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Démocratie

Hausse de 40 % des indemnités des grands élus : le coup de gueule d’un « petit » maire

Publié le 06/02/2018 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : France

echarpe-marianne-illustration
AdobeStock
Lors d'un colloque de l’Association des maires d’Ile-de-France, le 5 février au Sénat, un édile de Seine-et-Marne, Bernard Fabre, s’en est pris à l’augmentation-record des présidents de région et de départements ainsi que des maires de villes de plus de 100 000 habitants et des patrons de grandes intercommunalités.

Adopté nuitamment à l’Assemblée à la veille des fêtes de fin d’année, l’amendement est passé inaperçu. Promu par le ministre de l’Action et des comptes publics Gérald Darmanin, il porte pourtant de 5 512 à 7 716 euros bruts les indemnités des grands élus. Soit une hausse-record de 40 %. Bénéficiaires de cette mesure, les présidents de région et de département ainsi que les maires de ville de plus de 100 000 habitants. Les présidents d’intercommunalité de plus de 100 000 habitants (Métropole, communautés urbaine, communauté d’agglomération et communauté de communes), dont les émoluments n’atteignaient pas tous 5 512 euros, se voient eux aussi attribuer une majoration de 40 %.

Une hausse qui, dans les différentes assemblées locales concernées, peut toutefois être revue à la baisse.

Les édiles ruraux au régime sec

Il n’empêche… Applicable depuis le 1er janvier, ce dispositif d’origine sénatorial destiné à compenser les effets du non-cumul des mandats suscite l’ire des édiles de l’Association des maires ruraux de France (AMRF). La question a été abordée de front lors d’un colloque consacré ce 5 février 2018 au Sénat au statut de l’élu. Premier magistrat de Boissettes (Seine-et-Marne) et membre de l’AMRF, Bernard Fabre, a profité de  la tribune que lui a offerte l’Association des maires d’Ile-de-France (AMIF) pour crier sa colère.

L’élu qui  touche, a-t-il dit, 521,16 euros nets au titre de son mandat, a égrené la liste de ses tâches : balayer la boue d’une rue avec ses adjoints et ses conseillers, ramasser les tôles d’un chantier emportées par le  vent, réparer la chaudière défaillante de la salle des fêtes sur les coups de 22 heures, régler un conflit de voisinage dans la nuit… Sans compter le travail administratif : écrire les arrêtés, les délibérations ou le PLU. Le tout, avec le concours d’une unique secrétaire de mairie.

Vent de fronde

« Nous sommes aussi tour à tour urbanistes, économistes, rédacteurs, animateurs… Si nous ne faisons pas le même métier que les grands élus, les mêmes règles s’imposent à nous », a fulminé Bernard Fabre. Il a tiré à boulet rouge sur la hausse de 40 %, « prise dans la discrétion des palais des assemblées, sans la moindre joute verbale ».

Si Bernard Fabre ne revendique pas une telle augmentation pour les maires de petites communes, il réclame une « équité ». En clair : une « revalorisation des indemnités les plus modestes ». « Mon indemnité passe chez le pompiste », a  coutume de dire Vanik Berberian, premier magistrat de Gargilesse-Dampierre et président de l’AMRF. Une situation de plus en plus intolérable aux yeux des maires ruraux qui militent pour une amélioration substantielle de leur statut. Vanik Berberian tiendra, ce 8 février 2018, une conférence de presse, en compagnie notamment du sénateur (PS) Henri Cabanel, tête de gondole du collectif Territoires en colère et de Philippe Pascot, auteur du best-seller  « Pilleurs d’Etat ».

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Commentaires

Hausse de 40 % des indemnités des grands élus : le coup de gueule d’un « petit » maire

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ssrw38

06/02/2018 04h03

C’est y pas les maires qui élisent les sénateurs ???
A eux de réagir à la prochaine échéance !

pov citoyen

07/02/2018 05h57

Maire n’est pas un métier, pas plus qu’un président d’association (en général).
Chacun exerce une activité rémunérée par ailleurs hormis les élus d’une grande collectivité qui doivent y passer tout leur temps: activité professionnelle, retraite, chômage, etc.; au passage, à l’occasion de cette activité professionnelle, hormis les professions libérales, ils sont la plupart du temps payés quand même lorsqu’ils exercent leurs tâches de maire.
Enfin, les tâches collectives du maire ne sont pas l’apanage du maire, et il partage cela avec les citoyens qui eux ne réclament rien; entend-on pleurer ainsi les membres des associations tout aussi impliqués et actifs?
Par ailleurs, un maire participe souvent à d’autres collectivités ou syndicats, et cela s’ajoute à leurs revenus de maire et d’activité.
Je reprends mon mouchoir pour essuyer mes larmes.

sirius

07/02/2018 10h30

Ce type de comportement (augmentation discrète pour ne pas dire clandestine) a tout pour ulcérer les gens .Que les « petits » maires s’indignent est compréhensible .,mais que les électeurs ne soient pas informés est aussi inadmissible .
On retourne au secret des rémunérations des parlementaires .

Facile

07/02/2018 10h40

Ce maire ne vas pas être très satisfait quand il va constater qu’en 2018 son indemnité de maire se rajoute à ses autres revenus pour l’impôt sur le revenu. Avant il disposait d’une séparation entre ses revenus personnels et ceux d’élu qui étaient fiscalisés chacun de leur côté.
Mais il conserve sa déduction pour frais à imputer sur ses « revenus » d’élu.

Pour certains élus, cela va faire très mal puisque leurs indemnités seront fiscalisées au taux marginal qui est le leur!

monique

12/02/2018 09h47

Cette augmentation est tout simplement hallucinante – 40 % – quand le pouvoir d’achat des Français.ses ne cesse de diminuer ! Et dans ma collectivité, on nous objecte le maintien de certains postes de secrétariat en catégorie C – au lieu d’être en catégorie B – au prétexte de la masse salariale que cela représente !!!

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