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ASSISES DE L'ÉNERGIE
Energie-climat : l’Etat à l’écoute des réclamations des collectivités
La Rédaction | Actualité Club Techni.Cités | France | Publié le 27/01/2011 | Mis à jour le 22/07/2013

« J’ai noté la demande », a eu plusieurs fois l’occasion de dire Pierre-Franck Chevet, le directeur général de l’Energie et du Climat, en réponse aux élus locaux lors de la clôture des 12èmes Assises de l’énergie, du climat et de l’air, jeudi 27 janvier.

Le panel très prestigieux d’élus rassemblés pour la dernière table ronde, de Michel Delebarre, président (PS) de la Communauté Urbaine de Dunkerque à Michel Destot, maire (PS) de Grenoble en passant par Denis Baupin, l’élu « Vert » de Paris, avait en effet quelques réclamations à faire valoir sur la politique énergie-climat de la puissance publique.

Demande de nouvelles compétences – Notamment au niveau des compétences allouées dans ce domaine aux collectivités territoriales et qu’elles voudraient bien, sur certains points, voir élargies. Denis Baupin a ainsi demandé « des compétences supplémentaires là où des freins législatifs et réglementaires nous bloquent ».
Un exemple : les 200 décrets toujours en préparation de la loi Grenelle 2. « Cela nous importe d’être associés à ces décrets. Il faut donner la capacité aux villes de pouvoir agir », a déclaré l’élu parisien.

Pierre-Franck Chevet prend acte de ce besoin de concertation sur les textes, de même que de l’idée, soulevée par les uns et les autres, « d’un besoin de cadrage et d’aides sur la RT 2012 [1] », ce nouveau monument législatif qui, rappelle Michel Destot, concerne 250 millions de mètres carrés et représente un investissement de 50 milliards d’euros.

Interpellé aussi, bien évidemment, sur la politique française en matière d’énergies renouvelables, Pierre-Franck Chevet ne nie pas les « difficultés ». Passer de 9 % en 2005 à 23 % en 2020, c’est « doper à grande vitesse des énergies » qui n’avaient pas encore été développées. D’où un réglage à opérer qui est en train de se faire.

La capacité éolienne doit être de 19 000 MW en 2020. Elle se développe à raison de 1 000 MW/an. Il faudrait, reconnaît-il, que l’on passe à 1 500 MW par an pour atteindre les objectifs. Mais le débat social est là, qui implique de « renforcer les procédures pour assurer la robustesse du développement ».

Reconnaissance du rôle des territoires – Ce sujet de la robustesse de « nos filières industrielles » devrait être l’un des thèmes traités lors de la conférence nationale sur l’énergie annoncée par Christine Lagarde et sur laquelle Denis Baupin interpelle également le représentant des pouvoirs publics, demandant que l’on n’y évoque pas seulement l’offre d’énergie mais aussi la manière d’utiliser celle-ci. « Le travail est en cours pour constituer » cette conférence, indique Pierre-Franck Chevet promettant qu’elle comprendra « plusieurs ateliers » et qu’elle traitera aussi des usages de l’énergie, notamment de l’économie de ces usages.

Enfin, dans le discours final qu’il a prononcé au nom de la ministre de l’Ecologie, empêchée, le directeur de l’énergie et du climat l’a bien affirmé : « pour atteindre nos objectifs, rien ne se fera sans les collectivités et les territoires ». Et c’est bien la reconnaissance du rôle des territoires, rappelle-t-il, qui a motivé, lors des discussions du Grenelle, la décision de généraliser les plans climats énergie territoriaux aux collectivités de plus de 50 000 habitants ».

Elisabeth Salles, Enerpresse [2]