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Climat

One planet summit : les villes n’arrivent pas à accéder aux financements pour le climat

Publié le 12/12/2017 • Par Arnaud Garrigues • dans : Actualité Club Techni.Cités, France

environnement
Fotolia tuk69tuk
C’est l’un des constats du One Planet Summit qui s’est tenu le 12 décembre à Boulogne-Billancourt. Les villes ont de réelles difficultés à accéder aux financements internationaux. D’où un appel à faciliter cet accès et à accompagner les acteurs non étatiques pour que les projets locaux et concrets puissent se monter.

Difficile pour les élus locaux d’exister dans cette énorme manifestation qu’est le “One Planet Summit”, qui s’est tenu le 12 décembre dernier en banlieue parisienne. Tout au long de la journée, les annonces des multinationales, des bailleurs mondiaux, des Etats se sont succédées.

Mais les élus locaux, quelle place ont-ils ? “Dans ce type d’évènement, on préfère évoquer les engagements massifs des grosses structures”, reconnaît d’ailleurs Ronan Dantec, sénateur (ELLV) de Loire-Atlantique et président de l’association Climate Chance qui regroupe les acteurs non étatiques.

Paris parvient à se faire entendre…

Bien sûr, certaines grandes figures comme la maire de Paris, Anne Hidalgo (PS), ou l’ancien maire de New York, le milliardaire Michael Bloomberg ont voix au chapitre, et peuvent présenter des actions de référence.

Pour la capitale française, il s’agit par exemple de son plan climat-air-énergie qui vise la neutralité à l’horizon 2050, ou le fonds vert qu’elle a lancé pour flécher les investissements privés vers des projets locaux sur son territoire.

… Les territoires, beaucoup moins

Mais pour les autres, pour ces villes petites et moyennes des pays du Nord, et encore plus pour toutes celles des pays du Sud, qu’en est-il ? Comment font-elles pour arriver à engager des actions pour lutter contre le dérèglement climatique ?

Un constat s’impose d’ailleurs : les collectivités ont de vraies difficultés à accéder aux financements internationaux ou européens. C’est ce que souligne notamment une résolution adoptée le 10 décembre par les acteurs non étatiques (1) en amont de ce sommet.

Il faut ”faire évoluer et simplifier les critères d’attribution, les exigences économiques et réglementaires des fonds climats internationaux, régionaux, et nationaux”, souligne leur texte commun.

Des accès aux financements très compliqués

Bien souvent, les collectivités n’ont pas la connaissance et les capacités d’ingénierie financière et administrative pour accéder à ces fonds. Même pour la Métropole européenne de Lille (MEL), comme nous le confirme sa vice-présidente chargée du climat, Christiane Bouchart (EELV).

Cette dernière ne cache d’ailleurs pas sa colère d’avoir vu s’évanouir les quelques financements nationaux dont elle disposait, après avoir été labellisée Territoires à énergie positive pour la croissance verte (TEPCV).

En France, les fonds nationaux au régime sec

De même pour le label “Villes respirables”, autre dispositif national censé financer des actions pour la qualité de l’air. “Cela nous a tout juste payé l’étude pour la mise en place d’une zone à circulation restreinte (ZCR)”, déplore-t-elle. Au bas mot 100 à 150 000 euros, alors que le MEL avait prévu plusieurs actions pour un montant d’environ un millions d’euros, notamment pour financer un projet de péage routier (écobonus), des véloroutes, un volet d’adaptation au changement climatique….

Un signal bien mauvais envoyé par la France, alors qu’Emmanuel Macron souhaite reprendre la tête de la lutte contre le changement climatique au niveau mondial. Qu’attend l’élue lilloise de ce sommet ? « Des engagements, et des moyens financiers ! »

Des bailleurs de fonds qui ne prêtent pas directement aux collectivités

Les grands bailleurs mondiaux (Banque mondiale, Banque européenne d’investissement, BERD, …) ne prêtent pourtant pas directement aux collectivités, seulement aux Etats. Et si les villes arrivent à en bénéficier, c’est seulement lorsque les Etats se portent garant.

C’est ce que nous explique Benoit Bosquet, directeur sectoriel Afrique à la Banque Mondiale, en nous présentant l’énorme projet Waca, qui vise à lutter contre l’érosion littorale le long des côtes de l’Afrique de l’ouest.

Cette érosion est exacerbée par le changement climatique et elle a déjà commencé à s’attaquer à l’habitat. « Toutes les grandes villes d’Afrique de l’ouest sont situées sur la côté, et cette zone représente 40% du PIB du continent », s’alarme-t-il. La Banque mondiale a mobilisé 200 millions d’euros pour aider ce projet qui concerne 17 pays, la moitié sous la forme de subventions, l’autre via des prêts.

Les pays du Sud veulent être accompagnés

« Mais il faudrait arriver à lever 2 milliards d’euros ! », pointe-t-il, en annonçant le lancement d’une plateforme pour mobiliser des fonds.

Amadou Mansour Faye, maire de la commune sénégalaise de Saint-Louis et ministre de l’Hydraulique et de l’assainissement est directement concerné par le projet Waca. C’est d’ailleurs la raison de sa venue au sommet. Qu’en attend-t-il ? “Nous voulons entendre un discours de mise en œuvre des engagements, car le changement climatique ne vient pas de nos pays, mais des pays du Nord. Nous appelons donc à être accompagnés”, explique-t-il.

Massifier les petits projets

Le projet Waca étant un énorme projet concernant 17 pays, il a pu bénéficier d’une certaine visibilité et de financements internationaux. Mais les plus petits projets n’ont pas cette chance. Y compris quand il s’agit de créer un réseau de transports public à Hô-Chi-Minh-Ville (Vietnam).

“La Banque mondiale ne l’a pas retenu, car elle a douté des capacités de la ville à porter ce projet”, explique Julien Jacquot, directeur de Geres Expertise (2), spécialisé dans l’aide aux petits projets.

Si une ville comme Hô-Chi-Minh-Ville n’arrive pas à être crédible, on imagine la difficultés des plus petites. Néanmoins, si l’on veut se faire l’avocat du diable, une question se pose : n’y-a-t-il pas une légitimité à favoriser les grands projets qui auront un impact plus important sur le climat ?

“Au contraire, répond Ronan Dantec, c’est en massifiant les petits projets qu’on y arrivera ! Notre problème n’est plus d’avoir des villes vitrines et des bonnes pratiques, mais d’amener les petites et moyennes villes vers ces démarches et de trouver des financements”, ajoute-t-il.

Deux initiatives pour aider les collectivités

Pour répondre au problème de l’accès des collectivités aux financements internationaux, deux initiatives ont été présentées dans le cadre du One Planet Summit :

  • d’abord “Global Urbis”, qui vise à créer un cadre commun entre les villes pour simplifier leur accès à des fonds publics et privés. Elle est portée conjointement par la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD), le Global Covenant of Mayors, la Commission européenne et la Banque européenne d’investissement. Elle ciblera les villes et régions européennes ainsi que du bassin méditerranéen.
  • Une initiative mondiale des villes et des régions pour lancer des marchés publics “propres”. Elle est portée par le réseau C40 (qui regroupe 90 métropoles), le Global Covenant of Mayors, CGLU et ICLEI. Elle permettra de lancer des commandes publiques vertes (infrastructures durables, mobilité verte, logement zéro émission, efficacité énergétique, etc.), dans un cadre concerté.

Cet article est en relation avec le dossier

Notes

Note 01 Réunis au sein de Climate Chance, et avec l’appui de la Coalition financement Retour au texte

Note 02 Groupe énergies renouvelables, environnement et solidarités Retour au texte

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