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Grogne des élus

La longue marche des « territoires en colère »

Publié le 31/01/2018 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : France

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Capture d'écran L'opinion
Mené par le cadre du PS François Kalfon, un collectif tire à boulets rouges sur Emmanuel Macron, enfant de « la haute administration d’Etat mondialisée » et des « grands groupes du CAC 40 ». Face à un président qui favoriserait uniquement « les centres de profit dans les métropoles », les « territoires en colère » veulent s’ériger en porte-voix de la France périphérique. Mais le créneau est déjà encombré…

Pour François Kalfon, conseiller régional socialiste d’Ile-de-France et porte-voix des Territoires en colère, la messe est dite. Emmanuel Macron est la « parfaite incarnation » de l’alliance entre « la haute administration d’Etat mondialisée (Cour des Comptes, Bercy et Trésor en tête) » et « les grands groupes du CAC 40 ». Avec le Président de la République, triomphe, selon ce membre de la direction collégiale du PS, une « vision business » dans laquelle les métropoles constituent « des centres de profit » et les autres territoires autant de « centres de coûts ».

Une philosophie directement à l’origine, selon lui, du Brexit, plébiscité « dans les Midlands et autour de certaines vieilles villes industrielles du nord de l’Angleterre ». Un déménagement du territoire qui a aussi, à ses yeux, dopé le vote Trump aux Etats-Unis, concentré « dans le Midwest rural, les banlieues tentaculaires de Floride et les anciens bastions industriels du Rust Belt (Michigan, Ohio, Illinois) ».

Sous  le  magistère de Christophe Guilluy

Inspiré par le géographe Christophe Guilluy avec lequel François Kalfon a fondé au début des années 2010 la Gauche Populaire, le collectif des Territoires en colère a vu le jour à l’automne dernier. 150 élus de gauche, principalement issus du parti socialiste, ont signé son appel. Parmi eux, le sénateur de l’Hérault Henri Cabanel, le premier magistrat de la Seyne-sur-Mer (Var), président de Ville et banlieue Marc Vuillemot ou de jeunes maires issus du millésime 2014, tel Wilfried Schwartz à La Riche (Indre-et-Loire).

Les  Territoires en colère tiennent leurs premières assises ce 3 février au Sénat. Au menu, bien sûr, des charges au vitriol contre « la reprise en main technocratique des collectivités » « Tout est minutieusement orchestré et programmé : mise sous tutelle des budgets locaux, retour au contrôle a priori des décisions et baisse des concours financiers de l’Etat », peut-on lire dans la littérature de « territoires en colère ».

Le collectif entend aussi jeter les bases de 50 propositions. Il s’agit notamment de s’inspirer du modèle allemand fondée sur les entreprises de taille intermédiaire et le maintien de l’activité économique dans les territoires. Egalement au programme : un taux de TVA réduit pour les produits consommés en circuit court. Resté proche d’Arnaud Montebourg dont il fut le directeur de campagne lors de la dernière primaire socialiste, François Kalfon veut, enfin, accorder la prime au made in France.

Les PME, plutôt que les grandes firmes

Le conseiller régional d’Ile-de-France ne cache pas qu’il entame là « une longue marche ». Le cadre du PS  ne l’ignore pas. Le créneau de la France périphérique est déjà encombré. A droite, le vice-président des Républicains Guillaume Peltier, avec lequel François Kalfon débattait sur  les plateaux des chaines infos dans les années 2012-2013, s’est déjà positionné dans cet espace. A l’occasion d’une tribune publiée dans Le Figaro le 8 novembre 2017, il conspuait « le modèle individualiste et consumériste » des « enfants gâtés » du « village global » « vénérant San Francisco mais ne sachant pas situer Châteauroux ou Montauban ». Il vilipendait « les nouveaux jacobins enfermés dans l’obsession du chiffre, de la statistique et de la rentabilité ».

François Kalfon, qui rappelle volontiers ses racines chevènementistes, ne s’étonne guère de cette convergence de vue : « A côté du clivage gauche/droite qui garde sa pertinence, il y a aussi un clivage élite/peuple, métropoles/territoires. C’est une évidence quand Emmanuel Macron promeut les grands groupes mondialisés, plutôt que les PME des territoires. »

L’AMF et la FNSEA, même combat ?

Candidat au poste de premier secrétaire du PS,  le député d’Alfortville Luc Carvounas a adressé une missive aux élus locaux de son parti : « Je proposerai de créer un » véritable association des maires progressistes et innovants capable de repenser la République locale et de contrer le conservatisme des associations d’élus locaux existantes. » « Nous avons, avec l’AMF, une structure hégémonique qui, comme la FNSEA dans le domaine agricole est à la croisée de tellement d’intérêts, qu’elle finit par être aphone sur les sujets majeurs », commente François Kalfon, soutien de Luc Carvounas dans le cadre du prochain congrès d’Aubervilliers.

Ce qui n’empêche pas le leader des Territoires en colère de nuancer : « Le binôme Baroin-Laignel a fait le boulot lors du dernier Congrès des maires avec une bonne mise sous tension qui a abouti à des garanties en faveur des maires des communes rurales sur le cumul dans le temps.  »

Et, au lendemain de ces propos, tenus lors d’une conférence de presse, le 31 janvier 2018 au Sénat, François Kalfon apporte la précision suivante : « Je n’ai, en aucune façon, voulu remettre en cause l’Association des maires de France. Je suis convaincu que l’AMF est une institution indépendante et efficace qui agit avec force pour la défense des communes de notre pays avec le soutien jamais démenti des hommes et des femmes qui s’y mobilisent. »

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Commentaires

La longue marche des « territoires en colère »

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pov citoyen

01/02/2018 07h03

Il est dommage de partir de bonnes idées altruistes en début d’article et de finir au sénat, le lieu le plus ringard, rétrograde et couteux de la république. Avec en plus une touche ce Chevènement, le coup de massue.
NB: Chevènement a-t-il toujours son appartement HLM à Paris?

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