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Labels Villes Internet 2018

Des services numériques communs émergent enfin sur tout le territoire

Publié le 07/02/2018 • Par Martine Courgnaud - Del Ry • dans : France

Florence Durand-Tornare
Florence Durand-Tornare
Open data et démocratie locale en hausse, coworking et fablabs en baisse, apparition d'un socle d'actions communes sur tout le territoire... Florence Durand-Tornare, fondatrice et déléguée générale de l'association Villes Internet, décrypte les tendances du numérique reflétées par les labels 2018, qui seront remis le 8 février à Paris.

Le numérique progresse dans les territoires, à en croire la 19ème édition des labels Villes Internet 2018, qui seront remis le 8 février à Paris, au palais de la Porte Dorée, en présence du secrétaire d’État au numérique Mounir Mahjoubi. Ce sont en effet 205 collectivités qui seront labellisées cette année, dont douze territoires représentant 287 communes. Soit au total près de 500 collectivités, qui fournissent des services numériques locaux et facilitent ainsi le quotidien de près de 4 214 000 habitants. Interview de Florence Durand-Tornare, fondatrice et déléguée générale de l’association Villes Internet, qui se veut indépendante et « transpolitique ».

Cela fait 19 ans que Villes Internet décerne ses labels. Les collectivités sont-elles toujours aussi motivées pour concourir ?

Oui, et nous notons même une montée en puissance des participations cette année, ce qui est logique, car Villes Internet est reconnue comme légitime à contribuer aux groupes de travail ministériels sur le numérique, au même titre que les associations d’élus généralistes. Les collectivités savent de longue date que le label est un facteur de reconnaissance nationale. Parmi les quelque 16 000 initiatives locales recensées sur notre plate-forme, les collectivités en ont inscrit près de 4 800 en 2017. Nous constatons l’émergence d’un « socle de services essentiels » commun à l’ensemble des collectivités, signe d’une possible continuité du service numérique local. A l’État d’aider les collectivités à généraliser ces services. Ainsi, un habitant ne sera plus traité différemment selon son lieu de résidence. Partout, par exemple, les inscriptions et les paiements de la cantine scolaire ou du centre de loisirs doivent pouvoir se faire en ligne, comme les demandes de subventions ou la gestion personnelle des justificatifs d’état civil. Ce socle de services sur le territoire national est spécifique à la France, aussi bien pour la quantité que pour la spécificité des services rendus grâce au numérique.

Certains de ces services ont-ils davantage progressé ?

On compte bien sûr de nombreux services liés aux récentes obligations légales, comme l’ouverture des données publiques, qui s’imposera par défaut, en octobre prochain, aux villes de plus de 3 500 habitants et plus de cinquante agents. Plus de trente « Villes Internet » (hors métropoles) décrivent, parfois depuis longtemps, des dispositifs de mise à disposition de données informatives, techniques, juridiques ou statistiques. Ce qui me paraît significatif, c’est qu’elles ouvrent avant tout des données utiles au citoyen, et pas uniquement celles qui sont attendues par les grands opérateurs dans les zones hyper-urbaines — essentiellement relatives au transport ou à la gestion de l’énergie… Nous remarquons aussi que l’ouverture des données est l’occasion d’organiser des dispositifs participatifs avec les citoyens, qui contribuent parfois activement à choisir les applications utiles aux résidents que la donnée permet de produire. On voit même émerger des commissions extra-municipales pour décider du projet numérique local.

En 2018, les collectivités ont-elles abandonné certains services ?

Il me semble qu’elles investissent moins les « co-lieux », très en vogue depuis dix ans. Elles laissent le secteur privé organiser des espaces de travail collaboratif (coworking). De même, la mode des fablabs est un peu passée… Ceux qui existent déjà fonctionnent, bien sûr, mais il y a moins de nouvelles créations, baisse des dotations oblige. Pourtant, il faudra toujours des lieux publics pour garantir la consommation responsable du numérique, assurer la connaissance des droits et l’éducation critique aux nouveaux médias. C’est, j’en suis sûre, un point de faiblesse plus qu’un abandon. Les élus locaux savent bien que seul le secteur public de proximité est légitime pour assurer un accompagnement constant de la population à l’usage éthique et responsable des réseaux numériques.

Vous pensez aussi aux outils de mise en relation avec les élus…

Oui, l’internet citoyen active la démocratie et les plates-formes de mise en relation directe avec les élus se multiplient. Ils semblent comprendre la valeur des propositions exprimées, souvent très argumentées. De leur côté, les citoyens connaissent mieux l’organisation publique, plus lisible en ligne. Ils distinguent la gestion locale, du registre de l’administration, et la confondent moins avec le projet de développement local qui relève de la décision politique. Ce qui est de l’ordre de la requête — il y a un trou dans la chaussée — ou du projet politique — pourquoi réaménager la médiathèque plutôt que de créer un rond-point… Par ailleurs, les dossiers de participation au label montrent qu’il y a désormais davantage de transversalité entre les agents territoriaux, avec des postes qui se distribuent autour du numérique. Notons que depuis les élections de 2014, les élus en charge du numérique sont de plus en plus nombreux. Ils ont souvent des délégations croisées, au numérique et à l’éducation, à l’ouverture des données et aux affaires générales, à la démocratie et à l’innovation… Il me paraît fondamental qu’après les prochaines élections municipales soient désignés, dans les villes de toutes tailles, des élus au numérique associés à des agents « coordinateurs » de la politique numérique locale.

Et pour 2019 ?

Ce sera une année exceptionnelle ! On fêtera les 20 ans de notre label… et donc les 20 ans de l’internet public ! Les collectivités participantes en 2018 bénéficieront d’une couverture médiatique très importante autour des bilans numériques que permet notre plate-forme. La nouveauté, c’est que toute intercommunalité, ville ou village français y trouve sa page ouverte pour déposer gratuitement ses actions numériques. Des actions qui seront automatiquement valorisées dans l’Atlaas de l’internet public et citoyen, pour contribuer à la visibilité des innombrables initiatives innovantes des territoires. Indispensable, à l’heure où la régulation européenne et nationale s’adapte enfin à l’ère numérique pour en saisir les chances et en prévenir les risques !

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