Résultat, les apprentis sont issus de milieux plus favorisés, plus fréquemment de sexe masculin et d’origine française que les lycéens en section professionnelle, qui pour 30 % auraient préféré l’apprentissage. « Les filles ont plus de difficultés que les autres à entrer en apprentissage en raison de la représentation stéréotypée des métiers. Ces obstacles dans la recherche d’un contrat les contraignent à renoncer à leur orientation première. Pourtant, les jeunes ne perçoivent pas ces situations comme des discriminations », indique Valérie Capdevielle, Maîtresse de conférence à l’université de Toulouse.

L’âge renforce les discriminations subies par les jeunes

En parallèle de l’étude sur « Les inégalités dans l’accès aux stages, à l’apprentissage et à l’enseignement professionnel », des campagnes de testing ont été menés sur différents marchés. Premier constat, l’âge seul ne constitue pas un critère discriminant, hormis pour le crédit à la consommation et l’entrée en formation pour adultes. « Les difficultés des jeunes dans l’accès au logement ne relèvent pas d’une discrimination sur le motif de l’âge mais de leur situation économique marquée par une faible solvabilité et une précarité des ressources salariales », argumente Eric Cediey, directeur d’ISM Corum (Centre d’observation et de recherche sur l’urbain et ses mutations).

En revanche, l’âge renforce les discriminations liées au genre, origines ethniques supposées ou lieu de résidence. Ainsi, les jeunes issus de l’immigration encourent des risques discriminatoires significatifs dans l’accès au parc locatif privé, tout comme les candidats provenant d’un quartier prioritaire de la ville mais dans une proportion moindre. Les candidats supposés d’origine maghrébine de 20 ans ont près de deux fois moins de chances d’accéder sans désavantage à la visite de logements que les candidats sans origine migratoire du même âge (78% des cas contre 44%).

Obstacles en cascade

Autre constat, aucun secteur n’est épargné par les discriminations. Par exemple, lors des tests effectués pour la vente de voitures d’occasion, l’homme d’origine française mentionnant un lieu de résidence neutre décroche 10,6% de réponses positives de la part d’un offreur alors que le candidat fictif résidant dans un « quartier sensible » n’en reçoit que 7,8%. Celui-ci est aussi doublement pénalisé lorsqu’il cherche à souscrire à une assurance automobile puisqu’il subit une restriction à l’accès mais aussi des tarifs plus élevés. De son côté, l’homme d’origine africaine supposée se retrouve discriminé lors d’une vente de petites entreprises.

Au-delà de mettre en évidence l’ampleur des obstacles que rencontrent les jeunes dans leur insertion sociale et professionnelle, ce colloque a été l’occasion d’évoquer des pistes d’actions concrètes pour lutter contre les discriminations : sensibilisation au poids des stéréotypes, renforcement de l’arsenal législatif, promotion des méthodes de recrutement non discriminantes … A la suite de ces rapports, le Fonds d’expérimentation pour la jeunesse lancera un appel à projet en vue d’expérimenter de nouveaux dispositifs sur les territoires.

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