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Développement économique

Le gouvernement garde la haute main sur les investissements stratégiques

Publié le 07/02/2018 • Par Jacques Le Brigand • dans : France

Justice 11
Pixabay
Les ministères seront en première ligne pour piloter chacune des initiatives du « grand plan d’investissement » qui prend le relais du « programme des investissements d’avenir ». Ainsi, le déblocage des 10 milliards d’euros réservés aux collectivités sur un total de 57 milliards s’effectuera par le biais de contrats dûment approuvés depuis Paris.

Cette année marque un tournant dans la politique des investissements stratégiques de l’État lancée en 2010 par Nicolas Sarkozy et prolongée par François Hollande à compter de 2012. L’inflexion provient moins du changement de nom de l’administration en charge de son pilotage, le secrétariat général pour l’investissement succédant au commissariat général à l’investissement, que de son contenu et de son tempo.

Un interventionnisme économique très politique

Son orchestration a en effet été confiée en début d’année Guillaume Boudy, conseiller maître à la Cour des comptes. Le « programme des investissements d’avenir » (PIA) a été remplacé à l’automne dernier par le « grand plan d’investissement » (GPI) qui repose sur « une complémentarité très puissante entre les réformes et les investissements » selon son inspirateur, l’économiste Jean Pisani-Ferry.

Autrement dit, l’interventionnisme national affiche une coloration politique plus soutenue pour en faire l’une des marques de fabrique de la mandature d’Emmanuel Macron dont le « reengineering » est l’un des mots d’ordre. Sur la durée du quinquennat, l’enveloppe s’élèvera à 57 milliards d’euros dont les 10 milliards du troisième volet PIA en cours, concentrés sur quatre priorités : la transition écologique, la formation, la compétitivité et la transformation numérique de l’État.

Le GPI prend donc la relève d’un PIA dont le bilan global reste encore à dresser. Un inventaire intermédiaire s’avérait mitigé. Dans la foulée des critiques formulées par la Cour des comptes fin 2015, un rapport remis au printemps 2016 par un groupe d’experts, présidé par l’ancien ministre belge des finances et ex-président de la Banque européenne d’investissement Philippe Maystadt, pointait des résultats contrastés et évoquait « un essai encore à transformer ».

Entre succès et échecs sérieux

Incontestablement, dans le domaine de l’enseignement et de la recherche, destinataire de la moitié des 57 milliards engagés, le programme a fait bouger les lignes et permis à des universités régionales comme Strasbourg et Bordeaux de tirer leur épingle du jeu dans leur ambition à un rayonnement mondial.

A l’inverse, les échecs successifs dans la course aux Idex (initiatives d’excellence) ont servi aussi de révélateur aux fractures territoriales existant au sein de communautés universitaires (Comue) à l’instar de l’Université Bretagne Loire, commune à la Bretagne et aux Pays de la Loire. Même constat en Normandie où la vice-présidente du conseil régional, Françoise Guégot (Les Républicains), déplore une entente collective insuffisante entre Rouen, Caen et Le Havre.

Une vision trop centralisatrice ?

« Malgré quelques projets sélectionnés, nous avons globalement raté le coche et la responsabilité en incombe aux acteurs eux-mêmes, juge l’élue. Pour les lauréats, la dynamique du PIA constitue pourtant un levier d’attractivité et de visibilité sans oublier l’apport financier supplémentaire. »

Vice-présidente de la région Occitanie, Nadia Pellefigue reconnaît également au PIA et à sa boîte à outils cette vertu d’accélérateur mais en souligne les limites. « Tous les véhicules qui permettent d’augmenter la capacité d’innovation et de financement sont évidemment les bienvenus. Mais l’ensemble souffre d’illisibilité, il y a trop de lourdeur dans le processus des candidatures et il faut libérer les acteurs de l’innovation des tâches administratives. »

Pas une fonction d’aménageur du territoire

Elle égratigne au passage la vision jugée parfois trop centralisatrice du commissariat général à l’investissement malgré le dispositif des « partenariats régionaux d’innovation », en 2015, doté de 100 millions d’euros et le volet régionalisé du PIA 3 pour 500 millions, des montants il est vrai modestes. Dans un territoire englobant comptant 220 kilomètres de littoral et une bonne partie du massif pyrénéen, la responsable socialiste pointe encore des zones rurales souvent absentes dans les projets lauréats. « Or le rôle de l’acteur public est de se mettre au service de l’ensemble du pays. »

Mais, comme l’a rappelé en septembre 2017 Jean Pisani-Ferry, ni le PIA ni le GPI n’ont une fonction d’aménagement du territoire. De quoi alimenter le sempiternel débat sur une France à deux vitesses avec les métropoles d’un côté, les franges péri-urbaines et les campagnes de l’autre, et ranimer l’opposition entre centralisation étatique et autonomie régionale.

Un quatrième piloté nommé Guillaume Boudy

Nommé au tout début de l’année secrétaire général pour l’investissement, Guillaume Boudy, 53 ans, est le quatrième gestionnaire à se voir confier la « redynamisation des investissements publics » après René Ricol, Louis Gallois et Louis Schweitzer auquel il succède. Mais, contrairement à ses prédécesseurs, ce haut fonctionnaire de 53 ans a réalisé quasiment toute sa carrière dans le secteur public.

Son expérience dans le privé se limite à un court passage dans une filiale étrangère de Renault au tout début de son parcours, alors fraîchement diplômé HEC. Il reprend ses études, Science Po puis Ena, pour intégrer la Cour des comptes qu’il quitte une première fois pour une mission auprès de l’Onu puis un poste de conseiller commercial à l’Ambassade de France de Singapour. Il rejoint en 2000 Hervé Gaimard, président du département de la Savoie, comme directeur général adjoint des services. Il suit l’élu à Paris lorsque ce dernier devient ministre de l’agriculture (2002) puis de l’économie et des finances.

En 2005, il prend les rênes de la Cité des sciences et de l’industrie jusqu’en 2008, année où il est nommé secrétaire général du ministère de la culture et de la communication. Il regagne la Cour des comptes en 2012 qu’il lâche à nouveau, en janvier 2016, pour la direction des services de la région Auvergne-Rhône-Alpes présidée par Laurent Wauquiez. Guillaume Boudy venait de retrouver la Cour des comptes depuis quatre mois.

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