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Collaborateur d'élu

Sébastien Michon : « Le dircab’ et le DGS sont indispensables à la gouvernance locale »

Publié le 04/01/2018 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : France

DGS-elu-illustration
adobestock
Codirecteur de l’ouvrage « Dans l’ombre des élus » (Editions Septentrion), le politologue Sébastien Michon se penche sur les éminences grises des édiles locaux. Apparus avec la décentralisation, le directeur de cabinet et le directeur général des services occupent une place de plus en plus centrale dans l'écosystème territorial.

Le politologue Sébastien Michon dirige, au côté de son collègue Willy Beauvallet, un ouvrage consacré à la sociologie des collaborateurs politiques. Un personnel qui est monté en puissance depuis trois décennies. A tel point que des anciens collaborateurs d’élus mènent aujourd’hui de fructueuses carrières électorales. Ces professionnels de la politique tiennent toujours le haut du pavé dans les collectivités PS et LR. Mais l’irruption de La République en marche ne marque-t-elle pas leur chant du cygne ? Entretien.

Comment expliquez-vous la montée en puissance du directeur de cabinet et du directeur général des services dans l’écosystème des collectivités ?

Clairement, cela tient au pouvoir très développé du président d’exécutif local et à l’élargissement des compétences des collectivités. Le directeur de cabinet et le directeur général des services sont au cœur de son dispositif. Ils préparent les décisions et proposent des scénarios. A contrario, les élus « de base » ne sont guère consultés. Ils ont tendance à suivre une partition déjà écrite. Avec le développement des compétences des collectivités, cette hiérarchie s’est de plus en plus affirmée. Le directeur de cabinet et le directeur général des services sont devenus des éléments indispensables du mode de gouvernance locale. Leurs rôles peuvent d’ailleurs être assez proches selon les configurations.

Peut-on dire, dans ces conditions, que les DGS exercent un emploi politique ?

Les directeurs généraux des services ne font pas partie des quotas de collaborateurs politiques, mais ils travaillent au quotidien avec les élus. Leur sort, dans leur collectivité, dépend d’une bonne articulation avec le président d’exécutif en place. Il peut donc exister une concurrence entre le DGS et le directeur de cabinet. L’équilibre des forces est variable. En cas de fortes tensions, le départ du directeur général des services peut être perçu comme une forme de victoire par le directeur de cabinet qui reste en place. Mais ces deux collaborateurs sont aussi amenés à travailler ensemble, à organiser une division du travail aussi cohérente que possible, comme ils doivent nouer des relations privilégiées avec la multitude d’interlocuteurs des collectivités.

Le profil des collaborateurs de cabinet a-t-il changé ?

La compétence est recherchée. Les cabinets des maires de grandes villes ou des présidents de région comptent par exemple des conseillers techniques, exactement comme dans les cabinets ministériels. On a vu, dans ces sphères, la montée d’un personnel diplômé en Sciences Politiques, dans les masters qui préparent au métier politique ou dans les cursus spécialisés dans la gestion locale, qui passe d’une collectivité à une autre au gré des alternances. Les cabinets accueillent ainsi des attachés territoriaux qui maîtrisent également les arcanes de l’action publique. Les profils sont davantage spécialisés. La proximité politique avec l’élu joue moins qu’auparavant. Les compagnons de route se font plus rares ou moins centraux. Ils n’ont pas disparu pour autant.

Faut-il encore être affilié à un parti pour travailler dans le cabinet d’un élu ?

La plupart des collaborateurs de cabinet sont des adhérents ou des anciens adhérents d’une formation politique. Dans le marché des postes, les logiques partisanes continuent de jouer. En dehors des transferts, ces derniers mois du PS ou des Républicains vers La République en Marche, on ne passe généralement pas d’une formation politique à une autre. Les logiques de parti perdurent. Les collaborateurs d’élus constituent toujours une filière de recrutement pour devenir élus. C’est particulièrement vrai pour le PS du Nord. On est peu à peu passé d’un parti d’enseignants à un parti de collaborateurs d’élus.

Ces parcours ne sont pas toujours bien vus de la population. Avec « le Pénélope gate » et l’affaire des vrais-faux assistants parlementaires du FN ou du Modem au Parlement européen, les collaborateurs d’élus sont sortis de l’anonymat dans les pires conditions. Ils n’ont pas bonne presse. Du coup, au moment de se faire élire, ils préfèrent mettre en avant leur passé d’attaché territorial, même s’ils n’ont effectué qu’un stage dans les services d’une collectivité avant de rejoindre le cabinet d’un élu, ou de consultant, même si leur expérience est, là encore, minime.

L’arrivée d’un nouveau personnel politique, davantage issu du secteur privé, lors des législatives scelle-t-il le sort des anciens collaborateurs d’élus pour les prochains scrutins locaux de 2020 et 2021?

Si ces profils ont, pour la première fois, connu une décrue, ils n’ont pas disparu dans l’hémicycle. On voit, par exemple, chez les députés LREM, parmi les transfuges venus des radicaux de gauche et du PS des anciens collaborateurs d’élus. Ces profils ne seront pas nécessairement en voie de disparition lors des élections municipales ou régionales. Tout dépendra de la structuration locale de La République en Marche. Pour porter les couleurs de leur parti aux élections, les députés LREM pourraient bien aller puiser dans le gisement de leurs assistants parlementaires…

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