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[OPINION] Métropoles

Métropoles : entraînement ou réciprocité ?

Publié le 08/01/2018 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

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Fotolia Sashkin
Métropoles et territoires sont intimement liés mais ces interdépendances ne sont plus mécaniquement «gagnant-gagnant» comme elles pouvaient l’être historiquement dans les relations ville-campagne. Et c’est donc là que l’action publique et l’exigence de «cohésion des territoires» prennent tout leur sens.
Daniel Behar

Daniel Behar

géographe et professeur à l'Ecole d'urbanisme de Paris

La récente publication par France Stratégie d’une étude relative aux effets d’entraînement des métropoles sur les territoires avoisinants (1) a largement été commentée. Pour les uns – les tenants de la redistribution métropolitaine –, sur le mode de la déception : ces effets attendus ne sont pas probants. Pour les autres – les apôtres de la « France périphérique » – sur le registre de la confirmation : « on vous l’avait bien dit ». Cette note a un premier mérite. Elle renvoie dos-à-dos les deux camps en faisant imploser la catégorie supposée des métropoles, considérée comme celle des territoires qui se portent bien en France aujourd’hui. Les unes vont bien (Bordeaux, Montpellier…), d’autres moins (Nice, Rouen…). Certaines sont entourées de territoires dynamiques (Nantes, Rennes…). D’autres pas (Toulouse, Montpellier…).

La métropolisation marque la prééminence des liens sur les lieux

Au-delà, l’incapacité à identifier des effets d’entraînement généralisés qui viendraient confirmer la théorie du ruissellement chère aux économistes n’est guère surprenante pour le géographe. La métropolisation vient marquer la prééminence des liens sur les lieux, des effets de connexité sur ceux de contiguïté. C’est une dynamique qui intègre des territoires toujours plus vastes au travers de liens d’interdépendances fonctionnelles (réseaux, mobilités…). Mais cette dynamique d’intégration est paradoxale en ce qu’elle produit simultanément des effets de décrochage en cascade, tant au sein de ces métropoles que dans les territoires environnants.
Cette absence d’effets d’entraînement ne signifie donc pas pour autant qu’il y ait indifférence ou dissociation entre les métropoles et les territoires. Bien au contraire, les interdépendances sont toujours plus intenses. On a pu ainsi montrer que la performance des métropoles tenait en grande partie à la qualité des aménités des territoires avoisinants. Partout, comme dans le cas lyonnais, avec les secteurs de Saint-Exupéry, de Vienne ou de la plaine de l’Ain, l’économie métropolitaine s’étend bien au-delà des périmètres institutionnels des métropoles. Et, surtout, mis à part Paris, les métropoles françaises se développent moins au travers d’une économie exportatrice mondialisée qu’en renforçant une économie de services, d’intermédiation, étroitement articulée avec les territoires.

Métropoles et territoires sont intimement liés

Autrement dit, métropoles et territoires sont intimement liés mais ces interdépendances ne sont plus mécaniquement « gagnant-gagnant » comme elles pouvaient l’être historiquement dans les relations ville-campagne. Et c’est donc là que l’action publique et l’exigence de « cohésion des territoires » prennent tout leur sens.
Ce qui se joue entre les métropoles et les territoires relève donc moins de l’entraînement des uns par les autres que, d’une part, de la mutualisation des réponses à des problèmes partagés, par exemple la montée en puissance d’une économie « exposée » avec les fragilités sociales induites ; d’autre part, de la maximisation des complémentarités entre les ressources et les fonctions économiques présentes de part et d’autre.
En passant de la logique de l’entraînement à celle de la réciprocité, c’est la conception fondatrice de l’aménagement du territoire en France – celle de la redistribution entre les territoires – qu’il s’agit de remettre en question.

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