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Transports

Grand Paris Express : pourquoi la facture s’est alourdie de 13 milliards d’euros

Publié le 18/01/2018 • Par Camille Selosse • dans : Actualité Club finances, France

GPE 2
Société du Grand Paris
La Cour des comptes a rendu un rapport dénonçant les dérives financières du futur métro du Grand Paris Express. Le coût final du super métro est réévalué à 38,5 milliards d'euros, soit une hausse de 50% du coût initial. De quoi s'interroger sur le maintien en l'état du projet sur de certaines lignes.

La Cour des comptes a l’habitude de produire des réquisitoires. Son rapport sur le Grand Paris Express (GPE) ne déroge pas à la règle. Dans un document de 175 pages officiellement présenté en commission des finances à l’Assemblée nationale le 17 janvier, elle accumule les critiques à l’encontre du projet d’extension du métro en Ile-de-France et de la Société du Grand Paris qui en est le maître d’ouvrage.

La charge concerne notamment le budget affecté au GPE. Elle n’est guère étonnante tant celui-ci fait l’objet d’une inflation régulière. Quand le sujet fut lancé en 2010 sous le mandat de Nicolas Sarkozy, une enveloppe de 19 milliards d’euros était évoquée. En mars 2013, le gouvernement socialiste valide le projet, acte définitivement le tracé et le chiffrage grimpe à 22,623 milliards.

50 % de hausse en un an

Début 2017, le budget est revu encore à la hausse alors que la Société du Grand Paris (SGP) a été appelée à contribuer à d’autres chantiers (prolongement du RER E, de la ligne 11, modernisation des RER…). Il est alors question de 25,14 milliards. Quelques semaines plus tard, fin mars la SGP le réévalue à 28,93 milliards. La Cour des comptes ayant commencé à mettre son nez dans le dossier, la SGP fournit une nouvelle estimation fin juillet 2017 : 38,48 milliards.

Une situation qui “rend de plus en plus incertaine la soutenabilité financière du projet” selon Didier Migaud qui s’exprimait le 17 janvier devant les députés de la Commission des finances.

Augmenter la dette de la France de plus d’un point

En un an, le dérapage global est donc de 13 milliards d’euros, soit une hausse d’environ 50 % pointe le président de la Cour des comptes. Les sages enfoncent le clou en indiquant que le GPE va désormais fortement peser sur les comptes publics  et renchérir la dette nationale de 1,13 points d’ici 2025.

Un état des lieux qui s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, celui  d’études successives qui, à chaque nouvelle étape, révèlent une sous-évaluation initiale du projet. Cette sous-évaluation reste difficile à justifier puisque la SGP n’a pas été en mesure de fournir les bases de calculs ayant servi à établir les premiers chiffrages.

Un manque de transparence

Des demandes complémentaires émanant des pouvoirs publics et à la charge de la SGP ont aussi alourdi la facture. La participation de la SGP au financement de la prolongation de la ligne E du RER pèse ainsi pour 500 millions d’euros supplémentaires. En outre, la gouvernance de la SGP serait à revoir.

Installé à l’origine afin d’obtenir un consensus politique, l’établissement manque aujourd’hui d’expertise technique et financière juge la Cour. Une tutelle politique plus appuyée est aussi réclamée alors que la SGP évolue avec une grande liberté, en faisant parfois preuve d’un manque de transparence selon Didier Migaud.

La responsabilité des JO

Mais l’alourdissement de la facture provient aussi de la réduction des délais. Alors que les travaux devaient s’échelonner progressivement jusqu’en 2030, la perspective des Jeux Olympiques, et éventuellement de l’exposition universelle en 2025 a abouti à une concentration des chantiers pour viser une mise en service d’une grande partie des nouveaux tronçons à horizon 2024.

La perspective des JO et les engagements pris pour obtenir l’organisation ont poussé la SGP à se focaliser davantage sur les délais que sur les coûts pointe le rapport de la Cour. A tel point que “les objectifs de coûts n’ont pas jusqu’à présent été considérés comme une véritable contrainte”. Ainsi, sur la ligne 16, six tunneliers étaient initialement prévus. Insuffisant pour parvenir à une mise en service en 2024. La SGP en mobilise donc trois de plus. Ce qui à un surcoût de 250 millions d’euros.

Des délais intenables

En réalité, il est déjà acté que les délais sont inatteignables. Les calendriers sont jugés “irréalistes” par la Cour puisqu’ils ne laissent “aucune marge à la survenance d’incidents”. Des services du ministères des transports ont aussi rendu un rapport qui n’a pas été rendu public émettant de sérieux doutes sur la capacité à faire émerger les tronçons prévus des lignes 17 et 18 à horizon 2024.

La ministre des transports elle-même a reconnu devant le Sénat le 16 janvier que “le calendrier était trop ambitieux. Je ne pense pas qu’on puisse dire que les délais sont réalistes”.

Vers un nouveau calendrier

La Cour des comptes réclame donc un nouveau phasage. Ce rapport tombe à point nommé pour le gouvernement. Emmanuel Macron doit se prononcer depuis plusieurs semaines sur le projet. En août dernier, il a demandé un rapport au préfet de la région Ile-de-France sur ce dossier. Rendu le 21 septembre, celui-ci préconise un étalement des travaux.

Devant les sénateurs, Elisabeth Borne a affirmé qu’un “calendrier recalé sur des bases réalistes” sera présenté “prochainement”, après plusieurs reports.

Des lignes abandonnées ?

Mais pour la Cour des comptes il faut aller plus loin et faire le deuil de certaines lignes. “La seule modification du phasage du projet d’ici 2024-2030 ne permet pas de s’assurer de la soutenabilité de long terme du modèle économique de la SGP et du projet” alerte son rapport. Depuis le départ, l’utilité de la ligne 18 est discutée. Quant à la ligne 17, elle doit servir de nouvelle desserte pour l’aéroport Charle de Gaulle. Sauf qu’entre temps, le gouvernement a validé la liaison CDG Express et en a fait une priorité.

Elisabeth Borne a semblé coupé court à l’idée d’un ajustement du tracé du GPE en assurant que “ce projet, crucial pour la région parisienne, sera mené à son terme. Le schéma d’ensemble n’est pas remis en cause”. Mais pour de nombreux élus élus concernés, un report sera vécu comme un enterrement qui ne dit pas son nom.

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Commentaires

Grand Paris Express : pourquoi la facture s’est alourdie de 13 milliards d’euros

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ssrw38

18/01/2018 03h52

Tiens comme c’est bizarre, insidieusement on parle des JO ! Ceux qui ne doivent rien coûter au contribuable. Mais c’est bien sur, on omettra soigneusement de mettre ce ‘point de détail’ au bilan des jeux !
Et on n’a pas encore les zadistes sur le dos je voulais dire sur site.

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