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SOCIAL
Les aides à domicile au bord de la rupture
Catherine Maisonneuve | Actu expert santé social | France | Toute l'actu RH | Publié le 17/01/2018 | Mis à jour le 16/01/2018

A la précarité financière des services d'aide à domicile répond au bas de l'échelle la précarité de leur agents. Temps partiels, faiblesse des rémunérations, isolement et dureté des conditions de travail rendent leur métier peu attractif et usant.

L’Union nationale des centres communaux et intercommunaux d’action sociale (Unccas) ne cesse de tirer la sonnette d’alarme : le déficit moyen des services d’aide et d’accompagnement à domicile (Saad) gérés par ses membres est de 4,1 euros de l’heure pour un coût de revient moyen de 22,25 euros !

La spirale est dangereuse : malgré son ambition affichée de favoriser le maintien à domicile (et de créer des emplois « non délocalisables »), l’Etat compense de moins en moins les dépenses d’allocation personnalisée d’autonomie (APA) des départements qui, eux-mêmes se disent contraints de sous-tarifer les Saad, qui eux-mêmes précarisent leurs agents… Et les élus locaux se demandent s’ils vont pouvoir sauvegarder ce service public de proximité.

Un métier mal rémunéré et déconsidéré

Les CCAS/CIAS emploient 26 700 aides à domicile qui interviennent auprès des personnes âgées et/ou handicapées comme aides-ménagères ou auxiliaires de vie : ménage, repas, aide au lever, aide à la toilette, aide au coucher… Elles font partie du cadre d’emploi des agents sociaux territoriaux mais la proportion de titulaires a baissé à 57%, et « de plus en plus souvent les services fêtent les départ en retraite de contractuelles qui ont enchaîné contrat sur contrat », reconnaît Benoît Calmels, délégué général de l’Unccas. Très peu de concours sont ouverts et du coup les services se privent des plus qualifiées et des plus ...