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[Interview] Numérique

« Les données spatiales servent au suivi des politiques locales »

Publié le 26/01/2018 • Par Baptiste Cessieux • dans : Actualité Club Techni.Cités, France, Innovations et Territoires

Alain Podaire
Inspace Institute
Les données spatiales apportent des indications fines et régulières sur les territoires. Alain Podaire, responsable des applications spatiales au Centre national d’études spatiales (CNES), nous explique comment les collectivités peuvent s’en emparer.

Sous-utilisées et méconnues des collectivités, les données spatiales sont un précieux sésame qui couvre une période de plus de trente ans, sur des sujets divers.

Qu’est-ce que les données spatiales ont à voir avec les collectivités ?

Les collectivités ont besoin d’informations pour alimenter les « tableaux de bord » qui permettent de piloter une politique locale. Et justement, grâce aux deux programmes européens Galileo (géolocalisation) et Copernicus (surveillance terrestre), ainsi qu’aux différents opérateurs de satellites privés, les données spatiales cumulent les avantages. Elles sont nombreuses, de grande qualité, facilement accessibles et, souvent, gratuites pour les collectivités.

Contrairement aux données aériennes, qui apportent aussi une précision intéressante de façon ponctuelle, les données spatiales sont idéales pour le suivi régulier. Ainsi, certains satellites récupèrent des informations sur un même site tous les cinq jours, lorsque le ciel est clément. Ce laps de temps est tout à fait pertinent pour construire les indicateurs cohérents avec les besoins des collectivités territoriales.

Des données provenant de différentes sources peuvent pourtant poser problème lors de la création d’indicateurs. Comment faire pour les utiliser ?

Grâce à la mise en œuvre opérationnelle, en 2014, du programme Copernicus, les opérateurs publics européens ont constitué une banque de données homogène, gratuite et, à quelques exceptions près, en accès libre. Le Cnes est d’ailleurs l’un des acteurs précurseurs de l’accompagnement à l’utilisation de ces données.

Nous menons ce travail avec nos partenaires européens mais également avec les collectivités locales. Evidemment, nous partons des services européens, qui sont mutualisés afin de servir à tous, depuis la commune française jusqu’à celle d’Estonie, pour arriver vers des services plus spécialisés et en adéquation avec les priorités de chaque territoire.

En résumé, il existe une masse d’informations disponibles couvrant trente ans de données sur des domaines aussi différents que l’occupation des sols, la gestion des ressources, la météorologie ou la qualité de l’air. Tout cela est très précieux et, pourtant, sous-utilisé. Dans les systèmes d’informations géographiques, par exemple, les applications des données spatiales sont loin d’être dominantes alors que leur plus-value est significative.

Selon vous, quelles sont les collectivités les plus susceptibles d’utiliser ces données ?

Ce sont les régions et les intercommunalités. La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République, dite « Notre », a changé les compétences des collectivités et notre action se structure sur cette nouvelle réalité. Les régions ont ainsi un gros intérêt sur la quantification des ressources de leur territoire depuis qu’elles sont responsables de l’activité économique. Nous avons déjà plusieurs exemples de territoires précurseurs dans l’utilisation des données spatiales.

Le Cnes estime qu’il y a un vrai intérêt à accompagner ces initiatives, car la résolution des problèmes locaux peut amener des développements économiques dans d’autres secteurs, en particulier à l’export.

Comment le Cnes accompagne-t-il ces acteurs ?

Le Cnes est déjà en action avec six territoires : la Bretagne, l’Ile-de-France, l’Aquitaine, l’Occitanie, Provence – Alpes – Côte d’Azur et la Guyane. Le 20 juin dernier, au Bourget, ces partenariats ont été renforcés par la signature d’une déclaration d’intention.

Le Cnes en a profité pour se réorganiser afin de mieux répondre aux besoins des collectivités. Les partenariats en cours permettront de démontrer la plus-value des données spatiales pour la génération d’indicateurs pertinents dans le pilotage et le suivi de l’action publique. C’est tout l’enjeu d’aujourd’hui.

Comment ces expérimentations peuvent-elles être reproduites ailleurs ?

Pour mettre en œuvre la démocratisation des solutions que nous expérimentons, nous travaillons avec l’Ugap. Elle conduit des actions afin de faciliter l’accès des PME aux marchés publics. Une fois référencées dans le catalogue de l’Ugap, les entreprises peuvent contracter sans passer par une procédure d’appel d’offres.

Par exemple, la ville de Dax a été récompensée lors de Territoria 2017 pour avoir déployé un outil de mesure des mouvements de terrain par satellite. La mesure se fait au centimètre près et l’entreprise qui opère cette technologie, Tre Altamira, est l’une des premières à avoir été répertoriée par l’Ugap. Grâce à ce référencement, la méthode devient réutilisable dans d’autres territoires.

Concrètement, comment les collectivités et leurs prestataires peuvent-ils accéder à ces données ?

Le mieux est de nous contacter directement pour profiter d’un accompagnement. On peut aussi se connecter aux plateformes Peps, Data.gouv ou Theia. Nous espérons qu’une fois la démonstration faite de la valeur de ces données, celles-ci pourront être intégrées dans les bibliothèques d’open data, mises à disposition par les collectivités.

L’avantage pour cette étape, c’est que les données spatiales sont déjà normalisées et qualifiées. Tout est fait aujourd’hui pour que l’espace ne soit plus un domaine hors-sol uniquement piloté par les besoins de l’Etat. Les outils sont là, il ne tient plus qu’aux collectivités de s’en emparer.

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