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Personnes âgées

Premier appel à la grève dans les Ehpad et services à domicile

Publié le 26/01/2018 • Par Catherine Maisonneuve • dans : France, Toute l'actu RH

Ehpad-personnes-ages-dependance
ME / Adobe stock
Sept organisations syndicales appellent les personnels des maisons de retraite et des services d'aide à domicile, à se mobiliser le 30 janvier.

Le 14 décembre, la CFDT, la CFTC, la CGT, FO et l’Unsa avaient appelé les personnels des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) à une journée de grève nationale et de mobilisation le 30 janvier, en y associant aussi les salariées/agents des services d’aide et d’accompagnement à domicile (Saad). Une grande première dans un secteur peu habitué à la contestation collective.

Aux yeux de tous les observateurs, le déclic aura sûrement été la longue grève des salariées de la maison de retraite Les opalines à Foucherans (Jura) au printemps 2017 -117 jours !- qui avait mis au jour les sous-effectifs, conditions de travail dégradées, impossibilité s’occuper correctement des personnes âgées, souffrances des personnels, risques de maltraitance. « Le soir, vous rentrez chez vous et vous pleurez. Vous avez honte de vous ! » résumait Anne-Sophie Pelletier, la porte-parole des grévistes. La vanne des témoignages accablants avait été ouverte, et le grand public avait par exemple découvert la toilette VMC (« visage, mains, cul ») expédiée en moins de 10 minutes…

Renfort et soutien

Depuis le 14 décembre, les cinq organisations syndicales ont obtenu le renfort de Sud et de la CFE-CGC mais aussi le soutien de l’association AD-PA des directeurs d’Ehpad et de Saad, très remontée contre  les accusations de « mauvais management » d’Agnès Buzyn… Lors d’une conférences de presse commune, le 25 janvier, elles ont confirmé leur appel à participer « massivement » aux différentes initiatives organisées en commun en direction des préfectures, des agences régionales de santé et des conseils départementaux.

Et ont réagi à chaud à l’annonce que la ministre des Solidarités et de la Santé, venait tout juste de faire au micro de RTL d’une rallonge de 50 millions d’euros pour les Ehpad s’ajoutant aux 100 millions prévus au budget 2018 de la Sécurité sociale : « quelle générosité ! », « on ne mendie pas », « divisez par 7000 Ehpad ! »« pour les Ehpad en difficulté ? Ils le sont tous » « c’est la moitié de ce que le gouvernement a « piqué » à la caisse nationale de solidarité pour l’autonomie l’année dernière », « c’est l’équivalent de 2500 postes alors que la réforme de la tarification va aboutir à la suppression d’un poste d’aide soignante par Ehpad et par an »…

Quatre revendications prioritaires

En attendant d’être reçues, enfin, par Marie Fontanel, conseillère santé de l’Elysée, les organisations syndicales ont rappelé leurs quatre revendications prioritaires :

  • application du principe « un pour un » prévu par le Plan Solidarité grand âge de 2006 : un salarié ou un agent par résident ;
  • abrogation des dispositions de la loi du 28 décembre 2015 d’adaptation de la société au vieillissement relatives à la réforme de la tarification des Ehpad et retrait des décrets d’application ;
  • arrêt des baisses de dotations induites par la convergence tarifaire ;
  • amélioration des rémunérations, des perspectives professionnelles et de carrières dans le cadre du statut et des conventions collectives.

Quelle mobilisation ?

Un rassemblement aura lieu le 30 janvier en début d’après-midi devant le ministère de la Santé. Mais l’essentiel de la mobilisation sera dans les départements, selon des modalités choisies localement.

Dans la fonction publique territoriale, on sait juste que la CGT appelle à une heure de grève, en sachant que les employeurs publics peuvent recourir à l’assignation des agents pour assurer la continuité du service public.

Par ailleurs, neuf organisations de retraités rattachées aux organisations syndicales appellent leurs adhérents et au-delà toutes les personnes âgées, à soutenir les initiatives des salariés/agents et à participer aux manifestations qui auront lieu dans tous les départements. Associations familiales, syndicats de professionnels de santé sont aussi entrés dans la danse.

Alors quelle sera la mobilisation le 30 janvier ? La question a évidemment été posée aux organisations syndicales. Difficile de lire dans le marc de café : l’aide aux personnes âgées est un secteur très féminisé, peu syndiqué, éparpillé dans de multiples structures -« nous ne sommes pas chez les dockers ou les ouvriers de grandes usines » a dit l’un des représentants syndicaux, Mais pour eux, une intersyndicale aussi large autour d’un appel national, est en soi, déjà, totalement inédit…

 

Les premières réactions

La FHF « prend acte »

Dans un communiqué du 24 janvier, la Fédération hospitalière de France « prend acte » de l’appel à la grève  et note que « cet état de tension révèle les fortes inquiétudes des personnels de toutes catégories », accrues notamment par les premières conséquences d’une réforme tarifaire aux « conséquences néfastes et inéquitables pour les Ehpad publics ».

L’UNA « comprend »

Dans un communiqué du 25 janvier, l’Union nationale de l’aide, des soins et des services aux domicile (syndicat d’employeurs du privé non lucratif)) dit « comprendre » l’appel à la grève des syndicats de salariés qui intervient alors que « malgré tous les efforts déployés par les acteurs de la branche professionnelle », les salaires des aides à domicile « sont au plus bas » (972 euros bruts mensuels en moyenne) et que « la pénibilité au travail est au plus haut » au point que 16% des ruptures de CDI sont consécutifs à des licenciements pour inaptitude.

La Fnadepa « solidaire »

La Fédération nationale des associations de directeurs d’établissements et services pour personnes âgées se dit « solidaire » dans un communiqué du 25 janvier et ajoute « qu’elle ne saurait se satisfaire » de l’annonce d’Agnès Buzyn de 50 millions : « Cela correspond à 80 euros par résident et par an, soit seulement 3 heures d’accompagnement de plus cette année, bien loin des besoins. »

La Coordination et la Convergence nationales « soutiennent »

La Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité et la Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics « apportent leur soutien » en dénonçant « des tarifs prohibitifs » des Ehpad pour les familles et « le manque de la moitié du personnel nécessaire » dont il « résulte bien souvent un traitent indigne, une maltraitance institutionnelle pour les résidents et une souffrance pour les personnels »

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Commentaires

Premier appel à la grève dans les Ehpad et services à domicile

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virginie

26/01/2018 02h25

il est patent que les conditions de travail en maison de retraite sont difficiles, car à la pénibilité physique dues à la manipulation des personnes âgées pour leur hygiène et leur confort, la manutention du linge, la réfection des lits…, s’ajoutent les traumatismes psychologiques que vivent les soignants travaillant auprès de personnes en fin de vie, aux agressions verbales ou physiques de personnes séniles souffrant de troubles mentaux ou des membres de leur famille… : http://www.officiel-prevention.com/formation/fiches-metier/detail_dossier_CHSCT.php?rub=89&ssrub=206&dossid=341

Chantal

28/01/2018 08h13

Bonjour’
Il est important de faire parler les chiffres
Enveloppe supplémentaire de 5o millions !! Un ratio svp ,
Soit une misère 80 euros par résident.. .et pour l année.
Et nous devrions avoir un effectif d un salarié par résident ! !
Le ratio est d’une « moyenne » de 0,6 salarié.

Pourquoi l ARS ne quantifie pas le nombre de salaries /par nb de residants dans chaque Ephad ?.
Un droit de regard doit être la , c’est le garant du service public, de la bonne marche de ces établissements qui j espère, sont tous sous sa tutelle.

La ministre dit bien qu’ elle instruira le besoin de chaque Ephad pour allouer un montant financier supplementaire… Alors prenons les choses à l endroit !! Cela évitera de la maltraitance que les anciens ne peuvent pas DÉNONCER et améliorera les conditions de travail au personnel bien méritant, que je félicite. Ces salariés disposent ils de salle de repos nécessaire, de revenus convenables eu égard à leur mission …

Urbarural

30/01/2018 10h58

Il me semble qu’il existe une corrélation certaine entre cette situation pénible, le vieillissement général de la population, et la destruction du tissu socioprofessionnel.
Dans mon village de 600 habitants, plein de personnes âgées sont encore dans leur maison, avec des enfants et autres parents à proximité immédiate, pour les soutenir. Or, le monde actuel pousse à la mobilité, avec précarité du travail et difficulté à se loger.
Il est urgent, puisque les finances publiques n’y suffiront jamais, de développer des structures intermédiaires comme les micro-résidences intergénérationnelles, en liaison avec le réseau de soins local.
Je ne comprends pas qu’on persiste à construire des méga Ehpad que de toute façon, les résidents ne peuvent plus se payer.

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