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Bibliothèques

Concevoir les services de bibliothèque à l’échelle des bassins de vie

Publié le 26/02/2018 • Par Auteur associé • dans : Actualité Culture, France, Opinions

bibliotheques-metiers
Domaine public
Une commune des Alpes-Maritimes a décidé de limiter l'accès gratuit aux locaux de sa médiathèque à ses seuls habitants, avant de revenir sur sa décision. Les personnes résidant aux alentours devront s'acquitter de 30 euros. Cette décision a suscité un tollé dans la profession. Dominique Lahary, ancien directeur de bibliothèque départementale explique pourquoi cette décision constitue une erreur d'analyse.
Dominique Lahary

Dominique Lahary

ancien directeur de bibliothèque départementale

Le conseil municipal de La Trinité, limitrophe de Nice, avait décidé le 14 décembre dernier de conditionner l’accès aux locaux de sa médiathèque aux seules personnes inscrites et concomitamment d’exiger désormais un tarif annuel de 30 € des habitants des autres communes, la proportion de ces derniers étant, pour des raisons géographiques, très importante.

Discrimination territoriale

Ils avaient ainsi créé un précédent national en mettant en place d’une discrimination territoriale à l’entrée d’une bibliothèque. On sait que ces établissements sont de plus en plus fréquentés par des personnes non inscrites. Elles ne sont pas seulement des endroits où l’on vient emprunter des ouvrages mais  de véritables lieux d’animation et de vie, où tout un chacun peut entrer et séjourner seul ou en groupe, et notamment travailler en toute tranquillité : un atout maître pour les adolescents et les jeunes, un espace de liberté individuelle et collective. Comment imaginer filtrer l’entrée à de tels espaces publics ?

Logique de proximité, logique d’attractivité

Cette décision choquante, dont l’application a été heureusement suspendue à l’heure où nous écrivons, avait pourtant toutes les apparences d’une parfaite logique politique : au nom de quoi un équipement payé par les contribuables d’une commune profiterait-il aux voisins ? C’est donc que le cadre dans lequel il avait été pris n’était pas le plus pertinent.

Les gens ne vivent pas claquemurés dans les frontières communales : ils circulent, étudient, travaillent, consomment, se distraient, se cultivent, se rencontrent à l’échelle de bassins de vie. Les bibliothèques illustrent, parmi d’autres services, cette réalité. Il y a la logique de proximité : on se rend à celle qui est la plus proche de son domicile ou bien encore de son lieu d’étude ou de travail, de loisir ou encore d’achalandage commercial. Et celle de l’attractivité : une partie des gens vont se rendre expressément là où ils savent trouver de la place, des services, des ressources qui leurs conviennent.

Pour satisfaire tous ces besoins et être au plus près de toutes les populations, on sait bien qu’il faut assurer un maillage territorial combinant bibliothèques de proximité et médiathèques attractives. Leur mise en réseau permet par une libre circulation des usagers et une mise en commun des ressources une égalité d’accès à celles ci tout en facilitant leur bonne gestion.

Partage des efforts

Dans cette perspective, les tarifications différentielles par commune, y compris si elles ne concernent que l’emprunt d’ouvrages, constituent autant de barrières d’octroi d’un autre âge.

C’est pourquoi il faut se réjouir que, dans un nombre croissant de périmètres intercommunaux, une coopération en matière de bibliothèques se développe. Il ne faut pas s’obnubiler sur un modèle unique de transfert global de compétence : les formules possibles sont nombreuses, souples et évolutives, comme en témoigne le site dédié mis en place par l’Association des bibliothécaires de France : www.bibenreseau.abf.asso.fr. Elles ouvrent à un juste partage des efforts entre collectivités sur un même territoire.

Rechercher la bonne échelle pour concevoir et mettre en place des services à la population plus proches de leur périmètre de vie tout en en visant une meilleure gestion : n’est-ce pas là un objectif vertueux d’action publique ? L’exemple de La Trinité a le mérite d’inviter à cette réflexion (1).

 

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