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Santé

Les professionnels de santé se réunissent contre la désertification médicale de Lectoure

Publié le 29/08/2019 • Par Christelle Destombes • dans : A la Une santé social, Dossier Santé Social

désert médical
©h368k742 - stock.adobe.com
Et si, pour attirer les médecins, il s’agissait d’abord de mettre en place un réseau social et économique de promotion du territoire. Dans le Gers, une association qui porte un projet de santé pluriprofessionnel et multisite y croit.

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Si la solution venait de tous et d’abord des professionnels de santé ? C’est la conviction d’Arnaud Cabelguenne, pharmacien à Lectoure, en Lomagne gersoise. Après avoir exercé dans la recherche, l’industrie et l’hôpital, il a repris une officine il y a cinq ans avec sa femme Marie-Claire, pharmacienne issue de l’industrie pharmaceutique. Cherchant un nouveau cadre de vie dans la « Toscane française », il a créé l’association des professionnels de santé du Lectourois, pour prendre à bras-le-corps le problème de la désertification médicale.

Système ouvert

L’association porte un projet de santé pluriprofessionnel et multisite, reconnu par l’agence régionale de santé (ARS) Occitanie. « La maison de santé repose sur un système ouvert, porté par une trentaine de professionnels de santé qui s’organisent sur douze communes, pour assurer la continuité des soins », explique-t-il.

Financé par le contrat d’aide à l’installation des médecins de l’ARS (50 000 euros), le projet prévoit de regrouper, dans une ancienne école de Lectoure, un laboratoire d’analyse, des infirmières, médecins généralistes, podologue, ostéopathe, kiné. « Une maison de santé n’est qu’un outil, avec ou sans murs. L’important, c’est de réunir, ensuite réunir et surtout réunir », plaide-t-il.

Isabelle Ballenghien, médecin généraliste à Miradoux, participe à l’aventure. Elle est une des premières à avoir engagé une assistante médicale il y a quatre ans (lire l’encadré). Elle défend un exercice partagé, qui respecte les aspirations des jeunes médecins et des femmes.

Pour l’instant, elle s’occupe de la mise en place d’un logiciel médical partagé, afin de mutualiser les dossiers des patients et d’éviter la surconsommation médicale. Maître de stage, elle a accueilli une jeune interne qui a depuis rejoint le projet multisite. Il y a urgence : « Trois médecins ont pris leur retraite à Lectoure en 2019 et trois autres à proximité vont partir, pour un bassin de 15 à 20 000 habitants ».

Sous le désert

« Hospitaliers par formation, les médecins ne connaissent pas la médecine générale. Ils sont très urbains, habitués à la proximité des activités sportives, culturelles, des crèches et des écoles. Pour choisir la campagne, il faut un cadre de vie, un projet de santé, et du travail pour le conjoint… », décortique Arnaud Cabelguenne.

Persuadé que la désertification médicale concerne tous les habitants d’un bassin de vie, il a embarqué tout le monde dans une série de vidéos humoristiques « Sous le désert, il y a de l’eau qui coule ». Mille figurants se sont prêtés au jeu de l’épisode 3… Dernière idée en date : l’organisation d’une première université d’été « Médecine du futur, une autre idée de la campagne », les 17 et 18 août. Ont été abordés l’intelligence artificielle, la nanotechnologie, les nouvelles pratiques, la fin du numerus clausus ou CPTS, sous les marronniers, entre un buffet gersois et un concert des Nuits musicales en Armagnac.

« C’est un mode de travail qui me convient parfaitement » – Dr Isabelle Ballenghien, généraliste à Miradoux (Gers)

J’ai toujours travaillé en équipe avec une répartition des tâches, au Samu, en tant que médecin pompier, en santé scolaire… En 2014, mon collègue prenant sa retraite, j’ai immédiatement recruté une assistante médicale. J’ai organisé le cabinet en fonction de son rôle : il y a trois salles d’examen, un bureau de consultation. L’assistante prépare le patient dans la salle de soins, prend tous les paramètres médicaux, fait les examens nécessaires (ECG, épreuves fonctionnelles respiratoires) et m’apporte les résultats. Je reçois le patient, pendant ce temps l’assistante prépare le prochain. Les patients étaient un peu surpris au départ, mais ils apprécient sa présence, son accueil, ses soins. C’est un mode de travail qui me convient parfaitement, ainsi qu’aux internes que je reçois en stage : on partage les informations. Prendre soin demande du temps… Après avoir financé le poste avec les gardes de nuit profonde, désormais supprimées, je vais faire appel au financement des assistants médicaux, prévus par la loi.

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